RÉSIDUS OBTENUS POUR 100 PARTIES DE MATIERE
Par une distillation lente.
Par une distillation rapide.
Charbon.
Cendre.
Charbon.
Cendre.
Jeune bouleau ....
Jeune sapin {t'piceà)
TiHeiiî
Tiges de roseaux. . .
Paille de seigle. . . .
Tous ces combustibles étaient pi-éalablement réduits en copeaux minces, et parfaitement desséchés à l'air pendant plusieurs jours, à une température d'environ 1 5°.
À l'inspection de ce tableau, on reconnaît, 1° que toutes les espèces de bois donnent à peu près un égal résidu en charbon , quand on les traite dans des circonstances semblables; et que les dinérences, s'il en existe, sont plutôt accidentelles que dues aux difîéreiiccs mêmes de texture ou de densité; 2° que ces résidus varient du simple au double, suivant que la distillation est rapide ou lente; qu'ainsi la première manière d'opérer est la plus favorable au développement des produits gazeux susceptibles de s'enflammer.
Quant aux houilles, les plus fortes variations de résidu ne vont guère, suivant M. Karsten, au delà de -ytô ^^^^ poids; il suffit donc d'avoir égard aux résultats obtenus par la distillation lente. Dans l'ouvrage déjà cité, M. Karsten rapporte de nombreuses expériences sur ce sujet : leur examen nous a conduit h une règle générale pour déterminer le résidu avec une grande approximation , quand on connaît la composition chimique de la houille; nous allons indiquer cette règle.
L'eau interposée se dégage par la simple dessiccation; l'eau combinée absorbe la moitié de son poids de carbone, et l'hydrogène quatre fois et demie.
Par exemple, la houille de Kilkenny , connue sous le nom de cati/ic/coal , contient, après dessiccation complète :
Carbone 74,47, cendre 0,05 , eau combinée 22,06 , hydrogène 2,97; elle perdra donc en carbone, par la distillation lente,
|x22,06 -+- 4,5 X 2,97 = 24,39; ce qui suppose un résidu de 74,47 — 24,39 = 50,58 (M. Karsten indique 5 1 ,82 )
Cette houille étant l'une des plus grasses que l'on puisse
1 Un seul exemple ne prouve rien pour la justesse d'une règle; mais en voici d'antres qui la confirment , et qui apprennent en même temps que c'est à la présence et k la proportion de i'hydrogène que les houilles doivent leur
citer, on en conclut qiie toutes donneront beaucoup moins de flamme que ie bois, et se rapprocheront ainsi des combustibles de la première catégorie.
De l'ordre dans lequel apparaissent les produits aqueux de la distillation.
§12. Les produits gazeux et liquides de la distillation torment le complément du résidu en ciiarbon; nous n'avons donc plus à nous occuper de leur poids total, mais seulement de leur nature, et de l'ordre dans lequel ils apparaissent.
Quand on soumet le bois à la distillation en vase clos, de manière à recueillir et fractionner tous les produits , sans les laisser brûler au contact de l'air, on obtient de i'eau, de l'acide carbonique, de l'acide acétique, de l'oxidc de carbone , de l'huife empyreumatique, de l'hydrogène carboné et même de l'hydros gène pur. Alors, suivant les expressions mêmes de M. Thénard, i'eau et l'acide carbonique, qui sont très-oxigénés, se forment les premiers; le gaz oxide de carbone et l'acide acétique, qui le sont moins, se forment en second lieu; l'huile qui ne l'est que peu, et le gaz hydrogène carboné, qui ne l'est pas, ne se forment
proprie'te' de donner , par ia distillation , un coke pulvérulent , fritte ou boursoufle'.