‹ Recherches sur l'encéphaleChapitre 68 sur 111 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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du cerveau est indépendant du sexe, bien que, depuis Aristote, on se soit plu à répéter que le cerveau de la femme est plus petit que celui de l’homme. »

Il est à noter que M. Cruveilhier, tout en invoquant des faits, n’en cite pas un seul.

Quatre-vingt-quatorze observations m’ont fourni les résultats suivants :

Poids moyen: De l’encéphale. Du cerveau. Du cervelet.

Chez 29 hommes sains.

25 id. aliénés.

18 femmes saines.

22 id. aliénées.

Il demeure incontestable que l’encéphale, chez l’homme, est très-sensiblement plus pesant que chez la femme.

La capacité de la cavité crânienne, mesurée exactement sur trente crânes , au moyen de l’eau , a donné pour moyenne de contenance, chez l’homme, 1 litre 56 ; chez la femme, 1 litre 25.

C’est donc une vérité démontrée que l’encéphale est chez la femme absolument moins pesant et moins volumineux que chez l’homme.

Cette infériorité de volume , dans l’encéphale de la femme, persiste- t-elle comme le pensait Aristote , si l’on compare la masse du cerveau à la masse du corps, ou bien disparai t-elle dans ce cas , conformément à l’opinion de Scemmering et de Meckel , pour se changer en une supériorité relative?

La différence de masse qui existe entre le corps de l’homme et le corps de la femme , n’est pas exactement déterminée. On sait combien est accidentellement variable le volume du corps. La taille est l’élément de la masse le plus constant. En comparant le rapport de la taille

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