‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 55 sur 170 · Même état. Traitement ; id. Une pilule de camphre · texte numérisé non relu

Même état. Traitement ; id. Une pilule de camphre

24. À la céphalalgie, qui jusque maintenant avait été fixée à l'occipital, s’en joint une vers la région frontale ; même état du reste. — Traitement. éd. — La nuit, délire.

Deuxième periode. — 25. Même état ; léger délire. — Traitement. id.

26. Accablement ; langue naturelle ; pouls moins rare et moins résistant que les ;jours précédens.— Quatre sangsues de chaque côté du col; petit-lait ; lavemens émolliens.

27. Incohérence dans les idées ; point d’agitaüon ; accablement; pouls naturel. — Petit-lait ; lavemens.

28. Retour du délire ; agitation des, bras. — Vésicatoires aux jJambes.— Le soir, état d'affaissement ; immobilité. — Traitement. id.

Troisième période.— 29. Decubitus en supination; inmobilité complète des membres avec affaissement général ; nulle accélération de la respiration. — Traitement. id. Vésicatoire.

30. Yeux ouverts ; loquacité ; rougeur violacce de la face ; pouls très-fréquent ; cent-cinquante pulsations par minute. Mort dans la journée.

Ouverture du cadavre. — 1°. L'arachnoïde de la convexité des hémisphères était dans presque toute son étendue d'un rouge très-foncé , mais sans épaississement bien sensible. Le feuillet qui tapisse la face interne de la dure-mère était également rouge vers les régions correspondantes.

20, Chaque ventricule latéral contenait trois onces de sérosité. — Le cerveau et les différens viscères étaient sains.

182. Ce fait ne diffère du précédent, qu'en ce que l'arachnoïde était enflammée dans presque toute l'étendue de la surface supérieure des hémisphères cérébraux, tandis que dans l’autre elle était particulièrement bornée à l'hémisphère gauche; mais les phénomènes sont absolument les mêmes. La première période estcaractérisée par de la céphalalgie , elle est d'assez longue durée, et huit jours se passent saus qu'on voie apparaître de nouveaux symptômes. À cette époque, la céphalalgie augmente considérablement, etsix jours après seulement, la seconde période s'annonce par le délire auquel vient bientôt se joindre l’agitation. Peut-être même, est-il possible que l’arachnitis n'ait débuté que le 20 mars, ce qui mettrait le délire dans la nuit du cinquième jour et la mort le dixième , et serait aussi beaucoup plus conforme avec les résultats offerts par Pautopsie, avec la rougeur de l’arachnoïde , ca-

(416%) ractère constant du degré d’acuité de la maladie,

L’affaissement hd et le coma consécutif s'expliquent fort bien par la quantité de sérosité trouvée dans les ventricules.

Quant à la rareté du pouls pendant tout le cours de la première et de la deuxième périodes, nous ne pouvons encore lui reconnaitre de cause satisfaisante, quoique- nous ayons eu plusieurs fois occasion de la rencontrer.

TRENTIEME OBSERVATION.

Arachnitis de la convexité de l'hémisphère gauche. se

Sérosite dans les ventricules latéraux.

Ameïin , voltuigeur, àgé de vingt-un ans , ayant la peau blanche , les cheveux blonds, les formes un peu arrondies, fut conduit à l'hôpital Saint-Louis le 14 février au soir. Il avait sup— porté pendant plusieurs mois les fatigues de la guerre; mais bientôt épuisé par des privations cruelles, des marches pénibles et des bivouacs journaliers sur un terrain couvert de neige, il fut contraint d'entrer à l’hôpital de Montmir st d'où il fut dirigé sur Paris.

Première periode. — À son arrivée à l’hôpital Saint-Louis , 1l souf rait depuis trois jours d’une céphalalgie atroce qui s’exaspérait au plus léger mouvement. Îl avait éprouvé en outre des fris-

(217) sons irréguliers et des bouffées de chaleur vers laiète, des tremblemens dans les membres, une lassitude générale, du dégoût et des nausées.

Deuxième periode. — Cinquième jour : la céphalalgie était devenue presqu'intolérable ; elle occupait spécialement la partie antérieure et latérale gauche de la tête; le visage était animé , les yeux rouges, brillans et irritables; la langue était sèche et blanchâtre ; le pouls dur et fréquent ; la respiration rare et profonde; la peau aride et brülante ; les membres étaient agités de mouvemens continuels ; il y avait un désordre très-marqué dans les idées ; cependant lorsqu'on interrogeait le malade , il répondait avec assez d’exactitude , mais d’une manière sèche et brève. — Douze sangsues au col ; émulsion nitrée ; pédiluves irritans ; lavemens. — Dans la journée le délire étant devenu plus fort, on pratiqua vers le soir une saignée du pied qui fut suivie d’un peu de calme.

Sixième jour: nuit agitée ; vers deux heures du matin, retour du délire; vociférations ; agitation ; coloration des pommettes ; yeux saillans, hagards et baignés de larmes ; exaltation de l’ouie; mouvemens convulsifs des muscles de la face ; langue blanche et nette; déglutition bruyante et pénible ; respiration profonde et mêlée de sanglots ; pouls tendu et vibrant; agitauion conti-

nuelle des membres ; carphologie. — Nouvelle saignée du pied; sinapismes aux cuisses ; un grain d’émétique en lavage ; glace sur la tête.

Troisième période. — Septième jour : immobilité des membres ; délire taciturne et mêlé de cris sourds et inarticulés ; yeux ternes; face colorée ; agitauon des yeux de haut en bas ; tête renversée en arrière ; langue sèche et brülante ; déglutition presqu'impossible ; selles et urines imvolontaires ; pouls faible et déprimé ; respirauon convulsive ; décubitus en supinauon.— Vésicatoires aux cuisses ; potion avec demi-gros de camphre. — Le coma devient plus profond, et la mort arrive dans la nuit.

Ouverture du cadavre. — 1°.L'arachnoïde qui recouvre la partie antérieure et latérale de l’hémisphère gauche, était rouge , enflammée et manifestement épaissie : cetie inflammation avait également lieu sur la face interne de cet hémisphère : uae exhalation séroso-purulente était répandue sur tous les points enflammés. Le feuillet qui tapisse la dure-mère offrait aussi une teinte rouge ce qui prouvait qu'il avait participé à la phlegmasic. |

20. Les ventricules latérauxcontenaient environ deux onces d’un liquide jaunâtre et transparent. — Les sinus et les vaisseaux du cerveau étaient gorgés de sang ; ce viscère était sain ainsi que le cervelet et la moëlle allongée.

— Les organes de la poitrine étaient dans l’état naturel ; il en était de même de ceux qui sont contenus dans l’abdomen.

(Dr. Biett. Dissert.)

183. Les trois périodes que nous avons distinguées à l’arachnitis, sont on ne peut mieux dessinées dans ce fait que nous avons extrait de fa dissertation de M. Bieti. La première période qui dure quatre jours est spécialement caractérisée parune céphalalgie des plus vives.La seconde période de moins de durée, commencele cinquième jour, a pour principaux symptômes le délire et l'agitation générale. La troisième enfin, consiste enun véritable coma quine dure que vingt-quatre heures et s'accompagne de divers phénomènes quin’appartiennent pas ordinairement à l’inflammation de la convexité : ces phénomènes sont les mouvemens du globe de l'œil, etle renversement de la tête en arrière. Nous pouvons regarder les deux onces de sérosité épanchée dans les ventricules latéraux, comme la cause qui à peut-être pu les produire ; mais cependant noussommes obligés d’attacher peu d'importance à cette opinion, ayant déjà fréquemment rencontré cette hydropisie sans les symptômes ci-mentionnés. Nous noterons encore l’arachnitis bornée à un seul hémisphère et n’ayant cependant pas offert des symptômes également bornés à une seule parte du corps,

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