‹ Recherches sur l'epuration biologique et chimique des eaux d'egout effectuées à l'Institut Pasteur et Lille et à la station experimentale de la MadeleineChapitre 146 sur 173 · DU CINQUIÈME RAPPORT DE LA COMMISSION ROYALE ANGLAISE · texte numérisé non relu

DU CINQUIÈME RAPPORT DE LA COMMISSION ROYALE ANGLAISE

PIIRLIÉ LE 7 AOUT 1908

La Commission royale qui fut instituée par décret de la reine Victoria en date du 7 mai 1898 avait pour programme :

1" De déterminer quels procédés de traitement ou d'évacuation des eaux résiduaires urbaines ou industrielles sont susceptibles d'être adoptés pour répondre aux exigences des lois prolectrices de la santé publique, tout en sauvegardant les intérêts économiques dont les autorités locales ont la chaîne ;

2° De préciser les conditions d'emploi de ces procédés, suivant la nature ou le volume des eaux d'égout et suivant les différentes circonstances qui peuvent se présenter dans chaque localité.

A l'origine, cette Commission fut composée de neuf membres choisis parmi les plus hautes autorités sanitaires et scientifiques du Royaume-Uni :

Walter Staff ord, comte de Iddesleigh, président;

Sir Richard Thome- Thorne ;

Phipps Carey;

Charles Philip Cotton ;

Michael Poster ;

Thomas Walter Uarding ;

Thomas William Killick ;

Sir William Ramsay.

Par suite du décès et du remplacement de six de ses mem-

bres sur les neuf qui la composaient, le cinquième rapport de ladite Commission, publié en 1908 est signé de :

Comte de Idffesleigh, président ;

T, Walter Harding ;

William Ramsay :

W. H. Potver;

T. J. Staff ord;

Reginald A. Tatton;

Et F, J. Willis, secrétaire.

Ce rapport établit les résultats comparatifs des diverses méthodes de traitement ou d^épuration des eaux d'égout appliquées ou expérimentées en Angleterre au cours de ces dernières années.

Avant de le rédiger, la Commission a tenu 144 séances et a fait comparaître devant elle, pour recevoir leurs communications ou leurs rapports d'expériences, 239 ingénieurs, chimistes, bactériologistes, délégués de villes ou de sociétés industrielles, etc., intéressés à Tétude du problème de l'épuration des eaux d'égout.

Elle a visité elle-même en outre, à plusieurs reprises, les plus importantes stations d'épuration.

Le rapport commence par affirmer qu'on peut toujours épurer, aussi complètement qu'on le désire, les eaux d'égout des villes, soit par épandage, soit par le traitement biologique artificiel, et qu'il n'y a pas de différence essentielle entre les deux procédés parce que, dans l'un et dans l'autre, sauf en ce qui concerne la séparation mécanique des matières en suspension, l'épuration est réalisée surtout par les microorganismes.

En conséquence, les deux points essentiels qu'il importe de préciser sont : d'abord, quel est le degré d'épuration exigible suivant les conditions locales de chaque ville et suivant la qualité des eaux de la rivière ou du fleuve dans lequel leffluent épuré devra être rejeté \ ensuite quel est le moyen le plus économique pour obtenir le degré d'épuration désiré.

Le choix du meilleur dispositif d'épuration dans tel ou tel cas particulier dépendra donc de considérations multiples.

Page 1