‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 32 sur 170 · DOUZIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

DOUZIEME OBSERVATION

Arachnitis de la convexité des hémisphères du cerveau. — Déviation de la bouche à droite. — Nul

épanchement partiel à

Un homme de quarante-cinq ans, éminemment sanguin, éprouve subitement, après un violent accès de colère, un anéantissement moral complet, suivi de fièvre, de frissons et d’autres symptômes annonçant une lésion grave des organes de la poitrine et du bas-ventre.

Seize jours après, des accidens cérébraux tels qu'une céphalalgie violente, du délire, un trismus se manifestent.

Ces accidens durent quatre jours, en augmentant d'intensité ; la bouche se dévie fortement à droite ainsi que les yeux. Rigidité du bras du même côté. La déviation persiste pendant deux jours, c’est-à-dire, jusqu’à l’instant de la mort.

Ouverture du cadavre. — Point d’épanchement dans les ventricules n1 à la base du cerveau. — Inflammation et épaississement de l’arachnoïde, sur la partie supérieure de l’un et l’autre hémisphère où elle est recouverte d’une légère fausse-membrance affectant la forme d’une zône de quinze à vingt lignes de long, sur trois ou quatre de large.

Inflammation considérable du colon.

TREIZIÈEME OBSERVATION.

Arachnitis de la convexité, avec déviation de la bouche à gauche ; double épanchement plus prononcé à droite. — Contraction avec rigidité à gauche. — Convulsions à droite.

Un homme, âgé de soixante ans, était convalescent d’une fièvre bilieuse, lorsqu'il fat pris tout à coup d’une forte céphalalgie qui s’accompagna, le lendemain, de contraction avec rigidité du bras gauche, sans convulsions, et d’une forte déviation de la bouche à gauche. I $ y joignit des convulsions spontanées à droite, et tous les

autres symptômes communs à l’arachnitis ; il mourut deux jours après, ayant été vingt-quatre heures sans connaissance, et la flaccidité des membres ayant succédé à la roideur.

Ouverture du cadayre. — Plusieurs onces de sérosité trouble dans le ventricule droit, un peu moins dans le gauche ; le troisième et le quatrième en contiennent un peu.

Inflammation générale de l’arachnoïde qui est épaissie et infiltrée d’une quantité notable de sérosité trouble, répandue dans le ussu cellulaire qui l’unit à la pie-mère. Cerveau sain.

Outre l’intérêt que nous offre cette observaüon, par la déviation de la bouche à gauche, ce qui suppose une paralysie des muscles du côté droit, et conséquemment un épanchement plus considérable à gauche, théorie que l’autopsie dément ici complétement , en nous montrant l'épanchement beaucoup plus sensible à droite, nous voyons encore les membres supérieurs du côté droit en convulsions, c’est-à-dire, du même côté que la paralysie, et ceux du côté droit, c’est-à-dire, du côté où l’épanchement était le plus considérable, dans un état de rigidité , ce qui forme une irrégularité manifeste, la rigidité et la déviation de Ia bouche ayant eu lieu du côté opposé à l’épanchement, tandis que les convulsions ont existé du même côté.

90. Coma. — Dans plusieurs affections de l’encéphale, ce symptôme indiquant, la plupart du tems, un état de compression exercée sur le cerveau, par un épanchement, on pourrait penser qu'il doit reconnaitre la même cause dans l’arachnitis. Mais comme on le trouve dans l'inflammation non suppurée, dans celle où l’arachnoïde est simplement épaissie et opaque , ainsi que dans les cas où il n’a existé aucune ou presqu'aucune trace d’épanchement dans les ventricules ou à la base du crâne ; que d’un autre côté, l'on rencontre de larges exsudations purulentes à la surface de l’arachnoïde, d’abondans épanchemens dans ses cavités, sans que le coma en ait été pour cela plus profond, ou même qu'il ait existé, on peut être porté à conclure que ce symptôme ne reconnait point pour cause essentielle et unique l’épanchement, qu'il n’en est pas l'expression nécessaire, mais qu'il peut aussi dépendre du collapsus, dans lequel la maladie jette l’encéphale.

On peut consulter pour de plus amples détails la partie de la clinique, où nous traitons spécialement des siéges de l’arachnitis.

Le coma a lieu de préférence dans l’arachnitis de la base, vers l’entrecroisement des nerfs optiques et le voisinage de la protubérance annulaire, comme on peut s’en assurer en jetant un

(Tor)

coup-d’œil sur l’article, base ( clinique de l'arachnitis ).

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