QUESTIONNAIRE
1" (Juel est le volume de l'eau résiduaire déversée, par rapport au volume d'eau qui s'écoule dans la rivière ou le cours d'eau?
2* Le déversement d'eaux résiduaires est-il continuel oi» intermittent? (Se préoccuper du moment du déversement pour ne prendre les échantillons que lorsqu'il a lieu.)
3" L'aspect et l'odeur de Teau de la rivière changent-ils^ d'une façon manifeste après le déversement?
4** Quelle est la nature des eaux résiduaires déversées? et par quelles industries?
Sur 50 enquêtes que nous avons examinées, concernant le déversement d'eaux les plus diverses, nous avons conclu sept fois qu'il n'y avait pas lieu à interdiction. Pour les autres, un traitement préalable des eaux résiduaires devait être exigé.
Nous estimons qu'on ne doit évidemment pas demander aux industriels de rejeter dans, les cours d'eaux des eaux plus^ pures que celles qu'ils leur empruntent et même que, danscertaines circonstances, l'administration a le devoir de se montrer tolérante, en particulier lorsque les quantités d'eaux résiduaires rejetées au moment du plus fort débit ne représentent qu'une minime portion du débit de cette rivière.
SERVICK D'ANALYhE 1 OLH LA nECIIERCHE DES POLLUTIONS. 205-
Pour les eaux résiduaires ne contenant que des matières organiques en solution, il existe des procédés assez économiques permettant de rendre les eaux imputrescibles. Nousavons déjà étudié quelques-uns de ces procédés et nous en avons publié les résultats.
Pour les autres eaux résiduaires il y a deux cas où le déversement doit êlre interdit formellement :
V Les eaux contenant des acides libres minéraux^ tels que Tacide sulfurique et chlorhydrique employés dans les tréfileries. Ces acides dissolvent et maintiennent en solution un certain nombre de métalloïdes et métaux très toxiques. Les eaux dont il s'agit seront avantageusement traitées par la chaux qui donnera des sels non toxiques en précipitant tous le& oxydes des autres métaux. Il est nécessaire que ces oxydessoient retenus par une bonne décantation car ils pourraient se redissoudre sous certaines influences dans le lit de la rivière.
2"* Les eaux chargées de matières en suspension. Lorsque ces^ matières sont inertes, leur déversement dans les cours d*eaux n'a que Tinconvénient d'envaser leur lit, mais si ces matières sont organiques (par exemple la cellulose des drèches de bet-^ leraves ou de pommes de terre) elles se déposent au fond du lit de la rivière et y fermentent en produisant des composésnuisibles pour la vie des poissons et des odeurs désagréables pour les riverains. 11 est donc indispensable de prescrire aux industriels de ne déverser dans les cours d'eaux que des eaux ne contenant pas de matières en suspension.
Résultats sommaires des analsrses effectuées à l'Institut
INSPECTION
MontargÎB. .
Raon-rÉtape Abbeville . .
Id.
Dieppe . . .
Bonneville. .
Id.
Briançon . .
Raon-I'Étape
Id.
Remiremont.
Die
Id.