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péricardiques séparées, ne communiquant pas du tout sur la ligne médiane, dans l’Arca Noae et encore dans l’Arca barbata, à donné lieu à diverses interprétations. Pour les uns, cette duplicité du cœur est originelle, pour les autres. elle est secondaire.
Milne Edwards la considère comme primaire, et en partant de cette duplicité, il arrive facilement au cœur des
Fig. 22. Cœur d’Arca scapha (Gr. 2).
Lamellibranches entourant le rectum. Certains faits embryologiques et anatomiques chez les Vers et les Céphalopodes semblent confirmer lopinion de Milne Edwards. Mais alors si cette duplicité est phylétique, il faudrait admettre un arrêt de développement, un arrêt ontogénétique. Si elle est secondaire, le cœur serait dans l’ontogénie un organe impair. Dans l’un et l’autre cas, cette duplicité serait due au développement extraordinaire des rétracteurs postérieurs du byssus. Quoiqu'il en soit, il est établi maintenant, comme Ziegler (141) l’a montré dans le Cyclas cornea, que le péricarde est d’abord double et que les vésicules péricardiques confluent ensuite. Je n’insisterai pas plus sur ce fait, on trouvera une discussion plus complète dans les ouvrages d'embryologie comparée et dans le travail de Grobben sur la glande péricardique. Dans l'Arche de Noë et dans l’A. barbue (fig. 20, 21, P) les deux chambres péricardiques, très étroites, s'étendent beaucoup en avant et en arrière, de même que les oreillettes. Leur coloration de rouille est due, comme Grobben la montré, au revêtement péricardique formant une couche de cellules épithéliales dont l'extrémité arrondie fait saillie dans la chambre, et qui renferment des corps sphériques réfringents.
Des plis longitudinaux et transversaux font paraître la surface de l'oreillette bosselée. La partie élargie s’unit au ventricule, mais inférieurement, en sorte que le ventricule surplombe l'oreillette, même au niveau de son échancrure médiane (fig. 20, 21, 22). A cause de l’adhérence des faisceaux palléaux sur la coquille et de celle des rétracteurs, il est extraordinairement difficile, par suite de la position des cœurs, d'obtenir ceux-ci sans lésions, même faibles. De plus, comme les ventricules sont très petits relativement à la grandeur de l'animal, que tous les tissus sont beaucoup moins mous que chez les autres Pélécypodes, on comprendra qu'on n'obtient pas des injections réussies aussi facilement qu'on le désirerait.
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De chaque ventricule part un gros tronc qui se bifurque immédiatement. Il se forme ainsi deux vaisseaux antérieurs (fig. 20, 2°, 1”) qui donnent l'aorte antérieure (fig. 20, 1). et deux vaisseaux postérieurs (fig. 20, 2°, 2°) qui se réunissent en une aorte postérieure (fig. 20, 2).
On remarque à première vue une certaine asymétrie. Les ventrieules ne sont pas tout à fait à la même hauteur, et le tronc antérieur gauche est de beaucoup le plus long : il vient se réunir à son congénère droit à peu près aux deux tiers de la largeur de l'animal, mais exactement au-dessus de l'intestin. Avant leur jonction. ces deux vaisseaux antérieurs donnent un grand nombre de petits rameaux au manteau et à Ja membrane cardinale (fig. 20).
Fig. 9%. Circulation dans l'Arche barbue.
4’, Artère des rétracteurs du byssus. Gb, glande du byssus.
L'aorte (lig. 20, 2), qui résulte de leur fusion, est large. située à droite de la charnière, et incurvée pour venir rejoindre la ligne médiane : sa concavité est done tournée à gauche. Elle n’émet pas de branches importantes avant d'arriver aux deux rétracteurs antérieurs : elle donne alors une branche superticielle en partie récurrente et une artère viscérale profonde (fig. 23. 4”). tout à fait récurrente.
2 HAE L'arière musculaire vient ensuite (fig. 23. 1/1). puis la bifurcation de laorte en deux marginales antérieures (fig. 23, 7, 7). En avant des rétracteurs antérieurs on voit le trone viscéro-pédieux (fig. 23. 3) d'où naissent les artérioles labiales (4). tentaculaires et œsophagiennes et une artère gastrique, puis il s’incurve pour se rendre à la base du pied. A cette hauteur, il donne au même niveau deux ‘artères byssales (fig. 23, 5°). une gauche et une droite, tandis que le tronc médian suit le bord antérieur du pied (fig. 23, 5). Les deux artères du byssus contournent la gouttière byssale, qui est très allongée et se ramifient dans les parois.
La viscérale récurrente (fig. 23, 4°), qui nait en arrière des rétracteurs antérieurs. donne chemin faisant des rameaux à l'estomac, aux glandes génitales, aux parois, et arrivée à peu près au niveau du milieu des rétracteurs postérieurs. elle s'enfonce entre ces deux muscles et se ramifie plusieurs fois sur les deux faces en regard. Quand on fait pénétrer la matière colorée jusqu'à cet endroit, ce qui n’est pas chose facile. et qu'on écarte les rétracteurs, on aperçoit bientôt les rameaux. Ils envoient entre les faisceaux des artérioles qui pénètrent dans l’intérieur des muscles.
Les deux vaisseaux postérieurs (fig. 20, 2° 2”) viennent se souder en une aorte postérieure, ils naissent du tronc unique qui sort de chaque ventricule immédiatement après les valvules fermant ce tronc unique. Un peu renflés à l’origine, ils contournent les rétracteurs postérieurs et par conséquent se rapprochent des deux troncs antérieurs : puis ils s’infléchissent brusquement vers l'intestin en se plaçant au-dessous de celui-ci et viennent se réunir sous le rectum dans l’étroit espace intermusculaire (fig. 20, 2). En chemin, cette aorte donne de petites branches à la membrane cardinale, à l’adducteur et enfin, après avoir passé par-dessus le musele en le vascularisant, elle vient se bifurquer en deux marginales postérieures (fig. 23, 8).
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Celles-ci se réunissant aux marginales antérieures, donneront la cireumpalléale (fig. 23, 9).
Le système veineux n'offre que peu de particularités. Les sinus sont d’ailleurs dans les Arches très peu développés. Une injection du manteau montre, dans la partie antérieure, des ramuseules très ténus qui partent du bord marginal, remontent le manteau en se réunissant à leurs voisins pour donner des rameaux dont le calibre augmente ainsi progressivement. Ils arrivent à ne former qu'une seule veine palléale antérieure qui se jette dans l'oreillette. Les autres parties du manteau n'offrent pas de voies de retour aussi différenciées.
On trouve aussi les sinus parallèles aux faisceaux musculaires et les grands sinus musculaires cités dans les autres genres. Le sang épanché dans les lacunes viscérales passe dans les organes de Bojanus, au moyen d’un gros sinus à parois propres qui, partant de la cavité viscérale, remonte latéralement, s'appuie sur le plancher péricardique en arrière du ventricule et se ramifie ensuite dans l'organe de Bojanus, très petit dans l’Arche. Comme l'extrémité postérieure des oreillettes touche ces organes, il est probable que le sang. de là, passe dans le cœur et dans les branchies. On voit que dans ce type le système veineux est moins compliqué que dans les Moules, par exemple, et les autres Lamellibranches inférieurs.
Les branchies sont trop connues dans lArca Noae (Bonnet 17) pour que je m'y arrête. L'étude que j'ai faite de celles de l'A. 4arbata ne m'a rien montré de nouveaü.
PECTUNCULUS Lam.
J'ai étudié le P. violacescens Lam., le P. glycymeris L. et le P. bimaculatus Poli. Le P. violacescens se vendant couramment à la Pêcherie d'Alger, j'ai pu facilement faire mes recherches sur des animaux frais.
Bien que le Pétoncle soit placé à côté de l'Arche, dans
une même famille, on remarque tout d'abord une différence essentielle dans l'organe central de la cireulation. Le cœur est simple (fig. 2%, V. O). de mème que la poche