II. RÉSULTATS DE LA DEUXIÈME MÉTHODE
On a vu que cette méthode, quoique théoriquement plus correcte que la première, donne nécessairement des résultats comportant une marge d'erreur très importante. Aussi convient-il de multiplier les mesures et ne peut-on se contenter des points expérimentaux que pourrait fournir une seule courbe de croissance. Les tableaux et les graphiques suivants combinent chacun les données de plusieurs cultures : cinq ou six suivant les cas. Il a paru préférable cependant de grouper à l’intérieur de chaque tableau les données provenant de la même croissance. On a systématiquement éliminé les chifires se rapportant à la phase de début de chaque croissance (correspondant ou du moins pouvant correspondre à la phase de latence). D’autre part, les données se rapportant aux faibles concentrations étant beaucoup moins nombreuses, on a cherché à compenser ce déséquilibre en ne considérant que la fin de la croissance pour un certain nombre de cultures. (Celles-ci n’étaient du reste pas toutes de même concentration initiale). Les tableaux donnent, en regard de l’intervaelle de densité considéré, l’intervalle de temps correspondant (en heures et centièmes), la concentration moyenne de l’aliment pendant cet intervalle (en mg. par litre), le taux de croissance (nombre de-
Re, Na
divisions à l’heure) et le temps de division en minutes. On trouvera ici trois séries de résultats se rapportant à la croissance de B. coli sur milieu $ + glucose (Tableau XVII), mannite (Tableau XVIII) et lactose (Tableau XIX).
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Expérience 7 »>2 9 »» 7 », » IT »2 »> IV
F1G. 16. — Taux de croissance des cultures de B. colien milieu synthétique en fonction de la concentration du milieu en glucose.
L’inspection des figures 16, 17 et 18 qui résument ces résultats, malgré la dispersion des points expérimentaux, révèle clairement la forme générale de la relation qui unit taux de croissance et concentration de l’aliment limitant. Il est évident, surtout dans le cas du glucose (fig. 46) et de la mannite (fig. 17), que le taux de croissance est presque indépendant de la concentration de l’aliment jusqu’à des valeurs extrêmement faibles de celle-ci. Dans le cas de la mannite par exemple, si la moyenne des points compris entre 0 et 10 mg. par litre donne un taux de croissance de 0,46, les points compris entre 10 et 20 mg. donnent 1,13, alors que la limite, déterminée par les expériences de la série précédente, est de 1,19 environ. On peut donc la considérer comme pratiquement atteinte alors que la concentration du sucre est de l’ordre de 2 x 105. Avec le glucose les résultats sont sensiblement les mêmes. Ils sont nettement différents avec le lactose (fig. 18) ; le taux de croissance limite est atteint plus lentement que dans les cas précédents. On
gl
ne peut le considérer comme pratiquement atteint qu’à partir de 100 mg. par litre.
o = Expérience 1] 1.2 =