COMBUSTIBLE
brûic.
BRIQUES
peu ctiites.
BRIQUES
cassées ou vitrifie'es.
DÉPENSE
pour une bricpic.
li',58
Les Lri(|uescles deux dernières fournées claienl faites avec rie l'argile mêlée d'un tiers de son volume de sciure de hois. Quoique le degré moyen de cuisson fût médiocre, ces résultais nous firent voir qu'avec un feu modéré et longtemps soutenu, il était possible d'opérer, non-seulement sur une grande hauteur de charge, mais encore sans parois enveloppantes, ainsi que nous avons déjà eu occasion d'en parler.
5° Enfin on essaya l'emploi du four n° 1 pour la cuisson de la hrique creuse; il fallut.
Pour 2,700 briques creuses , 74 heures de feu , et 9,318 kilogrammes de combustible brûlé, d'où 3*', 4 5 par brique.
Mais nous dirons île cette expérience , comme des précédentes,que le degré et l'uniformité de cuisson n'étaient pas comparables à ce qu'on obtient dans le four à compartiment n" 5 ; et qu'en définitive ce dernier présente, non-seulement supério rité dans ses produits, mais encore économie de temps et de combustible.
0° Il faut excepter néanmoins de celle conclusion le four n" 7, où la cuisson de fa brique s'opère tout aussi bien que d;!ns le four n" 5, et avec une dépense de combustible beaucoup moindre. En effet la consommation totale étant de 2G,99 1 kilogrammes ( § 54 ), si l'on en déduit pour 32'"" de pierres cal caires la quantité (|u'exigcrait ie four n" 6 modifié, ou 32x799''=255G8(553), il reste, pour la charge de briques dans le compartiment supérieur, 26991 — 25568 = 1423*'. Or ce compartiment contient, termemoyen , 4,030 briques ordinaires, donc chacune ne coûte que [^^-1 =o'',35 de combustible.
L'emploi de ce four n"7 ne donnant lieu à aucune observation importante qui n'ait déjà été rapportée , nous n'y insisterons pas davantage; nous dirons seulement que , dans certains cas , lorsqu'on veut cuire des briques de forte épaisseur, il est utile, pour atteindre ie degré de chaleur conv enable, de faire deux ou trois heures de feu dans le foyer supérieur ; la voûte fixe n'en soulïic pas d'une manière sesisiblc, et on évite par lu toute surcakination de la chaux dans le premier compartiment.
De la cuisson du plâtre dans ie Tour ii" 3.
§ 67. La cuisson du plâtre est une opération facile; aussi nous ne dirons que peu de mots à ce sujet. La pierre à plâtre, telle qu'elle nous vient de Montmartre, est un sulfate de chaux contenant un cinquième de son poids d'eau de cristallisation , plus une petite proportion de carbonate de chaux , qui passe pour contribuer beaucoup à son excellente qualité. Cette pierre a une densité égaie à 2,30 , celle de i'eau étant prise pour unité. La cuisson a pour but de la débarrasser de son eau, en totalité ou en partie seulement. Il sufiit d'une assez faible incandescence pour arriver à un pareil résultat. Alors les fragments volumineux donnent toujours un noyau moins cuit que la portion enveloppante; mais on sépare l'un et l'autre avec soin : le premier sert à confectionner ce qu'on nomme plaire fin , et le reste se convertit en plâtrée gris ou commun , bon pour les dégrossissages , etc. Cette matière réduite en poussière absorbe l'eau avec avidité ; et par suite , plus on la laisse vieillir sans emploi, plus elle perd de son énergie : aussi n'en doit-on préparer que peu à la fois, et réservons-nous pour cela le four n° 3 , dont la capacité n'excède pas 9""" : nous ne le chargeons même jamais complètement jusqu'à l'orifice.
Voici, pour une fournée de 8™", la marche de la combustion :
1" lieure
lO*
Total 253
13 fagots.
Dans celte cxpérifuce , ie poids moyen des fagots était de s'', 7; ce qui donne une dépense totale de 253 x 8,7 =: 2201'' pour les 8"" de pierre, et par suite, de 275 kilogrammes pour 1'"'". H a suffi, comme on le voit, de dix heures de feu.
Enfin , quand la pierre à plâtre est transportée au loin , elle donne une assez forte dose de menus débris et de poussière , en raison de sa friabilité. Ces débris et cette poussière ne peuvent être chauffés dans le four même, parce qu'ils obstruent les interstices vides, et s'opposent au tirage : c'est alors, pour en tirer parti, que nous recourons à l'emploi d'un four nouveau, celui qui nous sert ordinairement pour la préparation des pouzzolanes factices, et que nous décrirons dans îe chapitre suivant.