CHAPITRE VI COLMATAGE DES LITS BACTÉRIENS DE CONTACT
On a cru pendant longtemps que les lits, après avoir subi au début une diminution dans leur faculté épuralrice, restaient ultérieurement sans colmatage el constants dans leur action. On sait aujourd'hui que, du moins pour les lits de contact, la régénération du lit est inévitable après cinq ans de fonctionnement ou davantage, suivant la nature des eaux traitées. Les périodes de repos et les raclages sont insuffisants. Il est nécessaire de vider entièrement le lit et de débarrasser les matériaux, au moyen d'un courant d'eau, de la vase qui les englue. Les matières organiques fixées par les matériaux sont en effet décomposées en grande partie par les microbes, mais il reste toujours, à l'état de matières humiques, une certaine quantité de ces substances.
Quelques expériences de Dunbar sont très démonstratives sous ce rapport. Un lit bactérien formé de scories de 5 à 7 millimètres, a été laissé en fonctionnement pendant 26 mois à raison d'un remplissage par jour, comportant quatre heures de plein et 20 heures d'aération. La capacité, qui était de 519 litres par mètre cube après 50 remplissages, est tombée à 260 litres après hOi) remplissages, et à 199 litres après 700. En deux ans, la capacité avait donc diminué de 40 pour 100. Une expérience analogue, faite sur un lit rempli deux fois par jour pendant 14 mois, a montré que la capacité avait diminué de près de 04 pour 100. Il en résulte qu'on peut diminuer le colmatage des lits en réduisant les volumes d'eaux traitées par jour ou en purifiant soigneusement l'eau avant de l'envoyer sur les lits. Dans les deux cas, les frais d'installation sont plus élevés. Seules les conditions locales jieuvent déterminer s'il est préférable de recourir à une petite installation