BOUES DES FOSSES SEPTIQUES
le bon fonctionnement des appareils distributeurs et des lits bactériens aérobies.
On peutaltribuer ces bons résultats à deux causes : d'abord au débit plus faible des eaux admises dans les fosses (400 mètres cubes en moyenne, avec 500 mètres cubes comme maximum) et aussi à la régularité de ce débit. Cette régularité a supprimé les afflux considérables d'eau qui se produisaient à certains moments Tan dernier; c'est ainsi par exemple que nos fosses livraient parfois passage, pendant quelques heures, à des masses d'eau correspondant à un débit de 1000 mètres cubes par jour.
Avec ces grands débits, non seulement la décantation était insuffisante, mais il pouvait se produire des entraînements de matières déposées au fond des fosses.
En nous basant sur ces constatations, il nous paraît recommandable de modifier, pour les petites installations tout au moins, les dispositifs que nous avions proposés antérieurement.
Les eaux arrivant de l'égout devraient traverser d'abord, comme nous l'avons dit, une fosse à sable d'assez grande capacité (1/20« au plus du débit moyen en 24 heures). Celte fosse à sable, précédée de grilles, serait construite de telle façon que son niveau puisse varier, et que, munie d'un régulateur de débit, elle puisse, au moins pendant un certain temps, emmagasiner une certaine quantité d'eau. On obtiendrait ainsi une bonne séparation préalable des matières lourdes et imputrescibles, une alimentation plus régulière de la fosse septique et, par suite, un effluent de cette fosse toujours plus exempt de matières en suspension.
Nous avons jugé utile d'effectuer, en novembre 1906, un nouveau dragage qui était surtout indispensable dans la fosse fermée, celle-ci ayant été insuffisamment draguée l'année précédente.
Nous ne saurions trop recommander, à ce sujet, d'établir les fosses septiques, lorsqu'on les exige fermées, de telle façon que la couverture puisse se démonter facilement pour per-
mettre les dragages lorsqu'ils deviennent nécessaires, ce qui est toujours le cas à intervalles plus ou moins éloignés.
Nous rappelons que de juillet 1905 à juin 1906 nous avions extrait des :
Boues humides. Matières sèches.
Fosses à sable 6 758 kilogr. 1 880 kilogr.
Fosses septiques 70434 — 14640 —-
De juillet 1905 à juin 1906 nous avons retiré à nouveau des :
Fosses h sable 852 kilogr. 200 kilogr.
Fosses sepliques 112560 — 24849 —
Soit au tolal pour 3 ans. . 190 404 kilogr. 41 578 kilogr.
Ou par an 63468 — 13859 —
Et par mois b 288 — 1 155 —
Pendant ces 3 années notre installation a reçu une moyenne de 500 mètres cubes d'eau par jour, soit 540000 mètres cubes. Ces eaux ont donc déposé environ 0S552 par mètre cube.
De notre expérience de 3 années, nous devons conclure que, dans le cas des eaux d'égout de la Madeleine, le dragage des fosses septiques devra être effectué chaque année. La ville de la Madeleine étant une agglomération en partie urbaine et en partie rurale, ses égouts du système unitaire reçoivent toutes les eaux qui ont lavé les chaussées; or, celles-ci sont toujours souillées, surtout pendant Thiver, d'argile, de terre et de sable amenés par les charrois incessants dus à Tactivîté industrielle de la localité et à sa proximité de Lille. Nous pensons que nous sommes ici dans les plus mauvaises conditions pour une installation d'épuration d'eaux d'égouts, par suite de la présence de quantités importantes de matières en suspension d'origine minérale.
Si nous prenons les chiffres donnés ci-dessus pour base en prévoyant deux dragages par an, une ville émettant 10000 mètres cubes d'eau d'égout par jour devra évacuer annuellement 1370 tonnes de boues, soit 035 tonnes tous les
0 mois. Ces boues, déversées et égouttéos dans un bassin de
1 mètre de profondeur, exigeront pour rétablissement de ce bassin une surface (y compris les murs et talus) de 750 mètres carrés. On voit que nous sommes très loin des surfaces