FAMILLE XVIII
MYIDÉS
MYA L.
Mes recherches ont porté sur la #. arenaria L. et sur la A7. truncata L.
Le cœur de la Mye des sables est presque quadrangulaire ; il offre en arrière une dilatation périrectale, communiquant avec le ventricule par la face supérieure du rectum. La dilatation a des parois plus épaisses que l'oreillette et possède des faisceaux musculaires qui s’attachent à la paroi et sur le rectum. Cette dilatation est probablement le siège de pulsations supplémentaires. Dans des animaux très contractés par l'alcool, elle prend la forme de celle de la Mactre (fig. 46). Une valoule sépare la dilatation du
ventricule.
Le reste du système circulatoire est identique à celui de la Lutraire. Les deux vaisseaux latéraux des siphons communiquent avec les deux branches de laorte postérieure chacun par un orifice à valvule. Ils suivent toute la longueur des siphons, et arrivés à l'extrémité, ils se déversent dans les éminences papilleuses et passent dans la dépression située entre les deux orifices siphonaux, afin de venir communiquer entre eux.
Aa
Le retour du sang s'effectue par des canaux dont je n’ai pu préciser la nature. Ce sont des espaces situés entre les faisceaux et les couches musculaires composant les parois des siphons. Il est probable que l’endothélium y manque. |
Les branchies des Myes ont la même structure que celles des Lutraires : ce sont d’ailleurs des animaux voisins au point de vue anatomique et biologique. Le suspenseur et la surface de la lame branchiale n’offrent rien que nous ne connaissions. Les vaisseaux afférents correspondent -aux septa, les efférents aux intervalles des septa. Ces derniers commencent dans le feuillet réfléchi, mais à une certaine distance du bord libre, ils se recourbent dans l’espace interfoliaire pour suivre le feuillet direct et se jeter dans le vaisseau collecteur efférent. A partir de la courbure, chaque canal envoie un rameau jusqu’au bord libre, en sorte que sur une faible étendue, celui-ci forme un septum réunissant les feuillets et divisant ainsi chaque compartiment en deux chambres incomplètes. Suivant la hauteur à laquelle aura été faite une coupe transversale, on verra le canal efférent correspondre à une cloison ou non. Dans le deuxième cas, on trouve alors deux canaux en regard (fig. 41 et 51).
La branchie possède les mêmes gouttières respiratoires et les mêmes anastomoses transversales.
L'irrigation de la lamelle qui prolonge le feuillet réfléchi externe est faite par des branches qui se détachent du vaisseau afférent. Les canaux efférents partent du bord le plus haut.
Posner à donné de la branchie de la Mye des sables un schéma un peu incomplet (98. 1).