SV D
Peromiceras Moureti (grand. nat.), d'après un échantillon de la craie de Villedieu.
PERONICERAS SUBTRICARINATUM. D'Ors., sp.
(PL X, fig. 1, » et 3; PL XI, fig. 1.)
1810. Ammonites tricarinatus. D'Orbigny, Paléontologie française, Terrains crétaces, 1, p-: 307, pl. XCI, fig. 1 et 2. À
1850. Ammonites subtricarinatus. D'Orbigny, Prodrome de paleontologie, t. IL, p. 212. Terrains crétacés, 22° étage, n° 9.
1863. Ammonites subtricarinatus. Stoliczka, Cephal. of Southern India, p. 54; pl. XXXI, fig. 3. €
1867. Ammonites tridorsatus. Schlüter, Jüngsten Anmoneen Norddeutschlands, p. 26, pl. V,
1872. Ammonites tricarinatus. Schlüter, Cephalopoden der oberen deuischen Kreide, p. 44,
pl. XII, fig. 1 à 4.
Coquille discoïdale, comprimée, à flancs plats, à bord externe subconvexe, orné en son milieu d’une quille saïllante assez marquée, accompagnée de deux quilles latérales plus faibles.
Ombilic de grandeur variable, ordinairement assez grand, peu profond, à paroi verticale se raccordant graduellement avec les flancs par un pourtour arrondi un peu pincé. |
Les flancs sont ornés de côtes droites très faiblement obliques en avant, tantôt simples, tantôt bifurquées. Sur le bord de l'ombilic, elles sont légèrement surélevées ou subtuberculées dans le sens de leur longueur et elles se
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terminent vers le bord externe par un tubercule un peu allongé dans le sens de l’enroulement. Les côtes tantôt restent simples, tantôt se bifurquent un peu au-dessous de la moitié de la hauteur des flancs. La proportion des côtes simples et des côtes bifurquées est variable : parfois ces dernières prédominent, d’autres fois l'inverse a lieu: souvent les unes et les autres alternent régulièrement.
Cette espèce a été établie par d'Orbigny sur deux échantillons provenant des couches crétacées des Corbières : comme je n’ai pas eu l’occasion d’observer d'échantillons complètement identiques à ceux-ci, je crois devoir rappeler ici la diagnose donnée par d’Orbigny pour cette espèce, en même temps que je fais figurer de nouveau (pl. X, fig. 1) l'individu qui lui a servi de type et qui se trouve dans sa collection, conservée au Muséum d'histoire naturelle de Paris :
« Dimensions : diamètre, 73; épaisseur, 18 ; largeur du dernier tour, 17.
Coquille discoïde, comprimée, ornée en travers par tour de vingt-quatre côtes qui partent du pourtour de l’ombiic et forment immédiatement un fort tubercule comprimé, une sur deux se bifurquant ensuite pour aller former une rangée de tubercules de chaque côté du dos. Les côtes qui ne se bifurquent pas ont seulement un tubercule à chacune de leurs extrémités. Dos large, coupé carrément, et pourvu de trois quilles parallèles, celle du milieu un peu plus grosse. Spire composée de tours déprimés, très étroits, carrés, entièrement à découvert. Le dernier a les 22/100 du diamètre entier. Bouche plus large que haute, carrée, évidée sur les côtés. Cloisons meonnues. »
Sur l'échantillon qui a servi de type à d'Orbigny, on compte 36 tubercules externes pour 20 tubercules internes. On voit donc qu'il n'y a pas, comme le dit d'Orbigny dans sa description, alternance régulière des côtes simples et des côtes bifurquées, et que ces dernières prédominent au contraire.
Leur proportion varie beaucoup d’un échantillon à un autre. Par exemple, sur la figure de individu que M. le D: Schlüter a fait représenter comme appartenant à cette espèce (Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, pl. XHE, fig. 1 et 2), les côtes simples sont en nombre plus considérable que les autres U), |
Les échantillons de l'Inde, provenant des environs de Frichmopoly (Trichinopoly group), figurés par Stoliczka, montrent aussi des côtes tantôt smmples,
©) Le dessinateur parait avoir représenté cette espèce assez inexactement, car les proportions ne sont pas.les mêmes dans les figures 1 et 2.
tantôt bifurquées; sur le dernier tour, elles sont toutes à peu près simples (pl. XXXE, fig. 3) 0.
La proportion des côtes simples et des côtes bifurquées est donc excessivement variable d’un individu à un autre, et l’on peut admettre qu'il y a tous les passages entre le P. subtricarinatum, type, et les variétés à côtes simples. Celles-ci se rapportent alors au type figuré par M. le docteur Schlüter sous le nom d’Ammonites tridorsatus.
Tel est, par exemple, l'échantillon de la craie de Villedieu (niveau inférieur) représenté planche X, fig. 2; comme forme générale, il se rapporte tout à fait au type d’Am. subtricarinatus, mais toutes ses côtes sont simples.
Tel est encore celui de Rennes-les-Bains, figuré planche X, fig. 3.
H y a donc lieu de distinguer dans les formes se rapportant à ce type :
1° Peroniceras subtricarinatum, type, chez lequel les côtes simples et les côtes bifurquées sont en nombre à peu près égal;
2° Peroniceras subtricarinalum, var. tridorsatum, Schlüter, pour les variétés dont toutes les côtes sont simples.
Cloisons. — Les cloisons de cette espèce sont bâties sur le plan de celles des Peroniceras en général : je n'ai pas eu entre les mains d’échantillon qui
les ait présentées en état de conservation suffisante pour permettre de les dessiner,
Observations. — Cette espèce a été établie en 1840 pour d’Orbiony, sous le nom d’Ammoniles tricarinatus; mais en 1850 1l changea ce nom en celui d’Am. subtricarinatus, parce qu'il existait déjà un Am. tricarinalus de Poitiez (1838).
Cependant, en 1872, M. le docteur Schlüter crut devoir reprendre le nom de tricarinalus, en se basant sur ce que le nom de Poitiez ne se rapportait certainement pas à une ammonite, mais à un foraminifère ©). En remontant à l'original, on peut se convaincre que le fossile désigné par Poitiez sous le nom de tricarinatas est bien réellement une ammonite, et que c'est Am. cordatus.
® Il y a lieu de remarquer aussi que la forme de la section des tours n'est pas la même suivant . que l'on se reporte à la figure 3° ou à la figure 3°. ® «Den Namen aubelangend, so muss die erste von d'Orbigny gegebene Bezeichnung aufrecht erhalten bleiben, da es sonst keinen Am. tricarinatus gibt. Die angebliche ältere Bezeichnung * von Poitiez bezieht sich wohl nur auf eine Foraminifere. »
ACANTHOCERATIDES. 97
En conséquence, il convient de garder le nom d'Am. subtricarinalus pour le type de d’Orbigny.
L’Am. subtricarinatus de Westphalie figuré par M. le docteur Schlüter diffère quelque peu du type de-d’Orbigny en raison de la forme de son bord externe, tel que le représente la figure 2 de la planche IV (Schlüter, loc. cit.), d’après laquelle 11 semblerait qu'il existe seulement de chaque côté de la quille médiane deux méplats séparés des flancs par une arète bien nette; le texte permet cependant de rectifier cette erreur de dessin, car il y est dit que la quille médiane est accompagnée de deux petites quilles limitant deux sillons peu profonds. « Die beiden Bauchkanten pflegen ein wenig vorzutreten und «die zwischen diesen und dem mittleren Kiele gelegenen Partien etwas «eingesenkt zu sein, so dass der Bauch wie mit drei Kielen versehen er- « scheint. » En tout cas, il résulte de là que les quilles latérales sont moins prononcées que dans les échantillons des Corbières et se rapprochent davantage de la disposition que nous trouverons dans P. westphalicum.
Les échantillons des environs de Trichmopoly (Inde) du Trichinopoly group, décrits et figurés par Stoliczka, se rapportent assez bien au type de d'Orbigny et montrent des côtes en partie simples, en partie bifides, qui deviennent à peu près toutes simples sur le dernier tour.
Gisement. — Cette espèce est cantonnée en France dans l'étage coniacien ; en Westphalie, elle habite principalement l'étage de l'Emscher, mais M. le docteur Schlüter signale son existence à la partie supérieure de l'étage turomen (Cuvieri-Pläner), où elle serait d’ailleurs assez rare.
Échantillons examinés. — Deux échantillons de la base de la craie de Villedieu, Touraine {collection de l'École des mines, collection Le Mesle).
Deux échañtillons de l'Aquitame : la Boulenerie, près Jonzac (Charente- “rieue) [collection Réjaudry], assise L! de M. Arnaud.
Deux échantillons des Corbières, environs de Rennes-les-Baims (Aude) [collection d'Orbigny au Muséum d'histoire naturelle, collection de l'École des mines].
Un fragment d’ammonite des environs d’Argens (Basses-Alpes) [collection de l'École des mines | m'a paru pouvoir être rapporté à cette espèce.
LMPBIMERIE NATIONALE,
Planche X.
Fic. 1°. — Individu (collection d'Orbigny au Muséum d'histoire naturelle) type de l'espèce, déjà représenté par d'Orbigny; vu de côté pour montrer les côtes partie simples, partie bifides.
Calcaires durs de la base de l'étage sénonien. Environs de Rennes-les-Bains (Aude).
Fic. 1. — Le même, vu du côté ventral.
Fic. 2. — Individu (collection Le Mesle) appartenant à la var. tridorsatum, vu de côte, chez lequel les côtes sont toutes simples.
Calcaires durs de la base de la craie de Villedieu. Carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fuc. 3°. — Individu (collection de l'École des mines) appartenant à la var. tridorsatum , vu de côté. :
Calcaires de la base de l'étage sénonien.
Chemin de Rennes-les-Bains à Montferrand (Aude).
F1G. 32. — Le même, vu du côté ventral.
Planche XI.
Fi. 1°. — Individu (collection Rejaudry) appartenant à la var. tridorsatum, vu de côté, montrant bien nettement les tubercules radiaux qui se trouvent vers l'origine des côtes et les tubercules transverses par lesquels celles-ci se terminent sur le pourtour externe.
Fic. 1°. — Le même, vu du côté ventral, montrant la section des tours qui est presque carrée.
PERONICERAS WESTPHALICUM. Sonrürer, sp.
(PI. XII, fig. 1 et 4.)
1867. Ammonites westphalicus. Schlüter, Jüngsten Ammoneen Norddeutschlands, p- 50, pl. VI,
fig. 2.
1872. Ammonites westohalicus. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 45, pl. XIIT, fig. 5 et 6.
Je rapporte à cette espèce deux échantillons de la craie de Villedieu, qui me paraissent correspondre assez bien aux descriptions et aux figures données par M. le docteur Schlüter.
Le nom a été donné primitivement, en 189, par von Strombeck (Zeitschrift d. deulsch. geol. Ges., t. XVI, p. 56) à des exemplaires des marnes
ACANTHOCERATIDÉS. 99 grises (Emscher) de la bordure méridionale du bassin crétacé de la Westphalie. Le type créé par Strombeck est appuyé seulement sur une description sans figure. Ce n’est qu'en 1867 que M. le docteur Schlüter a fixé cette espèce en faisant figurer un échantillon des environs d’Essen; mais tandis que,
d'après la description de Strombeck, les individus que celui-ci y rattachait avaient une hauteur de tours double de la largeur, dans lexemplaire trouvé par M. le docteur Schlüter, le rapport de ces deux dimensions est de 4 à 3. Dans son second ouvrage, M. le docteur Schlüter a figuré un autre exemplaire des environs d’Altenessen, chez lequel la hauteur des tours est assez grande : l’'ornementation est bien voisme de celle de l'échantillon figuré ici, pl. XII, fig. 4. Les côtes sont surélevées sur le bord de l'ombiic en un tubercule pincé dans le sens de la longueur, comme chez Gauthiericeras Marge ; les quilles latérales sont très peu saïllantes et semblent plutôt consister en deux arêtes, limitant un petit méplat du bord externe, de chaque côté de la
quille siphonale.
Cloisons. — Elles sont analogues à celles des autres Peroniceras et en parti-
culier à celles de P. Moureti, comme on peut le constater sur la figure 4 de
la planche XII.
* Peroniceras westphalicum (gros.= 2,4), vue des cloisons, d’après l'échantillon
de la craie de Villedieu représenté pl. XIT, fig. 4.
Rapports et différences. — Peroniceras westphalicum se distingue de P. subtricarinatum par ses tours un peu plus recouverts, l'absence de tubercules proprement dits autour de l’ombilic, et ses quilles latérales beaucoup moins prononcées : il parait assez probable que cette forme n’est au fond qu’une
variation de 2. subtricarinatum.
Gisement. — En France, cette espèce n’a été trouvée que dans les calcaires durs qui forment la base de la craie de Villedieu. En Allemagne, elle se trouve dans les marnes de l'étage de l'Emscher (Westphalie).
Échantillons examinés. — Deux ‘échantillons (collection de l'École des mines et collection Le Mesle) provenant de la base de la craie de Villedheu, Touraine.
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XI.
Fic. 1. — individu (collection de l'École des mines), vu de côté, différent du type par ses côtes, qui sont presque toutes simples.
Craie de Villedieu, Touraine.
Fic. 4°. — Individu (collection Le Mesle), vu de côté pour montrer les côtes, tantôt: simples, tantôt bifides, qui ornent les flancs. Calcaires durs de la base de la craie de Villedieu. Carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher). FiG. 4°. — Le même, vu du côté ventral.
PERONICERAS MOURETI. À. ps GRossouvRE, n. sp. (PI. XI, fig. 3 et 4.)
1876. Ammonites cf. tridorsatus. Schlüter. Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 158; pl. ALT, fig. 3 à 5.
Coquille discoïdale, comprimée.
Spire formée de tours peu embrassants, croissant très lentement, à flancs plats, à bord externe subconvexe, orné en son milieu d'une quille lisse, accompagnée de deux quilles latérales dont elle est séparée par des concavités peu prononcées; de chaque côté des quilles latérales, il existe un mébplat oblique se raccordant avec chacun des flancs de la coquille.
Ombilic grand, peu profond, limité par un pourtour largement arrondi.
Les flancs sont ornés de côtes simples, obliques en avant; elles naissent sur le bord de l'ombilic et se dirigent en avant en décrivant une courbure dont la convexité est tournée vers l'arrière ; arrivées à une certaine distance du bord ombilical, elles se surélèvent en un tubercule pincé dans le sens radial, puis elles s’abaissent et s’élargissent au fur et à mesure qu'elles s'éloignent de l'ombilic. Elles se terminent sur le bord externe par un tubercule transverse, c'est-à-dire allongé dans le sens de la spirale d’enroulement. Les côtes
ACANTHOCERATIDÉS. 101
sont assez rapprochées et séparées par des intervalles un peu supérieurs à leur largeur.
Rapports et différences. — Cette espèce est très voisine de Peroniceras tridorsatum, Schlüter, mais elle en diffère par ses côtes plus nombreuses, plus rapprochées et surtout plus infléchies en avant. L’échanüllon que M. le docteur Schlüter a figuré sous le nom d’Ammonites cf. tridorsatus peut être rapporté avec certitude à cette espèce.
M. Fallot a décrit, sous ie nom d’Ammonites L’Epéet, une forme des grès de Dieulefit, qu'il a séparée de Am. cf. tridorsalus, Schlüter, à cause de sa quille médiane beaucoup plus accentuée et de l'absence d’un petit tubercule vers l'extrémité ombilicale des côtes. Ces différences tiennent peut-être à l'état de conservation des échantillons examinés par M. Fallot. En tout cas, le caractère basé sur la saillie de la quille médiane est peu accusé, même sur la figure de M. Fallot. Quant au tubercule de l'extrémité ombilicale des côtes, il est très peu marqué, comme l'a d’ailleurs indiqué M. le docteur Schlüter, et il consiste uniquement en une surélévation locale qui fait défaut dans lexemplaire figuré par M. Fallot. J'ai entre les mains un échantillon des grès de Dieulefit (collection Sayn), complètement identique à ceux de Touraine, dont les côtes possèdent bien des tubercules ombilicaux.
Cloisons. — J'ai déjà mdiqué plus haut les caractères particuliers de la ligne suturale de cette espèce ; je me borne donc à en répéter le dessin cdessous.
Peroniceras Moureti (grand. nat.), d'après un échantillon de la craie de Villedieu.
Gisement. — Cette espèce habite l’étage coniacien, et plus particulièrement les couches inférieures de cet étage. Elle à été rencontrée en Touraine, en Aquitaine, à Dieulefit, dans l'étage de l’'Emscher en Westphalie, dans ja craie du souterrain de Maillot, près Sens (dans la zone H de M. Lambert,
c'est-à-dire à la partie supérieure de la craie à Micraster cortestudinarium), et dans la craie de Lezennes, près Lille, au mème niveau.
Échantillons examinés. — Plusieurs échantillons des calcaires durs qui forment la base de la craie de Villedieu (collection de l'Ecole des mines, collections Le Mesle, Péron).
Un échantillon de la craie de Lezennes, près Lille (collection de la Faculté des sciences de Llle).
Un échantillon des grès de Dieulefit.
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XI.
Fic. 5. — Individu (collection Réjaudry), vu de côté.
Étage coniacien moyen. Assise L! de M. Arnaud. La Boulenerie, près Jonzac (Charente-Inférieure).
Fig. 4°. — Individu (collection de l'École des mines), type de l'espèce, vu de côté : dans cette espèce, comme dans P. subtricarinatum, les côtes possèdent, près de lombilic, des tubercules pincés dans le sens de la longueur et, près du bord externe, des tubercules transverses: mais elles sont inclinées en avant au lieu d'être normales.
Calcaires tendres gréseux de la base de la craie de Villedieu. Courtiras, près Vendôme (Loir-et-Cher).
Frc. 4}, — Le même, vu du côté ventral.
F1G. 4°. —— Le même, section des tours.
PERONICERAS ROUSSEAUXI. A. De GRosSOUVRE, n. sp. (PL XI, fig. 5.)
Forme très voisme de la précédente, dont elle se distingue par ses côtes un peu..infléchies en avant, moins droites, plus convexes en arrière, par le tubercule de l'extrémité des côtes moins transverse et presque rond, et enfin par la forme de la section des tours, qui est moins haute que large, bien que cet mdividu ait un ombilic relativement plus grand que P. Moureti, type, ce qui ne permet pas de considérer cette forme comme une variété de cette dernière espèce.
Gisement. — L’échantillon figuré provient des couches moyennes du coniacien, assise L! de M. Arnaud, des environs de Saint-Simon-de-Jonzac.
ACANTHOCERATIDEÉS. 103
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XI.
Fic. 5°. — Fragment d'un individu (collection Arnaud), vu de côté. Etage coniacien : assise L! de M. Arnaud.
Saint-Simon-de-Jonzac (Charente-Inférieure).
Fig. 57. — Le même : section des tours, pour montrer la forme de la section, qui est beaucoup plus large que haute, bien que la dimension de l'ombilic soit proportionnellement moins grande que dans P. Moureti.
PERONICERAS CZORNIGL REDTENBACHER, sp.
(PI. XI, fig. 2.)
1873. Ammonites Czérnigi. Redtenbacher, Die Cephalopodenfauna der Gosauschichten. Abhandl. der k. k. geoloq. Reichsanstalt, t. V, p. 105, pl. XXIIT, fig. 4. 1885. Ammonites Czôrnigi. Fallot, Crétacé du sud-est de la France, p. 229, pl. I, fig. 2.
Cette espèce, qui se rattache au groupe de Peroniceras Mfoureti par sa forme et son mode d’ornementation, s'en distingue principalement par l'absence de tubercules ombilicaux. On voit, sur l'échantillon qui a servi de type à Redtenbacher, s’'iniercaler, entre les côtes ombilicales, quelques côtes auxiliaires plus courtes; mais ce dernier caractère ne peut être considéré comme absolument constant, et 1l est fort probable que dans les diverses espèces de Peroniceras les côtes peuvent tantôt rester simples et tantôt se mulüplier sur la région externe des flancs.
Je rapporte à cette espèce, comme variété, un exemplaire des grès de Dieulefit (pl. XI, fig. 2) caractérisé par ses tours beaucoup plus:élevés et plus embrassants et ses côtes plus serrées ; celles-ci offrent cette particularité intéressante de porter des rides parallèles à la spirale d’enroulement, caracière que l’on observe assez fréquemment chez diverses ammonites et en partüiculier chez Ammonites inflatus.
L’échantillon figuré par M. Faïlot sous le nom d’Ammonites Czôrnigi parait bien se rattacher au type de Redtenbacher; cependant ses côtes sont plus larges dans la région ombiicale des flancs que chez ce dernier.
Peroniceras L'Epéei, Falloi, sp., doit probablement être considéré comme une mutation de ce type, dont il diffère par une spire moms embrassante, et en même temps par une section des tours plus élancée; tandis que s'il n’en
était qu'une simple variété à ombilic large, il devrait posséder, au contraire, une section des tours plus épaisse.
Gisement. — Cette espèce habite l'étage coniacien : en France, elle n’est connue que des grès de Dieulefit. Dans les Alpes orientales, on la trouve dans les couches dites de Gosau, gisement du ravin Schmolnauer Alp, près Strobl-Weissenbach.
Échantillon examiné. — Un seul provenant des grès de Dieulefit (Drôme).
‘EXPLICATION DES FIGURES
Planche XI.
Fig. 2°. — Individu (collection de la Sorbonne), vu de côté. Grès verdâtres de Dieulefit (Drôme).
Fic. 2, — Le même, vu du côté ventral.
RESUME
Les Peroniceras sont confmés en France dans l’étage comacien; cependant M. le docteur Schlüter a signalé Per. subtricarinatum dans l'étage turonien supérieur de Westphalie (Cuvieri-Pläner des environs de Paderbom), où 4 est d’ailleurs très rare.
Je ne connais pas de formes de ce groupe dans le santonien.
L'extension géographique des Peroniceras est très grande : en Europe, ils sont connus de la craie de Bohème, de la basse Silésie, de Westphalie, de Touraine, d’Aquitame, des Corbières, de Dieulefit, des Alpes occidentales et orientales (couches de Gosau).
Le Peroniceras subtricarinatum a été signalé dans l'Inde orientale par Stoliczka et parait ne pas y être rare (Trichinopoly group). :
! est fort probable que Am. serrato-carinatus, Stol., du Trichinopoly group, appartient aussi à ce genre.
Ammonites tehamaensis, Gabb, de la Californie, d’abord rapporté à Am. subtricarinatus (Survey of California, Paleontology, 1, 1869, p. 132) doit également
être considéré comme un représentant de ce genre.
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