VII, III
habitude de l’examen des cadavres d’animaux de boucherie ou aesunes
,.(!). encore, doit-on reconnaître que la nomenclature est, dans le Rig-Véda, icoup moins’riche et que l’observation n’est pas aussi pénétrante que dans 1 ère ce qui tient à la fois à la différence des époques et à la diversité des sujets.
Presque toutes les notions anatomiques du Rig-Véda se trouvent rassemblées s l’hymne suivant (2), qui est une conjuration contre les maladies dont les pardu corps peuvent être attaquées, et où il n’est pas malaisé de reconnaître une ne liturgique, un ton déjà impérieux et des détails techniques qu’on chercherait vainement dans les premières sections du Rig-Véda (3).
De tes yeux, de ton nez, de tes oreilles, de tes lèvres , de ta cervelle, de ta langue, j’enlève la maladie qui attaque la tête.
, De ton col, de tes nerfs, de tes os, de tes jointures, de tes épaules, de tes bras, j enlève maladie qui attaque le haut du corps. - .
. De tes intestins, de ton fondement, de ton ventre, de ton cœur, de tes flancs, de ton foie,
tes chairs, j’enlève la maladie.
1. De tes jambes, de tes genoux, de tes talons, de tes pieds, de tes reins, de tes parties teuses, j’enlève la maladie.
. Du membre qui chasse le liquide (urine?), de tes poils, de tes ongles, de tout ton corps,
•enlève la maladie. ,
6 . De tous tes membres, de toutes les parties velues, de toutes les articulations, de tout ton
corps, j’enlève la maladie.
Les Indous tirent de fréquentes comparaisons des organes génitaux, surtout de ces organes chez les femelles : le beurre du sacrifice est la matrice {yoni-birlh-place dans Wilson) d’Âgni (4); le foyer du sacrifice est assimilé à la matrice, où les libations
(1) II, m, 5; 19 : on offrait en sacrifice le cœur, la langue, la poitrine, d’après Langlois, t. I, p. 561, note 35.
m Vov’ aussi^autant qu’on peut s’en fier à l’interprétation de Langlois, II, m, 5 ; 19 - VII, vu, 9 „j~,« en ffénérah —VIII iv 5- 10-14 (.membres en particulier, dents a double rangée
il’lnrira'i — V iv 21; 13 (épaules et poitrine des Marouts). — II, vu, 11, 2, et VU, vu, a, 14 ( “ oudhan ; mamelle de la vache céleste). - VIII iv, 1; 8; VI, v 9 S 3 (»«* ou mamelle?).-l\, iv iB s — Tf ffl i 23- Il (enveloppes, membranes de 1 embryon-garbka-âsoura). —V, i, 14,18, et VI v!’ i 7 (nerfs d’Agni et de Vritra). A en juger par un passage de YAithareya-brahmana du Rig Véda extrait par M. Barthélemy Saint-Hilaire ( Journal des savants de septembre 1866, p. 557), 1 expli Itln eannniauèdcs rites fournirait, à propos des sacrifices, une nomenclature anatomique assez nch "S te^oque encore ancienne. En effet, il n’y avait pas moins de trente-six morceaux d fa bêteTmmolée, et qui tous avaient des noms : la mdehoire, la poitrine, la gorge, le palais, 1 eehme, 1
ZZ “ ■' ; phr,ses : briser Ies r&Btanc«8 de la pmta, (4) JJ
entree du scm d une femme (5), s „„, des al|„ slo „ 8 éTUenles „„ ‘ 1 ? "
hymen' 3 ’ '* P ' U ‘'” tre ’ d “ S ' e W ’ “ ofe “ es l" - » 1 ™ * «*.»[
On ne lira pas non plus sans intérêt l’hymne suivant (6) que j’ai delà mentinmi ridée 1 de ’ l'obsess^on^d 11 ^^ ' n ba 7 6Ur ^ es ^ emmes enceintes.^On y reimnnaîtraméme moyen êge en^si grande épouvanté. ’ - <* « - J
2. Oui, qu Agm, uni au sacrifice, tue le cruel Rakchasa qui, sous le nom do a
siège dans ton ventre pour nuire à ton fruit fl™ de smg,
ie™;;r^:r jambes ’ foœe rentrée de ton sein ’ et s, ?^ e *^8|
5. Le Rakchasa qui, sous la forme d’un frère, d’un mari d’un amant . , . !
veut détruire ton fruit, doit périr par nous. ’ ’ PP 6 H 61
6 . Le Rakchasa qui profite de ton sommeil ou des ténèbres pour troubler ta raison et vent détruire ton fruit, doit périr par nous.
C est sans doute du berceau commun de la race aryenne que les Hellènes ont apporte idee de prendre l’ombilic comme dénomination du centre, car nous retrouvons cette idee dans plusieurs passages du Rig-Védu : « Dans Vombi J* sacrï J reçu celui.qm est notre ombilic (7). » C’est-à-dire, j’ai versé dans le foyer
-VlIb ’i'Vt 3 '~ m ’ '* 23; 10 ' Suivcnt lcs noms de Vembry
(2) Voy. Langlois; t. II, p. 256.
( 3 ) I, n, 9; 2. II s’agit peut-être des testicules ou des o
aines — Il me semble que la croix ansée des Égyptiens est ai ltque de l’utérus. 1 ^ 31