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Malgré des expériences répétées, nous iiavons pu ohlenîr la transformation intégrale de Tazole de Furée en acide nitrique. Il est vrai que, pour être nitriliée, Turée doit être transformée préalablement en carbonate d ammoniaque. Cette transformation est du reste nettemeni indiquée par l'augmentation constante de rammoniaque jusqu'après le .V contact. Ce carbonale d'ammoniaque perd facilement de Tamnioniaque au contact de Tair (probablement pendant b's périodes d'aération du lit) pour se transformer en sesipii-
72 KPUnATION DES KAIX I/ÉGOIT.
carhonale ol inc^mo en carbonate volalil. 11 faut aussi signaler raclion de l'acide nilreux sur l'urée.
2Az()MI + C0(AzHV ^ 3IPO + 2Az«-I C0-.
Nous reniarcjuons également, comme nous lavons signalé pour le sulfate d'ammoniaque, qu'il se produit une fixation de l'urée (ou du carbonate d'ammoniacfue qui en dérive) sur les scories.
Néanmoins toute l'urée est transformée soit en nitrates, soit en i)roduits gazeux; les nitriles produits temporairement disparaissent après le 7'' contact.
L'urée se déconipose très facilement. Il en est di^ même de \ acide urique qui, par suite, donne lieu à la j>roduction de nitrates. Ainsi nous avons obtenu après 5 contacts de 2 lieures :
Acide iiri«|uc 100 milligrammes par litre : Nilrales 84 milligramme.*. — 200 — — 200 —
Les amides comme Vasparagine sont plus résistantes et il faut que la solution soit très peuplée de germes; aussi n'avons-nous obtenu qu'une nitrification très faible dans les solutions artificielles. Au contraire, nous avons rapporté dans le II® volume de ces Heclierclies (page '25!)) que, dans les eaux de féculerie, ces composés disparaissent assez rapidement pour se Iransformer en nitrates.
La pcplone en solution est un excellent milieu de culture pour les microbes; aussi pouvait-on espérer obtenir une bonne nitrification aux dépens de l'ammoniaque qu'elle peut fournir par sa décomposition.
Malgré notre désir, nous n'avons pu faire avec la peptone une expérience analogue à celles que nous avons relatées pour le sulfate d'ammoniaque et l'urée pourvoir si tout l'azote de la peptone pouvait, par passages sur lits bactériens aérobies, être transformé intégralement en nitrates. En effet, cette expérience exigeant plusieurs jours, et dans l'obligation où nous nous trouvions de n'effectuer que deux contacts par jour, il s'établissait chaque nuit des fermentations putrides qui, par l'apport de nouveaux facteurs, rendaient impossible
NOUVELLES CONTRIBUTIONS A L'LTUDi: DE LA MTRII ICATION. T"
Télude de racUon des fcrmcnls aérobies. Ces fermentations putrides apparaissent très vite, comme on le verra dans le tableau suivant, car il se forme pendant le premier contact de Fammoniaque, et une partie de Tammoniaque se nitriiîe. Les microbes dénitrifîants, qui trouvent dans les solutions de peptone un milieu favorable, agissent alors sans doute en décomposant une partie des nitrates formés par les ferments nitrifiants et donnent un dégagement d'azote gazeux. Quoi qu'il en soit, on constate toujours une perte en azote qui est probablement dégagé à Tétat ga/.eux.
Nitrification de la peptone.
l'imo.NE
AMMOMAOt'H
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MTniTKS
Az
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Avant
Lits fie I" d-r haut.
Après le l*' contact. . . .
LilH (h «K»0 (le haut.
Après le I" contact. . . .
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traces
Ce tableau montre que la transformation en ammoniaque puis en nitrates est très rapide, mais aussi qu^elle est plus rapide dans les lits de plus grande profondeur. H est à remarquer que, contrairement à ce qui avait été observé avec les ferments nitrifiants isolés par Winogradsky, et comme Tout montré Boullanger et Massol à l'Institut Pasteur de Lille, les deux actions, décomposition de la peptone en ammoniaque et nitrification de Tammoniaque peuvent se produire côte à côte. C'est, du reste, ce qui doit se passer dans la nalure, où toutes ces fermentations se produisent simultanément au sein de la terre. La molécule de peptone a donc été détruite, une partie de Tazote a seivi à former Tacide nitrique, Tautre partie a élé éliminée à l'étal gazeux. La petite quantité de pep-
tone qui reste après ces contocls est elle-même, comme nous avons pu nous en assurer, transformée peu h peu et, apr^s quelques jours, Teau n'en contient plus.
Influence du glucose sur le travail des microbes nitrifiants. — Dans un travail paru sous ce titre ('), MM. Winogradsky et Oméliansky ont donné les résultats d'expériences montrant le rôle des matières organiques dans la nitrification. Parmi les matières hydrocarbonées, ces auteurs n'ont étudié que le glucose. Ils ont cultivé les ferments nitreux et nitrique dans les milieux minéraux ou nitreux contenant du glucose. Ils onl trouvé que, dans les solutions contenant 0*', 5 de ce sucre par litre, la nitrification est faiblement retardée ; le retard augmente dans les solutions à \ gramme, et dans les solutions à 2 grammes par litre Toxydation est complètement supprimée.
Comme toutes les cultures étaient faites dans des liquides stérilisés, en ensemençant des ferments purs, soit nitreux, soit nitriques, et comme les fermentations duraient plusieurs jours, nous avons pensé qu'il serait intéressant de répéter ces expériences avec des milieux où la flore microbienne est très variée, comme cela existe dans les lits bactériens aérobies.
Pour cela, nous avons établi par de nombreux contacts avec des solutions de sulfate d'ammoniaque de concentration toujours identique, une nitrification constante dans une série de 7 tubes de verre de I mètre de long sur 4 à 5 centimètres de diamètre, remplis de scories. La quantité de nitrates, après chaque contact, était de 41 à 44 milligrammes par litre, ne variant que de 2 à T) milligrammes. Nous avons fait alors passer sur ces lits des solutions contenant la même quantité de sulfate d'ammoniaque et des quantités croissantes de glucose. Puis, nous sommes revenus à la solution ne contenant que du sulfate d'ammoniaque. Cotte dernière solution, faite avec l'eau de distribution de Lille, contenait 20 milligrammes d'ammoniaque et H milligrammes de nitrates (en Az'O'^par litre) pour 100.
(*) Archives des inùcnccs inologii/ues de St-Pclerahourg.WM^,