‹ Recherches sur l'encéphaleChapitre 82 sur 111 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

solution de cette question les conclusions tirées de la considération du volume de la tète. Et d’ailleurs les résultats de la comparaison du crâne, chez les individus à intelligence médiocre et supérieure, n’ont eu rien de bien décisif.

Jusqu ici la question est donc encore à-peu-près entière.

C’est dans ce chapitre qu’il faut s’assurer si les faits que possède la science permettent d’arriver à une solution définitive.

Cette question se trouve jusqu’à un certain point implicitement comprise dans un problème plus général que les physiologistes se sont posé à-peu-près en ces termes : Dans la série des êtres organisés, le volume de l’encéphale est-il en raison directe de l’intelligence, de telle sorte que l’homme qui occupe le premier rang pour le nombre et l’étendue des facultés , l’emporte aussi par une supériorité correspondante dans la complication et le volume de l’organe ?

Quant à la complication de structure , la loi a été positivement et incontestablement établie pour l’homme comparé aux autres animaux, et comparé à lui-même, dans les diverses périodes ascendantes de sa vie. Je me contenterai de reproduire cette affirmation justifiée par toutes les recherches d’anatomie comparée. H ne s’agit, dans ce mémoire , que de la quantité de matière organisée , et non de la forme organique.

Il n’y a pas un accord aussi parfait , ni surtout des démonstrations aussi rigoureuses à propos de l’existence d’une progression parallèle entre le volume de l’encéphale et l’intensité de l’intelligence dans la série des animaux.

On a pesé et mesuré l’encéphale , on a établi des proportions en comparant l’encéphale au reste du corps, à l’en-

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