Ririningliam
i. — Waterhury.
.'». — Sulford (nouveau modèle).
recevant Teffluent de fosse septique décanté, il exige beaucoup de soins. D'autre part, Teau brute peut être pulvérisée par le bec Columbus ou par le distributeur par gravitation sans crainte d'obstruction.
m. — Durée de l'écoulement de l'eau au travers
DES lits a PERCOLATION.
William Clifford * a cherché à déterminer la durée de Técoulement du liquide au travers des lits à percolation.
Dans les lits bactériens à percolation, les matériaux retiennent Teau à épurer un certain temps pendant lequel les matières organiques sont oxydées et Teau est rendue imputrescible. Si le volume d'eau traitée peut être réglé de telle sorte que Toxydation soit juste suffisante pour détruire la matière organique, la durée d'écoulement du liquide au travers du Ut donnera une mesure de Toxydation produite.
On a établi que la durée de Técoulement de l'eau à travers un lit à percolation varie de 2 à 8 minutes. Pour déterminer cette durée, on a répandu simplement un liquide coloré à la surface du lit pendant son fonctionnement et on a noté le moment où s'écoule le premier liquide coloré. Pour celte méthode on ne mesure que la durée d'écoulement d'une petite quantité du liquide ajouté et on ne tient pas compte de tout le liquide répandu à la surface. On ne voit d'ailleurs pas pourquoi on a choisi le moment de la première sortie de liquide coloré plutôt que celui du dernier écoulement.
On peut déiinir la durée d'écoulement d'un volume de liquide, le temps moyen d'écoulement de toutes les molécules de ce volume. Pratiquement, on observe la distribution du liquide en expérience et on calcule la distribution moyenne. On obtient ainsi des chiflres indiquant la durée moyenne.
Au lieu d'un liquide coloré, l'auteur a employé une solution de chlorure de sodium. Le lit d'expérience était formé d'un tuyau en poterie de 450 millimètres de diamètre et de 0 m. 70 de hauteur, rempli de gravier criblé de 18 à 25 millimètres: la distribution était faite par une cuvette à renversement déversant le liquide sur une plaque perforée. On distribuait l'eau à intervalles réguliers au taux de 0'"',998 par mètre carré et par
Cl Jof'rnal of Chemical Industrify mai 1907 el juillet 1008.
jour. Après une heure de' fonctioanement on remplit la cuvette de la solution de chlorure et Teau ordinaire continua à être déversée. Des échantillons prélevés toutes les 5 minutes permirent de se rendre compte de la quantité de chlore éliminé à ces moments.
Le temps moyen est obtenu en calculant, par la méthode des moments, Iç taux moyen de chlore combiné après en avoir déduit le chlore préexistant dans Teau ordinaire. Soit P la minute correspondante à la quantité de chlore Q, on a :
SPxQ
La durée d'écoulement est évidemment fonction de la grosseur des matériaux composant le lit et du volume d'eau distribuée.
Malériol.
Charbon .
Gravier.
Grosseur en luin.
Qiianlité d'eau en m* d<5versée par jour Durée d'écoulement par mètre carré. en minutes.
Les durées données peuvent sembler longues; mais si Ton tient compte du volume d'eau retenu par les matériaux, on pourra calculer que, si Ton suppose un renouvellement complet de cette eau pendant un temps donné, il faudra une distribution déjà assez abondante de liquide. De plus, il n'y a pas seulement déplacement de liquide, il y a aussi mélange des eaux nouvelles avec les eaux retenues auparavant.
Une autre méthode de détermination de la durée d'écoulement du liquide au travers des lits à percolation a été décrite dans le rapport de 1904 du Massachusets Staie Board of Health. Elle consiste à verser de la solution de chlorure de sodium sur le lit en fonctionnement jusqu'à ce que la proportion de
i02 ÉPURATION DES EAUX D'ÉGOUT.
chlore soit constante dans Teffluent. En prélevant des échantillons à intervalles déterminés et en y dosant le chlore, on peut établir des courbes qui sont différentes de celles proposées par Fauteur qui a comparé les deux méthodes.
Ces deux méthodes donnent des résultats comparables. Ainsi dans une expérience avec un lit de sable lin, Tauteur a obtenu une durée d'écoulement de 32 minutes par la méthode d'emploi du chlorure de sodium en une seule fois, contre ol ,9 minutes par la méthode de Lawrence.
Cette dernière montre, par Téliminalion des chlorures, que l'eau est chassée du lit par déplacement, mais qu'aussi il y a dilution de Teau qui est retenue par les matériaux dans leau nouvelle ajoutée.
l\\ — Srn LE MODE d'action des lits bactériens
CONSTRUITS EN ARDOISES [slute bcds).
Nous avons décrit Tan dernier * les lits bactériens de Dibdin dont les matériaux sont formés de plaques d'ardoise posées à plat et séparées les unes des autres par des fragments de la même substance.
Récemment a paru* un travail très intéressant de Dibdin sur les transformations que subissent les matières organiques qui se déposent sur les ardoises.
Si Ton examine superficiellement le dépôt qui recouvre une ardoise d'un lit en fonctionnement, on voit un ensemble de débris formant un amas ayant l'aspect de la boue ordinaire des bassins de décantation. Mais cette boue ne répand aucune odeur; de plus, elle se sèche rapidement sans se putréfier. Si l'on chauffe modérément un peu du dépôt, il s'y produit un mouvement et une grande quantité de vers s'en échappe pour se soustraire à l'action de la chaleur. Ce sont des organismes nettement aérobies dont le pouvoir de digestion est considérable et c'est principalement à leur action qu'est dû l'humus
(M V(.l. III, p. 8,".
{*) Sa>idary Herord. l^"" janvier 1901).
TRAVAUX SUR LE FONCTIONNEMENT DES LITS BACTÉRIENS. i03
inoffensif qui s'échappe des « slate-beds » avec Teffluent, ce qui empêche raccumulalion qui produit le colmatage des lits de contact formés de gros matériaux. Si Ton examine le dépôt au microscope, on voit un grand nombre d'êtres vivants autres que les vers.
Par ce simple examen, il est évident qu'au lieu d'une masse inerte, c'est une ruche d'êtres vivants actifs et voraces depuis les plus simples bactéries jusqu'aux types organisés comme les vers, les larves, etc., une vraie collection d'animaux qui, comme ceux d'un jardin zoologique, se nourrissent des aliments qui leur sont distribués chaque jour, et qui, aussi longtemps que cette distribution est régulière, remplissent leurs fonctions vitales et détruisent la matière organique de ce que nous appelons la boue. Le processus étant uniquement celui de la digestion, les excrétions d'un groupe servent à la nourriture du groupe inférieur.
Ce processus peut être suivi de jour en jour en plaçant de petites ardoises dans une soucoupe, en mettant sur cette tei^e vivante de petits fragments de viande, pain, etc., et versant de Teau seulement pour la couvrir complètement. Après une heure ou deux on décante avec précaution l'eau, de façon à no pas entraîner le dépôt. On laisse l'ardoise exposée librement a Tair, de préférence à une douce température.
En examinant de temps en temps, on voit le morceau de viande rouge se couvrir d'un dépôt gris qui est souvent complet en 4 ou 5 heures. Si l'on enlève une parcelle de ce dépôt gris et qu'on l'examine au microscope, on voit une quantité considérable de bactéries dont beaucoup sont douées d'une grande mobilité lorsqu'elles ne sont pas agglomérées en masses de zooglées, ce qui arrête leurs mouvements rapides.
On continue les observations en immergeant l'ardoise tous les jours pendant 2 heures. Au bout de peu de jours les morceaux de viande, etc., deviennent invisibles et sont englobés dans une masse d'humus noir qui finit par les absorber en totalité.
II est évident que pareilles transformations s'effectuent dans les slate-heds. Lorsque ces lits sont pour la première fois remplis, pendant le contact de 2 heures, les matières solides
se déposent sur les ardoises. Jusqu'à ce qu'il se soit constitué une terre vivante^ l'action est faible mais, principalement pendant la saison chaude, les organismes se développent rapidement et attaquent la nourriture qui leur est offerte, exactement comme font toutes les espèces qui vivent dans les rivières; et si le rapport entre les organismes, la nourriture et l'air est convenablement réglé, l'action se produit indéfiniment sans dégagement d'aucune odeur nauséabonde.
Le tableau suivant résume les expériences conduites comme nous l'avons exposé.