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L’eau recolore le violet de méthyle sulfureux, la réaction au chloromercurate de paramidobenzène, et au chlorure ammoniacal d'argent est négative. L’azote organique est audessous de la moyenne, l’ammoniaque libre fait défaut où n'existe qu’en petite quantité, ainsi que le fer et l’acide phosphorique, les acides gras se rencontrent à l’état de traces. Sous l'influence de la chaleur, les nitrates subissent une rétrogradation insignifiante qui donne lieu à une augmentation d’azote organique du même ordre.
Tels sont les caractères d’une eau pure, ou d’une eau débarrassée par une sorte d’auto-purification des produits de la putréfaction.
Lorsque la température de l’eau subit des variations et qu’elle s’élève, la vie aérobie fait place à l’anaérohie, la combustion de la matière organique subit un temps d’arrêt qui laisse persister les produits de la dislocation diastasique; l’eau est infectée, la contamination est présente.
Cette période est caractérisée par l’inertie de l’eau sur le violet, par son activité sur le chloromercurate, sur le chlorure d'argent ammoniacal. La proportion d’azote organique est élevée ; on trouve dans l’eau, du fer, de l’acide phosphorique en quantité appréciable, de l’ammoniaque libre, des composés sulfurés, des acides gras.
Si l’on soumet l’eau à l’action de la chaleur on observera la rétrogradation des nitrates, l'augmentation notable de l'azote organique.
Tous ces faits ne laissent aucun doute sur les qualités médiocres où mauvaises d’une eau ; ils permettent de tirer des conclusions et montrent pourquoi une eau de pureté organique moyenne qui reste potable l'hiver et le printemps, peut devenir nuisible en été ou lorsqu'elle est soumise à une
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élévation de température, ainsi que la relation constante qui existe entre l’éclosion des épidémies d’origine hydrique, telles que la fièvre typhoïde, et les saisons.
C’est également la raison pour laquelle l’essai d’une eau doit toujours être comparatif c’est-à-dire fait à froid el après un séjour à l’étuve chauffée à 41-42°.
Si l’eau supporte cette épreuve sans présenter les réactions de la contamination où des variations dans la composition, elle offre par cela même une grande garantie, sa valeur hygiénique en découle ; mais si un changement survient, l’eau doit être suspectée ou tout au moins doit faire l’objet d’une étude attentive et suivie.
Vars LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LÉPINE. :
Vu :
LE DOYEN, LORTET.
Vu et permis d'imprimer :
LE RECTEUR DE L'ACADÉMIE, Président du Conseil de l’Université,