GI
mittente.
Idem.
Avril
Idem.
Pluie.
Mai
Beau.
Idem,
lOG
Idem.
Septembre . . .
Idem.
Octobre
Pluie.
Novembre . . .
Idem.
Décembre.. . .
Idem.
Moyennes. .
ESPECE de combustible emploie.
Fagots et bois de deraol.
Bois de de'molition.
/ tic m.
Fagots,
Fagots et bois de dc'mol.
ItlciUt
Idem,
Eois de de'molition.
Idem.
Idem,
Idem,
Idem,
Frappé des variations de durée que présentaient ces expériences, nous recommatidâmes expressément aux ouvriers de maintenir la plus grande uniformité possible dans leur mode de chargement et de chaufïàge, et d'activer le feu de manière à abréger ia durée moyenne des opérations. Une seconde série de 1 9 fournées, faites dans le four n° 2 seulement, donna:
Durée maxirhum 118 heures;
Idem minimum 104
Idem moyenne 107,8
Observations déduites de ces résultats.
§ 56. Dans les fournées que nous venons de rapporter, on a eu occasion d'employer tantôt des fagots ordinaires, tantôt du bois de démolition de vaisseaux; mais ce dernier était refendu et empaqueté comme les fagots. Quoique imprégné des sels contenus dans l'eau de mer, et altéré quelquefois à un degré sensible, il est d'un usage aussi profitable que les autres bois; il en diffère seulement par la singulière facilité avec laquelle s'éteint le brasier qu'il produit.
Cela posé, si l'on fait entrer en ligne de compte les incertitudes de poids du combustible, les variations dans son état de division et d'humidité, on reconnaît de nouveau qu'il n'est guère possible d'attribuer aux saisons et à l'état hygrométrique de l'atmosphère une influence appréciable sur la dépense en combustible; car, dans des circonstances semblables, on s'écarte des résultats moyens tantôt en plus, tantôt en moins, comme nous l'avons déjà remarqué 53). Quant à la durée de calcination, dans les fours n"' 1 et 2 , il n'en est plus de même que dans les fours n*" 6 et 7; elle varie dans des limites très-étendues, sans que toutefois il y ait de corrélation entre ces variations et celles de la dépense en combustible. Or, les chaufourniers ont pour habitude constante d alimenter le feu à la demande du four, c'est-à-dire d'éviter une fumée trop épaisse, et une flamme trop maigre,
<jui laisseraient également refroidir les pierres de h voûte: il faut donc en conclure que, par des causes accidentelles, le tirage peut venir entre les mêmes limites, sans nuire à i'effet utile.
Cette conséquence nous conduit à parler d'un précepte que nous avons entendu recommander, et qui a pour but de diminuer considérablement l'activité de la combustion, à mesure que la calcination approche de sa fin.
Il est bien évident d'abord qu'en laissant toutes choses égales d'ailleurs, on ne peut, sans introduire de i'air froid en pure perte, dépasser la loi de décroissement théorique (§ 2o). Et en effet, dans tous les essais de ce genre, on voit l'incandescence de la pierre calcaire diminuer si rapidement qu'à coup sûr la calcination ne pourrait être achevée, si i on persistait. En second lieu, il est très-difficile de modérer à volonté ïe tirage par un régulateur placé à la base du four , à cause des manœuvres fréquentes qu'exige la conduite du feu. On y supplée toutefois, en ajoutant à la partie supérieure de la charge une certaine quantité de pierres réduites en menus fragments. Mais, en définitive, l'économie de combustible n'est qu'apparente; car, ainsi qu'on le voit pour les fours n°' 1 et 2, la durée de la calcination augmente lorsque le chauffage est ralenti, et donne par cela même, pour la dépense totale , un produit constant.
Expériences faites dans le four n» 3.
§ 57. Passons maintenant au détail des expériences faites dans le four n° 3.
Les auteurs de ce système, MM. Donop et Deblinne, ont annoncé qu'avec du calcaire des environs de Paris ils pouvaient faire une fournée de chaux en 27 ou 30 heures; que la dépense en combustible était alors d'à peu près 2"" de tourbe mélangée , par mètre cube de chaux; et qu'en remplaçant la tourbe par le bois, il en fallait également 2 stères. Évaluant chaque stère au poids moyen de 400*', cette dépense serait de 8O0'' par
mètre cube de cliaux, c'est-à-dire bien inférieure h celle que donnent les fours n"^ 1 et 2. Un tel exemple de promptitude d'exécution et d'économie de combustible avait inspiré de grandes espérances, à ï'époque oîa l'on construisit, à Brest, le four n° 3 ; mais elles ne tardèrent pas à s'évanouir, quand on en vint à l'emploi. On se borna même aux quatre fournées suivantes :
Pierre calcaire. Heures de feu. Chauï vive.
. . . idevi 54 4,44;
3^. . . . idem. .... 54 4,44 à peu près ;
4*.... idem 77 Calcination bien complète.
La marche de ce four nous est assez connue par nos expériences ultérieures pour afiirmer qu'il ne devrait pas consommer moins de 220*' de bois par heure: ainsi, la seule
fournée qui ail réussi a coûté = 1900^ de bois, par
mètre cube de pierres. Comment interpréter l'immense supériorité des résultats de MM. Donop et Deblinne? Faisant ici la part qu'on peut attribuer à de légères différences de construction , ou à la moindre habileté des chaufourniers , n'cst-il pas probable que cette anomalie réside principalement dans ia différence d'état du calcaire employé? Celui des environs de Paris est d'un aspect terreux, et n'est pas réputé pour offrir beaucoup de cohésion ; celui de Brest, au contraire, est d'une texture cristalline très-serrée, et nous a donné, en résistance à la rupture, 70*' par centimètre carré, c'est-à-dire plus que nos porphyres et nos belles pierres d'appareil de Ksanton : or nous avons expliqué (§2) comment la cohésion retarde la calcination, et comment on se soustrait à cette influence, en réduisant les matériaux en petits fragments ; par ce moyen , on pouvait donc rendre les résultats comparables. En effet, après avoir préparé une quantité suffisante de fragments calcaires , on profita de la voûte fixe à claire-voie ( fig. 1 0) , pour soutenir la charge au-dessus du foyer; on barda la masse
tTe rondins presque verticaux, afin de faciliter le tirage; mais on ne remplit pas le four jusqu'à i'orifice supérieur, dans la <;rainte de ne pouvoir calciner assez promptement les dernières portions. On obtint alors:
Pierre calcaire. Heures de feu. Cliauivive, BoisBrùIé.
6«. 7,54 25,5 4, 22.. 6542 . 0""^ 62 d'e«« vaporisée j
Ces essais, le 7'°* surtout, sont bien supérieurs aux quatre premiers, et se rapprochent beaucoup de ceux de MM. Donop et Deblinne. Mais, sans rien préjuger sur l'effet de la vapeur d'eau introduite en dernier lieu, il n'en résulte pas moins que ce système de four n'est susceptible d'un bon emploi, avec le calcaire de Brest, qu'en augmentant les frais de main-d'œuvre; et qu'outre ce surcroît de dépense , la quantité de bois brûlé, par mètre cube de pierre, reste à peu près la même que dans les fours n°^ 1 et 2 , puisque l'expérience n" 7 donne encore " / r= lOSS"". Donc ces derniers eux-mêmes méritent la préférence.
Comparaison de fournées faites avec ou sans vapeur (Tcau.
5 58. En comparant la fournée n° 5 avec les deux suivantes, n°' 6 et 7, on est amené naturellement à rechercher si l'amélioration progressive des résultats n'est point due à l'influence de la vapeur d'eau. Mais ces mêmes fournées ne donnent pas d'indications assez précises ; la quantité de pierres employées n'était pas constante , et le feu était interrompu trop tôt. Pour y suppléer, nous avons fait charger complètement le four n° 3 avec des matériaux non concassés, et nous avons trouvé :
8" . . . 8™ "=9 de calcaire, 51 ^ heures de feu, 1674 fagots brùle's, 3"""^ d'eau vaporisée, calciiiation parfaite.
Ainsi la différence avec la fournée n" 4 a été de 25 ^ heures de feu , et avec les trois premières , elle a été d'une demi-calcination à une calcination complète. Toutefois, n'ayant aucune
donnée sur l'ëtat du combustible employé et sur le mode de chargement suivi dans ces quatre essais, nous avons craint, avec raison, de nous exposer à des conséquences inexactes; et en effet, une nouvelle fournée dirigée comme la 8*, mais sans vapeur d'eau, a donné:
9'. . . 8™''9 de calcaire, 49 heures de feu, 1496 fagots, calcination complète.
Voici également deux expériences faites dans le four n" 6 , sans admettre de vapeur d'eau :
10". . . 68 heures de feu, 2658 fagots j 11^.. 68 , 2687
Ces nombres ne s'appliquent, il est vrai, qu'au compartiment inférieur: mais c'est lé seul où la vapeur d'eau puisse avoir quelque action.
En résumé, l'expérience n° 9 rapprochée' du n" 8 indique qu'il y a avantage de temps et de combustible à se passer de vapeur d'eau; mais les expériences n"' 10 et 11, comparées à celles du § 53, ne donnent aucune différence de temps, et rentrent, pour la dépense en combustible, dans les limites des variations ordinaires. Cela posé, chaque kilogramme d'eau exige 1", pour sa chaleur latente, en passant à l'état de vapeur, 550 calories; 2°, pour s'élever à la même température que les gaz sortants, GOO" environ, 0,85x600 = 510 calories; d'où, en somme, 1060 calories. Or, ie bois ordinaire (§10) pouvant développer, par l'^, 2611"',6, donnant une flamme à peu près à 900°, et laissant échapper les gaz brûlés à la température de 600" admise tout à l'heure, n'a pour effet utile que '"l'y- X 261 1,6 = 8 70'"', 5. On voit donc qu'il faut plus de l'' de bois par kilogramme de vapeur, et que 3'"^ d'eau absorbent l'effet utile de ^-^^ x 3000 = 3653'' de bois ou environ 400 fagots. Donc, puisque cette dépense assez considérable ne se trouve pas en surcroît dans les fournées n"' 9,10 et 1 1, il faut bien qu'elle ait été annulée, au moins en grande partie, par l'effet chimique de la vapeur d'eau.
D'après cette discussion , il semblerait inutile de persister comme nous le faisons dans l'emploi de l'eau j mais nous y avons été déterminé par quelques considérations déjà indiquées, et sur lesquelles nous allons revenir en peu de mots. Dans les fours avec ou sans grille , conduits à la manière ordinaire, la base de la charge, et surtout la partie qui est à l'opposite de l'entrée du foyer, donnent beaucoup de chaux surcalcinée, quelquefois même vitrifiée : elle prend alors une couleur noirâtre; elle s'éteint difEcilement, et ce travail moléculaire dure assez longtemps pour occasionner des mouvements dans les maçonneries. Au contraire , en se servant de vapeur d'eau, la chaux reste d'un jaune fauve remarquable et s'éteint aisément ; enfin l'eau qui baigne le fond du cendrier et s'évapore continuellement empêche la grille, ses supports et les parois environnantes de rougir, et les maintient dans un état parfait de conservation.
Résume de ce chapitre,
§ 59. Les résultats des divers fours dont il a été question dans ce chapitre forment, en résumé, le tableau suivant:
heures
Four n° 1, . . . durée de la calcination (3,36, dépense en combustible
pour 1™ " de pierre. .. ( pour ù/em 1087*'
Four n" 2, . . . idem 2,75, idem 1039
^ourn^-ii^^^^^^^lf^"^^^^,"), idem 4,42, idem 1053
Four n" 6 modifié, idem 2,22, idem 799
Four n° 7, idem 2,15, idem 777
D'où l'on voit que les deux derniers fours ont un grand avantage sur les autres. Si maintenant on fait abstraction de leur compartiment supérieur, il restera :
Foyr n" Ç modifié, temps = 2'',56, combustible VëTs— — 9^^^ Fourn°7 idem.W =2,25, idem ^^,^=843.
C'est-à-dire que l'avantage est déjà très-notable sous le rapport des dispositions adoptées pour le compartiment inférieur ; mais
que i'emploi simultané des deux compartiments ajoute encore à l'économie ,
Pour le four n° 6 modifie, temps 0^,34, combustible 163^ Et pour le four n° 7, . . . . idem 0,tO , idem 66.