Contractions des pupilles. — Elle vient
(90) confirmer ce que nous avons avancé relativement à la dilatation. Même incertitude sur la cause réelle, et même variété dans les aliérations organiques.
Neuf malades nous ont offert cette contraction sur les deux pupilles; chez six, il existait un épanchement séreux dans les deux ventricules, tandis que chez les trois autres, nous n'avons pas trouvé la moindre trace d’épanchement.
Dans deux cas, la contraction des pupilles n'eut lieu que d’un seul côté, quoique les deux ventricules fussent également pleins.
Enfin, nous avons vu quatre fois un épanchement, dans les deux ventricules, correspondre à des alternatives continuelles de dilatation et de resserrement. Dans tous ces cas, il y avait en outre du pus sur la convexité des deux hémisphères.
Ces derniers résultats touchant l’état de contracüon des pupilles, rentrent essentiellement dans ce que nous avons dit de la dilatation, et sont une nouvelle preuve de l'inconstance de ces deux symptômes auxquels on ne doit pas donner trop de confiance, à moins que l’ensemble des phénomènes ne soit en rapport direct avec eux. C’est principalement dans la première période de l’arachnitis que l’on doit s’en méfier ; car alors il y a moins de probabilité pour la dilatation, et plus pour la contraction.