COMPARTIMENT INFERIEUR DU FOUR
COMPARTIMENT
SUPÉRIEUR
1^' ([uart.
quart.
quart.
quart.
quart.
quart.
quart.
Notnfcre J
de fagots.
Totaux. .
L'ouverture du cendrier inférieur n'a que 0'",40 en carré; il faut néanmoins la munir d'un registre, et, pendant que le feu est dans le foyer inférieur, ne laisser tout au plus que \ de l'espace libre pour le passage de l'air froid. Quand on reporte la combustion dans le deuxième foyer, il faut , comme on le pressentait aisément, que la même ouverture soit fermée presque hermétiquement.
De la tk'pcnse on inain-d'reuvn; et en comLustihlc
§ G4. Le premier des tableaux ci-dessus indique pour fa Lrique plate une durée de feu de 41 heures, tandis que le second ne donne que 38 heures pour la brique creuse. Ces nombres ne sont cependant pas invariables d'une fournée à l'autre, et on peut poser en fait qu'il faut le même temps pour les deux espèces de briques, c'est-à-dire 36'' environ dans îe compartiment principal et 4*' dans l'autre. Un pareil résultat s'explique tout naturellement par les ménagements qu'il faut prendre, suivant le degré de dessiccation des briques, et par l'incertitude oii peut rester le chaufournier, après avoir retiré des échantillons d'essai. Par la même raison , la dépense en combustible ne saurait être constante; mais, en principe, cette dépense doit toujours être établie en ayant égard à la nature de l'argile et au degré de cuisson des produits : sans cela , les résultats ne signifieraient rien , et la plus mauvaise fournée serait en apparence la plus économique.
Celles que tout à l'heure nous avons prises pour exemple ont parfaitement réussi : h peine a-t-on eu quelques briques de déchet, et la cuisson, sans être h un égal degré dans toute la hauteur du four, n'a cependant laissé rien à désirer. Depuis que nous sommes parvenu, après plusieurs essais infrucîueux, à reconnaître la manière d'opérer la plus convenable, nous avons recueilli un grand nombre de nouveaux résultats; mais les diiïérences étant peu de chose, nous nous bornerons à déduire des deux précédents le poids de combustible qu'exige la bonne cuisson d'une brique plate ou creuse.
Les fagots employés pesaient 8'',9, terme moyen; il vient donc :
rour une brique plate. . . = i',o/t,
lit pour une brique creuse — 2,20.
' 2200 H- lO'iO
Les volumes de ces briques son t entre eux : : 1 , 2 6 5 : 3 , 4 5 G ( § 62); ils ne sont donc pas dans le rapport des dépci>sos;
tnais la raison en est évidemment à ce que, dans le premier cas, l'épaisseur d'argile est au moins de 0'",05, tandis que dans le second elle est de 0'",03 au maximum.
Influence de ta manière de charger le four et de conduire la combustion.
§ 65. Nous nous proposons maintenant de montrer qu'avec le même four, chargé ou cliaun'é différemment, on n'est conduit qu'à des résultats moins avantageux.
1" On avait disposé la charge de manière à remplir complètement l'œil de chaque compartiment , et les briques étaient plus serrées dans le compai timent supérieur que dans l'autre. Le tirage fut très-faible, quoique l'entrée du cendrier fût restée libre jusqu'au moment d'allumer le feu sur la seconde grille; et on eut :
Compartiment inférieur
BRIQUES
plates employe'es.
DURÉE
du feu.
COM- DUSTIBLE
brûie'.
BRIQUES
demicuites.
DÉPENSE
1 pour
cassées.
britjue.
On remarquera sans doute (|ue ce résultat offre beaucoup d'analogie avec celui que nous avons déjà discuté (§ 43 ).
2" Afin d'avoir un meilleur tirage, on chargea seulement jusqu'à 0™,50 au-dessous de chatjue orifice, et on laissa plus d'intervalle entre les briques, surtout dans le compartiment inférieur. L'entrée du cendrier resta libre comme précédemment. Il vint :
si
demi-cu
ce n
vitrifie
1 Conipartimcnt infcricur 1 Idem supérieur:
3° Les briques furent encore plus espacées; et quoique l'on •eut réglé convenablement l'entrée du cendrier, voici le résultat qu'on obtint :
Compartiment inférieur
BRIQUES
plaies employées.
DURÉE
du feu.
COM- BUSTIBLE
brùle.
BRIQUES
demicuites.
BRIQUES
cassées.
DÉPENSE
pour une brique.
4° On prit des briques creuses; on laissa entre elles beaucoup de vide, comme tout à l'heure; mais on activa le feu plus que de coutume. On trouva :
Compartiment inférieur
BRIQUES
creuses employées.
DURÉE
du feu.
COM- BUSTIBLE
brûle'.
BRIQUES
vitrifie'es.
DÉPENSE
pour une brique.
Expériences sur diverses dispositions de fours.
§ 66. Les résultats que nous venons de rapporter n'ont pas besoin de commentaire ; seulement, pour compléter ce mode d'analyse, nous allons indiquer des expériences relatives à d'au très dispositions de fours.
1" Le four n" 4 (§ 31), avec ses trois compartiments et ses deux foyers à flamme recourbée, donna dans une première expérience :
Pour les deux compartiments inférieurs, 3,000 briques creuses environ , 84 heures de feu et 14,400 kilogrammes de bois brûlé.
Le troisième compartiment, ne pouvant guère servir que comme séchoir, contenait seulement quelques rangs de briques, .En définitive, la cuisson était extrêmement inégale; les briques
étaient vitrifiées (|ans la partie voisine Je chaque foyer, et n'étaient pas cuites dans la partie opposée.
2° Dans le même four, la voûte cîu troisième compartiment fut démolie, et les deux foyers furent reportés directement aii-dessous de chaque charge. Il vint alors :
Coniparlimctit inférieur Idem supérieur
fomparlimcnt inférieur Idem supérieur
ce ^ £^
DURÉE
du feu.