‹ Recherches sur l'encéphaleChapitre 49 sur 111 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

affirmées ou méconnues, a pu être démontrée. Mais pour apprécier avec quelque chance d’exactitude l’importance relative de ces influences , il faut avoir un type de comparaison .

Conçoit-on qu’on ait pu scientifiquement accorder une valeur quelconque , connue signe de l’intelligence , au volume de la tète , à une tète grande ou petite , sans avoir déterminé ce qu’est une tête grande , ce qu’est une tête petite ; en un mot , sans avoir cherché une évaluation moyenne des dimensions de la tète humaine?

C’est pourtant ce qu’on a fait constamment jusqu’à Gall.

Aux essais fort insuffisants par lui et depuis lui tentés pour déterminer le volume moyen de la tête, j’ajouterai le résultat de mes observations. La question sera loin d’être épuisée sans doute , mais au moins y aura-t-il un point de départ sur pour de nouvelles recherches.

Ce n’est pas dans les productions de l’art , mais dans les œuvres de la nature qu’il faut chercher le type auquel on doit rapporter les têtes humaines dont on veut apprécier les dimensions.

La tète de l’Apollon Pythien, à laquelle Pinel 1 semblait vouloir rapporter la tête humaine , pour la forme et le volume , s’écarte considérablement de la réalité.

D’après les mesures qui ont été prises par Gérard Audran , la tète de la statue offre trois parties deux tiers de longueur sur deux parties un huitième de largeur.

Le rapport de la longueur à la largeur est comme 100 à 57.

Les mesures prises avec exactitude sur la tète hu-

1 A lien. Ment.

Page 1