‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 16 sur 66 · TREIZIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

TREIZIÈME OBSERVATION

Arachnïtis de la convexité, avec déviation de la

bouche à gauche ; double épanchement plus pro-

noncé à droite, — Contraction | avec rigidité à … gauche. — Convulsions à droite,

11 Un homme , âgé de soixante ans, était convalescent d'une fièvre bilieuse, lorsqu'il fat pris tôut coup d'une forte céphalalgie qui s’accompagna, le lendemain, de contractionavecrigidité du bras gauche, sans convulsions, et d'une forte déviation de la bouche à gauche. 1 s'y joignit des convulsions spontanées à droite, et tous les

(we } autres symptômes communs k larachnitis ; il mourut deux jours après, ayant été vingt-quatre heures sans connaissance, et la flaccidité des membres ayant succédé à la roideur. :

Ouverture du cadavre. — Plusieurs onces de sérosité trouble dans le wentricule droit, un peu moins dans le gauche; le troisième et le .S trième en contiennent un peu.

Inflammation générale de l’arachnoïde qui est épaissie et infilirée d’une quantité notable de'sérosité/trouble, répandue dans le tissu cellulaire qui l'unit à la pie-mère. Cerveau sain.

Outre l'intérêt que nous offre cette observation, par la déviation de la bouche à gauche, ce qui suppose une paralysie des muscles du côté droit, et conséquemment un épanchement plus considérable à gauche, théorie que l'autopsie dément ici complétement ; en nous montrant l'épauchement beaucoup plus sensible 4 droite, nous voyons encore les membres supérieurs du côté droit en convulsions, c'est-à-dire, ‘du même côté que la paralysie, et ceux du côté droit, c'est-h-dire, du côtéroù l'épanchement était le plus considérable, dans un état de rigidité , ce qai forme une irrégularité manifeste, la vigidité et la déviation de la bouche ayant eu Jieu du côté opposé à lé épenchement, tandis que

Jes convulsions ont existé du même côté.

go. Coma. — Dans plusieurs affections de l'encéphale, ce symptôme indiquant, la plupart du lems, un. état de compression exercée surle cerveau, par un épanchement, on pourrait penser qu'il doit reconnaître la mème cause dans l'arachnitis. Mais comme on le twouve dans l'inflammation non suppurée, dans celle où l'arachnoïde est simplement épaissie et opaque , ainsi que dans les cas où il n'a existé aucune ou presqu'aucune trace d'épanchement dans les xentricules ou à la base du crâne ; que d'un autre côté, l’on rencontre de larges exsudations puru= lentes à la surface de l'arachnoïde, d'abondans épanchemens dans ses cavités, sans que le coma enait été pour cela plus profond, où même qu'il ait existé, on peut être porté à conclure que ce symptôme ne reconnait point pour cause essen— tielle et unique l'épanchement, qu'il n'en est pas l'expression nécessaire, mais qu'il peut aussi dépendre du collapsus, dans lequel la maladie jeue l'encéphale.

On peut consulter pour de plus amples détails la partie de la clinique, où nous traitons spécialenent des siéges de l'arachnitis.

Le coma g lieu de préférence dans l'arachnitis de la base, vers l'entrecroisement des nerfs optiques et le voisinage de la protubérance annulaire, comme on peut s'en assurer en jetant un

(102) coup-d'æil sur l'article, base (clinique de V'axachnitis }.

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