‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 40 sur 66 · QUARANTE=UNIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

QUARANTE=UNIÈME OBSERVATION

Arachnitis de la base. — Sérosité dans les ventrieules latéraux et dans le canal rachidien.

Céleste Antoine, âgé de six añs, mé à Paris, fut apporté à l'hôpital des enfans, le 17 juin

. 3818, et mis dans une salle de M. Jadelot.

Première période. La maladie avait débuté

(252) par une céphalalgie violente, accompagnée de vomissemens abondans et bilieux. |

Deuxième période. Le second jour, la cépha- | lalgie devint insupportable et causa 1héme du délire.

Le troisième, l'enfant ne se plaignit plus de douleur de tête, mais il fut pris d'une légère somnolence qui devint bientôt un sssonpisse= ment continue], Cet état persista jusqu'au moment de son entrée à l'hôpital. 1] n'avait cessé dé pousser des eris plaintifs, de renverser la tête de côté et d'autre, de contonrner ses bras, de serrer les machoires et de grincer les dents; il eut même des mouvemens convalsifs.

Troisième période. Le sixième jour : abattement général; gonflement et coloration de ln face ; traits immobiles; yeux ternes, à demi-fermés ; pupilles dilatées, k peine contractiles; cris plaintifs quand on le touche ; point deréponses ; engourdissement ; cependant, lorsqu'on Je presse fortement par des questions, il se ra= nime un peu, ouvre les yeux et tre là langue qui paraît blanche h sa surface ; il n'existe point de lésions des appareils digestif et respiratnirés Ja fréquence du pouls est faible, la chaleur de Ja peau peu élevée ; lorsque l’on soulève les bras, ils retombent en masse.—Limonade; émulsion; six sangsucs derrière les oreilles ; vésicatoire à

(253 ) une jambe ; frictions 'eamphrées sur le ventre, cataplasme après. — Nul changement dans la journée, mais vers le soir, grincement de dents es pouls fréquent, cent tente pre

“ne dtmne ÿ jour : pupilles plus dilatées , à paie contractiles ; grincement de dents presque con tüinuels ; l'enfant ne crie plus, mais il ouvre ma= chinalement les yeux; il ne voit ni n'entend; respiration entièrement ahdomrmale. — Six sang sues aux tempes ; vésicatoire à la nuque ; vésicatoire à une jambe ; frictions avec l'éther acé— tique. c

Huitième et-neuvième jour : même état.

Le dixième : on donne des affusions ; le petit malade crie, parle, paraît se ranimer, mais cet effet n'est que de courte durée ; l'assoupissement continue après le bain; paupières fermées complétement; pupilles davantage dilatées ; la face s’est colorée, et la contraction des ma choïves qui jusqu'alors avait été légère, a pris Le carsetère d’un véritable trismus,

Le onzième jour : persistance de tous les symptômes au même degré que la veille ; on re- Marque de plus une légère déviation de la com= missure gauche des lèvres, et ane roïdeur du co qui porte la Lète en arrière si fortement, qu'en souleyant cette partie on enlève le, corps

demment décris et qui sont degré, vient se. Are T

ment ; la face s'altère ho arrive.

qi recouvre la convexité du ce

mais celle qui tapisse entr 1 optiques , et qui s'étend apr rébrele jusqu'a Y'entrée du.

ne na De ‘ l'état naturel. Cette inflammation 1 geait point à la portion de l'a 0 les veutricules et la moëlle épinière,

formément tendues. 11 existait demie de sérosité environ es cules.

30. Une cuillerée de sérosité était épanchée à la base du crâne, et une assez grande quantité dans le canal rachidien, — Organes du thorax sains. — Quelques plaques rouges sur l'estomac et les intestins, principalement vers la valvule iléo-ccœcal où la muqueuse est gonflée. — Glandes mésentériquesengorgées.—Foie volumineux, rouge, urès-Consistant.

(Docteur Thibault, dissertation).

195. Dans cette observation, ainsi que dans Ja précédente, nous trouvons le renversement de Ja tête beaucoup plus prononcé qu’à l'ordinaire; dans la première, le cou se trouvait arqué en arrière, et le ventre fortement rétracté; dans celle-ci, l’état tétanique existait dans toute la longueur de la colonne vertébrale, de telle sorte qu'en soulevant la tête on soulevait tout le corps : chez ces deux malades, on trouva un épanthementséreux assez abondant dans le canal xachidien, épanchement qui dénote que l'irrita= tion de l’arachnoïde de la base s'était propagée à celle de la moëlle épinière, La rigidité avec flexion des membres, chez la petite fille, paraît également devoirêtre rapportée à lumême cause; on se renforcera dans cette opinion, en jetant les yeux sur le chapitre relatif à l'arachnitis spimale, dans lequel on verra que ce symptôme est

(257) côtstipation opiniâtre, une vive douleur de tête, de l'assoupisseiment et de l'agitation. Pen dant toute la nuit, il ne cessait de pousser des cris,

Le quatorzièine jour : spenél à l'hôpital, on observa les symptômes snivans : Coucher adynamique ; face. profondément altérée ;. pupilles. dilatées, immobiles; yeux fixes ; tête renversée en arrière ; immobilité presque complète du tronc; môuvemens désordonnés des mains ; as soupissement continuel ; facultés intellectuelles nulles ; inseusibilité aux pincemens les plus forts; pouls rare, soixante pulsations par mi nute ; -déglutition très - difficile ; constipation ; urines involontaires. — Limonade sulfurique avec décoction de quinquina; potion avec. huit grains de camphre et un scrupule de liqueur d'Hoffmann ; deux layemens de quinquina cam phrés ; deux vésicatoires aux jambes; sinapismes aux pieds. — Dansla journée, le malade recouvre en partie la faculté d'entendre ,-les yeux paraissent moins fixes, mais le soir l'assoupissement augmente et devient très-profond.

Le quinzième jour : cris; convulsions par= tielles des bras; sensibilité un peu rétablie ; l'affaïssement augmente, —A onze heures : bain à dix= huit degrés pendant un quart d'heure, suivi de deux affusions froides. — Le pouls qui marquaic

TA

Ca58 )

quatre-vingt-douze pulsations ayant que le malade enträt dans le bain, se ralentit et se.cone

centra; pou après, les yeux restent ouverts, l'audition s'opère plus facilement, la sensibilité devient moins obscure, le malade a deux évaeuations, et paraît on général beaucoup inieux; mais h trois heures, le coma redevient plusprofond qu'il ne l'avait encore été; des restent dilatées et immobiles ; la sensibilité ec motilité se perdent entièrement. — Ün second bain est administré à la même température que le premier, mais l'effet en est presque nul, —Dif ficulté à réchauffer le malade qui éprouve en sortant de l'eau, quelques convulsions partielles; déglutition presqu'impossible ; le soir, l’'ensem= ble des symptômes était des plus fâcheux ; la chaleut au-dessous de la température ordinaire; le coma profond; linseusibilité ee lnmmobilité complètes ; la respiration stertoreuse. — Vésicatoire derrière les oreilles et Je long ducou; sinapismes aux cuisses; cataplasmes chauds aux pieds. Le seisième jour: même état que la veille, — Large vésicatoire sur la tête; lavement avec deux onécs de sulfate de soude ; deux grains d'éméti= que dans une potion de six onces ; deux sangsues à chaque narine. — La mort arrive avant qu'on ait le tems d'employer ln Phpars no) moyens.

Ca59 )

Ouverture du cadavre. — Crâne petit, reléti= vement au reste da corps. = Memnbranes céré brales distendues.

1°. Arachnoïde enflammée à la base du cer.

veau, recouvert£ d'ane fausse membrane de Ja Jargeur d'un pouce, au devant dn concnurs des nerfs optiques, et s'étendant transyersalement à droite, jusqu'à la scissure de Sylvius. ?

- æ. Circonvolutions cérébrales aplaties, effa cées, — Ventricules latéraux considérablèment dilatés etcontenant à pen prés hat à dr onces de sérosité limpide.

(Müivié, — Cahiers dé l'administration des hôpitaux }.

QUARANTE-TROISLÈME OBSERVATION.

Arachnitis de la base. —Sérosité dans les ventricules.

Une fille de 21 ans, d'une constitution déligate, d’un tempérament nerveux et sanguin , aétaitpointréglée depuis deux mois seulement ; sa santé était très-chaneelante depuis un rbumo= tisme des membres qui avait duré dix mois. Vers les premiers jours de septembre 1816, elle fut prise de vertiges et de défaillance aptès avoir towné en rond. Son malaise ayant augmenté, elle-entea à V'Hôtel-Dieu le 15 septembre. On ne portait guère d'attention à ceue malade qui du

# ( 2% ) reste ne présentait rien de particulier, lorsque vers la fin du mois, elle se plaiguit de douleur

la pointe du sternam et dans le dos, ainsi que de la sensation d'une boale qui remontait de l'abdomen au gosier où elle produisait une sorte de strangulation.

Le 30 septembre : ces accidens s’accompagnent de vomissemens, avec constriction vers le diaphragme, strabisme interne de l'œil gauche et légère déviation de la bouche à droite. — Sangsues à la vulve et sur la poses ment antispasmodique. i

Le 1er octobre : augmentation de la de le soir : sensation de la boule hystérique.

. Le 2 : plusieurs défaillances dans la journée: — Assa-fœtida en pilules ; julep avec laudanum. — A midi, frisson pendant trois heures; puis chaleur ; défaillances.

Le 3 : état plus calme. — Julep antispasmodique avec laudanum ; demi-once de quiriquina en deux prises. — Point de frissons dans la journée, mais chaleur ; point de défaillance; cépha= lise 3 pouls sans fréquence.

Le { : Eruption miliaire générale ; céphalal=r gie ; point de fréquence du pouls. — Quinquima; demi-once ; potion éd. — A dix heures, accès en» chaud seulement, qui dure jusqu'au soir; vois semens bilicux ; dévoiement.

Le 5; rémission. — Traitement id. — Le soir, exacerbation légère ; vomissement dans la nuit.

Le 6 : douleurs des lombes et des membres plus vives que les jours précédens. — Traitement üd. — Le soir, exacerbation plus forte.

Le 7: pouls rare, irrégulier; douleurs des membres et des lombes diminuées, — Infusion de camomille; quinquina demi=once ; julep avec laudanum.

Le 8: strabisme de l'œil gauche plus marqué ; vomissemens, — Décoction de quinquina ; cam phre en pilules; vésicatoire à la nuque; sinapismes aux pieds. — Le soir, exacerbation.

Le 9 : céphalalgie ; toujours douleurs des lombes et des cuisses. — Traitement id. ; décoc— tion de valériane avec rabel ; sinapismes aux smollets.

Le 10: la bouche se dessèche , la malade s'affaisse, le pouls prend un peu de fréquence. — Décoction de valériane ; décoction d’arnica rabel ; pilules de camphre ; julep avec extrait de quinquina.

Le 11: mieux. — Traitement id: — La nuit, un peu de délire, au dire de ses voisines.

Le 12: facultés intellectuelles libres ; ventre douloureux; langue sèche ; point de fréquence au pouls. — Orge, émusion; sinapismes. — Le soir, exacerbation ; délire.

Ca63 ) sis aussi dés traces d'opacité et d'épaississc- .… L'arachnoïde des parties PTS et latérales est parfaitement saine. +

-a9, Les ventricules latéraux contiennentéliacun deux onces de sérosité limpide,

BeLes plécs choroïdes,, pâles dans leur tiers antérieur, sont d'ün rouge pourpre dans le reste de leur étendue; Le cerveau, de cervelet la protubérance annulairé sont dans l'état nu turel.—Granulations de la plèvre droite vers les premières côtes. —Rougeur et granulations da grand épiploon et da mésentère, — Môme état de là séreuse des intestins grêles. — Muqueuse saine,—Les autres viscères sains.

396. Malgré les difficultés que cette obsenvation présente sous Le point de vue du diagnostic, on peut encore déméler à travers Les diflérentes complications, l'arachnitis de la base: Eu effet, l'état de la langueur, la céphalalgie, le strabisme, l'affissement intelleetuel quieut lieu daus le dernieé'sepienaire ; Je renversement du col, tons ces symptômes se rattachent à. la phlegmasie de cene région: Peut-être faut-il aussi lui rap porter les vomissémens , mais la co-existence dé In péritoniite, peut aussi y avoir pris quelque part; Fobservation suivante ; dans laquelle ik existe un léger ramollissément de la. voûte à trois piliers, nous donnera un nouvel exemple

C265) tuelles très-libres; continuation de la douleur de tête; lenteur physique et morale.—Ipécacuanha.

Les8, get so: la céphalalgie persiste à peu près'au même degré ; l'appareil locomoteur est parfaitement libre ainsi que l'état de l'intelligence; Ja chaleur est peu développée.

Le 11 : affaissement plus marqué ; facies plus aliéré ; toujqurs céphalalgie vive. — Vésicatoire à la nuque.

Le 12: assoupissement dont on retire facilement Ja malade ; lenteur dans les réponses.

Troisième période. — Le 13: abattement plus considérable ; état adynamiforme ; intelligence Jibre ; assoupissement; fréquence du pouls ; diminution de l’opthalmie. — Julep antispasmodique avec extrait de quinquinia ; tamarin:

Le 14: la malade paraît un peu moîns affaissée; elle répondun peu plus facilement, montre bien sa Jangue ; les paupières sont presque conti= nuellement fermées; les pupilles sont à peiné eontractiles , et me sont point ‘sensiblement dilatées ; les membres supérieurs sont égale ment flasques dés deux côtés, mais non pas pavalysés ; la peau n'a point de chaleur ; la sensi= bilité générale est très-peu prononcée ; le pouls éonserÿe un peu de fréquence; le décubitus est en supination. — Tamarin , julep extrait de quin= quina ; Javement camphré ; vésicatoire sur le

C267) d'épingle, lequel renfermair de petites con cretions.

4°- Une once et demie de sérosité dnitépens chée à la base du crâne. — Le cerveau étaiten général mou, il sedéchirait avec facilité ; la voûte à tois piliers était très-ramollie et présentait sa blancheur naturelle. La plèvre gauche offrait des granulations dans toute son étendue, — Viscères abdominaux, sains

197- Le rainolisement de la voUo x trois pi= liers ne nous a pas empêché de placer cette ob servation dans cette série des arachnitis simples. il parait en effet n'avoir déterminé par luimême aueuu symptôme. Nous croyons pouvoir citer ce fait comme un type d’arachnitis dela base, chez les adultes ; nous y trouvons tous les caractères que nous avons assignés à cette région,

198. Ici se terminent les faits particuliers re- Jatifs à l'arachnitis de la base: nous n'avons pas cru devoir ajouter dés réflexions à chacun de ces faits, surtout pour ceux qui se trouvent au com, mencement de cet article et qui ont eu lieu chex des enfans : en effet, ce sont toujours les mêmes phénomènes ; et ce que l’on a dit de l'un se trouve applicable à tous les autres. Ce sont toujours des lésions du globe de l'œil, des convulsions des, membres, le renversement de Ja tête en arrière, coïneidant avec un assonpissement plus ou moins

profond:

sont propres. Nous n'avons pas été cependant sans l'observer bornée aux seuls ventricules, et nous nous sommes assurés qu'aucun signé particulier, aucune manière d'être, ne pouvait la faire distin= guer de celle qui est propre à la base :ce sont toujours la céphalalgie, des vomissemens, le ren« versement de la vète et les différens spasmes des membres, l'assoupissement ; la constipation et quelquefois le manque de fréquence du pouls, tous symptômes que nous ayons déjà vus appartenir à l’arachnitis de Ja base. Le petit nombre de sujetschez lesquels nous l'avons rencontrée seule, nous donne lieu de penser qu'elle est due à la violence de la cause arachnitique, et peut-être aussi à une susceptibilité particulière dela séreuse de ces cavités. La violence de la cause détermine l'inflammation de tout l’ensemble de la séreuse , tandis que la susceptibilité individuelle détermine l'arachnitis des ventricules. Dans le plus grand nombre des cas où cette phlegmasie est intense et fort étendue, la membrane des ventricules n’y prend nulle part, son exhalation seule est augmentée.

Les faits que nous allons citer, comme ceux que chacun peut observer dans sa pratique par= ticulière , confirmeront ce que nous venons de dire sur l'arachnitis des ventricules,

L= (2159 mentaffecté. — Des sangsues furent appliquées à différentes reprises.

Dans la soirée du 25, il se plaint de céphalalgie; les réponses deviennent incohérentes, et la nuit, au dire de ses voisins , il eut da délire.

Troisième periode. — Le 24 : perte de connaissance. complète ; ; sensibilité générale trèsdiminuée , mais permettant encore de sentir le pincer; convulsions générales des membres et de a face, avec des intervalles de courte durée; renversement de la tête en arrière ; paupières couvrant à moitié le globe des yeux qui est renversé en haut ; la paupière gnuche est presque complétement parulysée. — Saignée.

Le 25: continuation des convulsions avec rigidité; elles ont lien particulièrement dans certains momens ; alors les muscles du col deviennent roides ainsi que ceux des machoires ; contraction forte des doigts de la main droite, de sorte qu'ils se trouvent enfoncés dans la paume de la mai ; mouvemens spasmodiques d'élévation et d'abaissement du larynx; chaleur générale pen élevée; pouls fréquent ; écume à la bouche; langue sèche; respiration stertoréuse. Mort dans la journée:

Ouverture du cadavre. — 1°, L'arachnoïde de la convexité des hémisphères , paraissait rouge au premier aspect; elle était mjectée ; mais après avoir été lavée, on s’assura qu'elle était dans un

(238) € sujet une arachnitis des ventricules, assez légére. à la véfité pour qu'une partie de ses caractères ne füt point on presque point sensible, mais à laquelle cependant doivent être rapportés les vo missemiens qui avaient lieu depuis près de quinze jours, et peut-être l’état de morosité du sujet. Nous observerons , par rapport à cet état latent de la première période, qu'il existait une phthisie pulmonaire, etque les complications tho- Yaciques ou abdominales masquentune partie des phénomènes arachnitiques, comme on s'en assuréra à l'article des complications non cérébrales. Nous ne voulons point décider si c'est à l'exhalation spontanée de la sérosité trouvée dans des ventricules , ou seulement si c'est à une ivritation, à un nouveau mode de sensibilité dé veloppé subitement dans l’encéphale, et dont Aa cause première paralt appartenir à la phlegmasie préalable de la séreuse de ces cavités, que doiv être attribuée l'explosion des accidens du 24 octobre; nous croyons que l'une et l'autre causes peuvent y être pour beaucoup, d’après la ressem- . iexiste entre celle attaque et celle que Von observé dans la simple hydropisie des ven tricules, dans rer el de la base et dans lés épilepsies.

202. Nous remarquerons en outre que chez ce malade, le renversement de la tête en arrière,

Ca75)

Le 18: légère altération des facultés intellec tuclles ; réponses peu faciles; moins de céphalulgié ; mais toujours assonpissement; chaleur de la peiu peu élevée; pouls lent: langue chargée ; constipation ; cris.—Sinapismes aux pieds ; glace sur la têté en même tems; potion avee éther ; infusion de tilleul, liqueur d'Hoffmann— Diminution de l’assoupissement ; rémission momentanée dés autres symptômes; roideur du col; parole difficile; évacuation spontanée, la nuit : diminution sensible de l'assoupissement et de l’affaissement.

Le 19 : état tout-a-fait satisfaisant; retour de Ia raison ; parole facile; pouls un peu fréquenter intermittent; urines troubles, sédimentouses. —

+ Limonade nitriqueavec liqueur d'Hoffmann ; pédiluves sinapisés. — Continuation du mieux; la peute.malade demande à manger; on Jui accorde quelques cuillerées de bouillie. Le soir, la tendance à l'assoupissement et la roïdeur da col reparaissent, maisà un faible degré, cé qui 'em-' pêche pas Ja nuit d'être très-bonne,

Le 20 : état satisfaisant : nul symptôme céré ral, sauf un ton brusque en parlant Le sôit, roïdeur du col, chaleur à la peñu.

Le 2x : très-bien; vers le milieu du jour l'en Tant $e plaint d’une douleur au sommet dé la tête et à la partie postériéure du col; rougeur dé là face; chaleur de la peau.

Le 22 : même état. — Quatre sangsues au fondement ; pédiluves sinapisés. — Dans la journée les symptômes s'améliorent, ,

Deuxième période. — La nuit, céphalalgie :

Jloquacité; délire ; agitation vive.

Le 23 : Le délire et l'agitation continuent; paroles sans liaison ; plaintes dans lesquelles elle accuse une douleur de tête ; accablement, — Simapismes aux pieds; ülleul orange.

Le 24, 25 et 26: même état; nulle amélioration; céphalalgie toujours vive; agitation viclente ; pouls fréquent, petitetserré; visage rouge; peau chaude; ventre très-libre. — Vésicatoires auxcuisses ; deuxsangsues derrière chaque oreille; Julep avéc sirop diacode.

Le 27 : parole plus difficile ; prostration plus considérable.

Le 28 et le 29 : lassoupissementangmente de telle sorte, que la malade ne répond qu} par monosyllabes aux questions qu’on lui adresse. — Vésicatoire derrière une oreille. ’

Troisième période. — Le 30 :1nême état. = Vésicatoire derrière l'autre oreille. —Vers quatre heures; pertecomplète de connaissance ; renversement de la tète en arrière; mouvemens irréguliers des bras; yeux immobiles tournés en haut ; pupilles extraordinairement dilatées, non contractiles ; poulsfréquent, intermittent et faible; face rouge; respiration géuée.

Le 31 : affaissement général; face violacée; respiration stértoreuse. Mort paisible dans la journée,

Ouverture du cadavre. — 19. Cireonvolutions cérébrales aplaties. Les ventricules latéraux très= distendus, eontenaient quatre à cinq onces d'une sérosité limpide ; la portion d'arachnoïde qui les tapisse avait pris en épaisseur et en résistance , au moins le double de ce qu’elle offre dans l'état naturel. — Va substance cérébrale avait sa con sistanee ordinaire, — Les deux ponmons étaient gorgés de sang et offraient quelques points d'induration, versleurbord postérieur. — Anciennes adhérences des intestins, ct quelques traces d'affection chronique de la muqueuse,

(Observation communiquée par le D': Legouais.) L'Observation 98 présente un fait semblable.

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