DIEÜX PROTECTEURS DE LA-SANTÉ
Des Aswins sont appelés médecins ou merveilleux médecins, ou médecins des 1 maladies, ou enfin patrons ët médecins (3) ; on les invoque comme les amis les plulM
duction ne comprend encore que ces quatre sections. Or. c’est précisément dans les quatre demicres j que se trouvent les renseignements médicaux les plus nombreux et les plus importants; j’ai pu du moins suppléer à la traduction de Wilson en recourant au savoir et à l’obligeance de M. Ad. Regnier, de l’Institut, qui a bien voulu m’aider de ses conseils pour quelques passages importants. — M. le docteur Liétard, à la fois médecin et verse dans l’étude du sanscrit, n’a rapporté du Rig-Véda qu'im . seul passage médical, a la page 2 de ses curieuses Lettres historiques sur la médecine chez les Indous (Paris, 1862 , in-8"). — M. Weber qui, a plusieurs reprises, a parle de la médecine, dans le livre déjà mentionné, ne cite sous ce rapport que le Sama-Veda, 1 ’ Athurta-Yéda et 1 ’Ayur-Véda de Susrutas (p. 92, 252 et 387 ; cf aussi p. 4> - Je suis certain qu’une personne habituée aux textes sanscrits ferait
dans le Rig-¥éda une récolte moins abondante peut-être, mais non moins intéressante que celle que nous fournit Homère.— Sans doute la traduction de Langlois ne suffirait pas si on voulait entrer dans les plus minutieux détails, mais elle donne une idée exacte de l’ensemble des conceptions médicales contenues dans le Rig-Véda, et plus d’un érudit a tiré de cette traduction un excellent parti pour des travaux d’un autre ordre.
(1) Voy., par exemple, V, v, 8. —D’apres la division !a plus moderne suivie par M. Langlois, et que j'ai du adopter, puisqu’il n’y a pas d'autre traduction complète en aucune langue et. que je ne puis renvoyer mes lecteurs au texte sanscrit, le premier chiffre indique la section; te deuxième la lecture ; le troisième l'hymne; et, quand il y a lieu, le quatrième désigne la strophe. A l’aide de l’index des hymnes ou suklas et de la table, des noms propres qui se trouvent à la suite de chaque volume de la traduction de Wilson, il est aisé de rétablir, pour les parties communes, la concordance entre les deux division%‘la moderne en huit ashtakas, l’ancienne en dix mandatas. Du reste, les hymnes se suivent dans le même ordre,; il n’y a de différence que dans les sous-divisions et dans le numéro des hymnes.
(2) On les a assimilés, non sans raison, aux Dwscures (Castoret Polluxl.— Voyez Maury, Religions de la Grèce antique, t. I, p, 208, et Croyances et Légendes de Vantiquité, p.69. — M. Liétard, Lettrés ■ sur l'hist. de la pied,, chez les Indous, p. 26, voudrait, comme Wilson, y retrouver les deux lils d’Escalape : Podalire et Machaon ; mais ce rapprochement me parait moins b en justifié.
,-t) 1, VIII, î; IC. — M, M, 5, ; - Ml, Mil, - Vil, MU, -;3 - \, Mil, 5; 6
I lflf; partout on célèbre leur puissance, partout on demande leurs secours dans Konstancc (2) ; on dit qu’ils sont chargés de guérir les maux (3), qu’ils confia médecine, la vertu des plantes et des eaux merveilleuses (4) ; qu’ils pori fécondité au sein des mères (5). Mais ces plantes salutaires, ces eaux meræes qui protègent le corps contre les maladies, qui augmentent la vigueur et i sont toutes les vertus médicinales, ces eaux, ambroisie pour les dieux et pour les hommes (6), ce ne sont ni des plantes, ni des eaux médicamenteuses, es eaux qui servent aux libations et à la fabrication du soma (7), les plantes livent prendre part aux joies du sacrifice en alimentant le feu sacré (8) ; elles it en même temps à laver les souillures du péché et mettent à l’abri des unions injustes que les Indous redoutaient autant que nos paysans redoutent les On doit aussi remarquer qu’en beaucoup des passages qui viennent d être siales, il n’est pas toujours facile de reconnaître s’il s’agit ou de secours contre les maladies, de protection contre les calamités ordinaires de la vie, ou de remèdes ■îontre les fautes commises ; quelquefois même toutes ces idées paraissent confondues dans une même prière, par exemple, dans celle-ci où il est fait une allusion
I manifeste aux bons résultats qu’on attend des trois sacrifices de chaque jour, le matin, à midi et le soir (9) : « O Aswins, trois fois vous nous donnez les médicaments du ciel, trois fois les médicaments de la terre, trois fois aussi les médicaments du firmament; donnez à mon fils la fortune de Sangou (c’est-à-dire de ïhomme f heureux) ; favorisez-le des herbes salutaires, donnez-lui ce bien-être qui résulte de Ifagrégat des trois humeurs (10). »
I- Quand les Aswins rendent la vue et la marche aux aveugles et aux boiteux (11), on doit-croire qu’il s’agit non d’une cécité ou d’une claudication réelles, mais de la privation de la lumière et de l’engourdissement des membres durant la nuit et que [■•dissipent à la fois les premières lueurs de l’aube et la vertu du sacrifice matinal (12) ;
EjcV,vui ) 6;3.
K) Voyez, par exemple, I, vu, 18; 6.— VI, ii, 2.
plr.m. 4: 16-18.
' (4) H, ii, 21; 6. Ce qui revient à l’épithète I, in, 2 ; 6. Il est dit (II, i, 1; 4) que les
eaux sont mères parce qu’elles fécondent la nature.