‹ Recherches sur l'epuration biologique et chimique des eaux d'egout effectuées à l'Institut Pasteur et Lille et à la station experimentale de la MadeleineChapitre 107 sur 173 · APRÈS · texte numérisé non relu

APRÈS

AVANT

APIIÈS

1907. — Du 8 au

14 décembre.

1908.— DulOau

22 février. . .

traces

traces

16 au 22 mars .

12 au 18 avril .

10 au 16 mai. .

traces

21 au 27 juin. .

Moyenne . .

traces

L'ammoniaque est en diminution sensible : de 2 à 1,2. Elle continue à être oxydée pendant Tincubation à 50** par les ferments nitrificateurs. Cette oxydation est rendue plus sensible par Taugmentation des nitrates (de 23,7 à 27,6) et des nitrites de (0,45 à 2,6).

Pendant une seule période, — celle du 12 au 18 avril 1908, — les nitrates ont diminué de 1 milligramme; mais, par contre, les nitrites ont augmenté de 2"'^, 5 et Tammoniaque a diminué de 1"'»,2.

Cet exemple nous permet de rappeler ce fait que nous avions déjà signalé, à savoir que la proportion des nitrates est peu importante pourvu qu'il ne reste plus de matières organiques oxydables dans Teau épurée. Les nitrates peuvent d'ailleurs, comme cela a été démontré, concourir eux-mêmes à la destruction de la matière organique.

D. Nitrates {tableau IV). — La production de nitrates a été très variable et, ce qui semble assez imprévu, on remarque dans le graphique 5 que c'est pendant la saison froide que la

RÉSULTATS DES EXPÉRIENCES DE LA MADELEINE. 21

nitrificalion est la plus intense. Les nitrates augmentent progressivement de juillet à janvier pour diminuer assez rapidement et présenter un minimum en avril. Il sera intéressant de voir Tan prochain si pareille chose se représente et si l'explication que Ton peut proposer est suffisamment exacte.

Nous pensons que les ferments nitrificateurs exercent facilement leur action même à basse température, tandis que les ferments dénitrifiants, qui tout compte fait concourent eux aussi à Tépuration, ne peuvent agir qu'à une température relativement élevée.

E. Nitrites {tableau IV). — Les nitrites n'ont pas été représentés sous forme de graphique, car leur quantité est toujours faible. La formation de nitrites n'est pas dépendante de celle des nitrates et on verra par le tableau IV que, pendant certaines semaines, les nitrites et les nitrates ont été abondants, tandis que pendant d'autres semaines les nitrates ont diminué et les nitrites n'ont pas augmenté. Il y a certainement des circonstances favorables ou défavorables aux ferments nitreux ou aux ferments dénitrificateurs, qu'il est difficile de déterminer.

F. Oxygène dissous. — Les effluents des lits bactériens ont toujours été saturés d'oxygène; c'est du reste ce qui explique en partie la formation de nitrates et de nitrites dans les eaux soumises à l'incubation.

G. Carbone organique. — Nous avions montré l'an dernier que le carbone dissous diminue après le passage dans les fosses septiques. Ce phénomène s'est reproduit pendant la plupart des périodes d'analyses, sauf toutefois pour celle de mars où les quantités furent très voisines, et surtout pour celle de juin où il y eut une augmentation. Pour la généralité des cas, Texplication que nous avions donnée semble exacte. Comme nos dosages ont été effectués sur l'eau décantée et non filtrée et qu'il existe toujours dans les eaux brutes des matières

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colloïdales qui fermentent ou se déposent dans la fosse septique, il doit y avoir un abaissement sensible du taux de carbone organique dans Teffluent de ces fosses. Quant à Taugmentation, elle peut provenir de certaines matières telles que les composés amylacés qui se dissolvent sous l'action des diastases microbiennes.

En prenant la moyenne des résultats obtenus pendant les six périodes, la proportion de carbone brûlé dans les lits est par rapport à :

L'eau brute 92,5 0/0

L'eau brute décantée 78,9 0/0

L'effluent des fosses septiques 77,3 0/0

H. Azote organique. — Nous avons constaté durant les cinq premières périodes d'analyses une perte d'azote organique pendant le séjour des eaux en fosse septique ; c'est seulement lors de la dernière période qu'il y eut enrichissement très net. Par contre, sauf pour cette dernière période, la quantité d'ammoniaque a toujours été plus forte dans Teffluent des fosses septiques que dans l'eau brute.

La proportion d'azote organique disparu dans l'effluent des lits bactériens est par rapport à :

L'azote organique total de l'eau brute 80,6 0/0

— dissous de l'eau brute 67,9 0/0

— dissous de l'eftluent des fosses

septiques 60,7 0/0

I. Matières organiques en solution. — Oxydabilité au permanganate. — Nous avons, dans les précédents voUimes, attiré l'attention sur la valeur très relative de ce dosage ; nous n'y reviendrons pas.

Comme nous l'avions signalé antérieurement, les titrages en liqueur alcaline donnent toujours des résultats plus faibles que ceux obtenus par les titrages en liqueur acide.

Pour les six périodes d'analyses complètes, la diminntion de l'oxydabilité a été par rapport à

En solution acide. En solution alcaline.

L'eau brute 86,9 0/0 85,4 0.0

L'effluent des fosses septi<|ues. 80,5 0/0 «0,9 0/t)

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Ces résultats sont très voisins de ceux de Tannée précédente, surtout si l'on tient compte de Taugmentation de la pollution.

K. Alcalinité. — La diminution de Talcalinité des eaux après leur passage sur lits bactériens a déjà été remarquée. Nous avons voulu vérifier ce fait et nous avons effectué, pendant les cinq dernières périodes d'analyses de 1908, le dosage de Talcalinité sur Teau brute, sur Teffluent de la fosse septi* que et sur celui des lits bactériens. La moyenne des résultats (exprimée en carbonate de chaux) portés au tableau I donne :

Eau brute 0«s4692 par litre.

Effluent de la fosse septique 0»',4696 —

— des lits bactériens 0«%5578 —

Pendant trois périodes (mars, avril el juin) Talcalinité s'est accrue par le passage dans la fosse septique, tandis que pendant les deux autres (février et mai) elle a diminué. Pour l'effluenldes lits bactériens, la diminution a été constante et en moyenne de 23,8 pour 100.

Il semble donc qu'on puisse affirmer que, lorsqu'une épuration biologique est en bonne marche, l'alcalinité diminue dans l'effluent des lits bactériens.

Nous présentons ici, sous forme de graphiques (n**' 4, 5, (ï, 7, 8, 9 et 10) les résultats moyens fournis par les analyses complètes des six périodes de six jours et les résultats moyens fournis par les analyses quotidiennes de douze mois consécutifs de juillet 1907 à juin 1908.

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Graphique n* 4. — Analyses du 8 au 1i décembre 1907. A. Eau bnile. — B. Einueiil des fosses septiques. — C. Ëflluent des lits bactôrieos.

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