CHAPITRE MI COLMATAGE DES LITS BACTÉRIENS A PERCOLATION
Les dangers de colmatage sont ici beaucoup moindres qu'avec les lits de contact, car il n'est pas nécessaire, pour obtenir une bonne épuration, de construire les lits avec des matériaux fins. En outre, tandis que les lits de contact se colmatent dans toute leur étendue et exigent par suite un bouleversement complet des lits pour le nettoyage, les lits à pereolation, construits avec des matériaux de grosseur croissante de haut en bas, se colmatent surtout par la surface, et les produits colmatés sont entraînés facilement par le courant d'eau sous la forme de flocons. Il suffit de disposer à la suite des lits à percolation un petit bassin de décantation pour les retenir complèlemenl.
Z)Mn6ar a constaté qu'on peut réduire considérablement la quantité de flocons entraînés par Teau des lits à percolation en plaçante la surface de ces lits une couche de fins matériaux. 11 a préconisé une méthode de construction qui consiste à placer à la surface des lits une couche de fins matériaux, et audessous des matériaux de plus en plus gros. Dans ces conditions si Ton verse de Teau sur la couche supérieure, celle-ci laisse égovtter cette eau sur les matériaux qui se trouvent audessous. La couche supérieure retient toutes les substances en suspension, et fixe une grande partie des matières solubles ; en outre la répartition deTeauest parfaitement régulière. Les expériences ont conduite disposer ainsi à la surface des lits des sillons remplis de fins matériaux à la surface desquels Teau à épurer est répandue. Cette méthode a l'inconvénient d'occasionnerle colmatage rapide des sillons; en outre, quand Teau d'égout arrive subitement en grande quantité, elle passe par-dessus les rigoles. Pour éviter cet inconvénient, Dunbar
M KPURATION DES KAUX D'ÉGOLT.
a fait construire à Gross-llansdorf^ un lit bactérien en pyramide (figure 1) formé de scories de la grosseur du poing. Ce lit a é é recouvert d'une couche de matériaux fins, couche maintenue par un anneau dont les bords empêchaient tout débordement de Teau à l'extérieur. Les résultats ont été excellents et la puissance épuratrice a atteint V ,H par mètre cube de scories. A Orlerberg^ la répartition des matériaux a été faite ainsi pour un lit de l'",7() de hauteur; à la surface on a disposé une cuvette de 7)0 centimètres de profondeur, puis une couche de Ml centimètres de scories de 1 à Ty millimètres, une couche
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de 10 centimètres de scories de 3 à 10 millimètres, une autre couche semblable de scories de 10 à TiO millimètres et enfin une couche de 70 centimètres de scories dont la grosseur varie de celle du poing à celle de la tête.
Cette méthode a été également employée à Uuna (voir notre 2' volume, page 165) et elle y fonctionne depuis 1905 dans des conditions très satisfaisantes.
Les meilleurs résultats au point de vue de la couche filtrante ont été obtenus par Dunbar avec le coke et les scories en fragments de grosseur supérieure à 1 millimètre, mais inférieure à 5 millimètres. 11 faut éviter de les placer directement sur les gros matériaux, mais les séparer au contraire d'eux par deux couches, de 10 centimètres, l'une de grains de 3 à 10 millimètres, l'autre de grains de 10 à 50 millimètres. Dans ces conditions le colmatage n'atteint jamais la première couche de 5 à 10 millimètres, et pour éviter l'encrassement de la couche superficielle, il suffitde remuer à la pelle de temps à autre les 10 ou 15 centimètres superficiels, et de laisser le lit un ou deux jours en repos.