BOUES DES FOSSES SEPTIQLES
Les matières organiques totales (comptées par la perte au rouge) diminuent assez rapidement d'abord, puis insensiblement pour les dernières sections. II est évident, a priori^ que, }»lus les boues sont riches en matières grasses, plus elles sont légères, de sorte que leur teneur en graisses va sans cesse en diminuant de l'entrée vers la sortie.
L'azote, au contraire, augmente régulièrement, probablement par suite d'un commencement de dissolution des matières azotées complexes qui, d'abord précipitées avec les boues lourdes, sont, étant devenues plus légères, ramenées à la surface par les gaz de fermentation.
La proportion de carbone est constamment énorme : il est vrai que, par la méthode de Desgrez^ nous dosons non seulement le carbone organique, mais aussi le carbone minéral qui, sous forme de suie, est toujours très abondant dans les eaux d'égout de nos villes industrielles du Nord. Nous avons indiqué, en regard du taux de carbone trouvé, la proportion de carbone pour 100 de matières organiques (perte au rouge) et ne voyons plus ici une progression régulière dans un sens ou dans l'autre comme pour nos autres résultats. On peut expliquer ce fait en remarquant que les résultats maxima correspondent aux sections 2 et 6 : ces sections sont celles qui se trouvent immédiatement après une chicane de surface. Peut-être est-ce parce que des particules de suie, toujours accompagnées de matières huileuses et goudronneuses très légères, ayant passé sous ces chicanes, finissent par émerger, que la proportion de carbone augmente dans les boues flottantes.
Du dosage de la quantité de fer il n'y a rien de bien important à déduire si ce n'est que les boues flottantes en sont très riches. Le fer dissous dans les eaux passe facilement à l'état de très fin précipité de sulfure et celui-ci est ramené vers la surface par les bulles de gaz provenant des fermentations qui s'opèrent surtout activement dans les couches profondes.