‹ Recherches sur l'encéphaleChapitre 37 sur 111 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

A ces trois propositions se réduisent en définitive les opinions émises sur le rapport du volume de la tète au développement de l’intelligence par Galien , Polemon , Adamandus , Albertus , Pomponius Gauricus , Porta , Johannes Abindagine , Gratarolo , Giovanni Ingegneri , Sennert, Dulaurens, etc.

Ne demandez rien de plus à Lavater ; sur cette question comme sur bien d’autres, il a copié les anciens. Yoici ce qu’il dit : « Une tête qui est en proportion avec le reste du corps et qui n’est ni trop grande ni trop petite, annonce, toutes choses d’ailleurs égales, un caractère d’esprit beaucoup plus parfait qu’on n’en oserait attendre d’une tête disproportionnée. Trop volumineuse , elle indique presque toujours une stupidité grossière ; trop petite , elle est un signe de faiblesse et d’ineptie. »

Pourles anatomistes et les physiologistes modernes, c’est une loi de l’organisation assez généralement admise , qu’il y a entre le développement de l'intelligence et le volume de la tète, en tant qu’exprimant le volume de l’encéphale, un rapport réciproque.

Les méthodes d’appréciation du volume du crâne par l’angle facial de Camper , par l’angle occipital de Daubenton , par la comparaison des aires faciales et crâniennes de Cuvier , ont été conçues et employées comme des moyens d’apprécier par induction le développement de l'intelligence.

Il est juste , toutefois , de reconnaître qu’aucun d’eux n’admet le principe d’une manière aussi absolue que Gall et son école. Il faut avouer aussi que le principe a été , par plusieurs, contesté dans sa légitimité.

Ainsi , Desmoulins , dans son Anatomie clés Systèmes nerveux , s’exprime ainsi ••

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