TABLEAU I
Courbe Nr A Taux de croissance Maximum (1) De É E UCLE 4h. 4,25 PASS Betas star 8 h. 4,22 74,0
(1) Pour la signification des unités employées, voir page 30.
PU LE RRS
Les différences relevées pour le taux de croissance et le maximum sont inférieures aux erreurs d'expérience.
Lorsque l’on doit invoquer, pour expliquer la phase de latence, une: action toxique du milieu (c’est-à-dire dans tous les milieux où il sera impossible de supprimer complètement cette phase par repiquage pendant la phase exponentielle, mais où, en revanche, il sera possible de la faire disparaître par des ensemencements très larges), il n’est pas certain, à priori, que la toxicité du milieu ne puisse aussi avoir quelque effet sur les autres phases de la croissance. On doit cependant considérer, et presque par définition, que la reprise du taux de croissance constant pendant la phase exponentielle signifie précisément que la toxicité du milieu a été complètement neutralisée. Reste à vérifier que, dans ce cas également, le taux de croissance est indépendant de la durée préalable de la phase de latence. C’est ce que j'ai eu l’occasion de vérifier maintes fois.
Le tableau suivant se rapporte à la croissance de deux cultures de B. subtilis en milieu naturel (bouillon de cervelle de veau), dans le premier cas (À) dans des conditions normales, dans le second (B) en
présence d’une lame d’argent introduite dans le milieu avant la stérilisation.
TABLEAU Il.
Courbe Phase de latence |Taux de croissance Maximum ET OReRee 30! 1,70 43,0 Re A 2 h. 1,67 42,5
À part l’allongement considérable de la phase de latence dans le second cas, les autres caractéristiques de croissance sont identiques, aux erreurs d'expérience près.
En résumé, si la phase de latence paraît pouvoir être l’expression de phénomènes assez divers, on peut lui assigner dans la majorité des cas deux causes essentielles : altération des souches par intoxication ou inanition, toxicité des milieux. Dans les deux cas il n’existe pas de lien nécessaire entre la durée de la phase de latence et les caractéristiques des autres phases de la croissance. Le temps de latence est un phénomène contingent par rapport à la croissance proprement dite. On pourra donc, pour l’étude des autres phases de