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timètres de longueur permet de mesurer les variations de hauteur de la colonne mercurielle.
Le fonctionnement de l’appareil est le suivant : supposons
que l'on veuille préparer un mélange sec d'hydrogène et d’air à 90 p. 100 d'hydrogène. La pression partielle de ce dernier dans le mélange pris sous pression atmosphérique doit être égale aux 20/100°° de la pression atmosphérique du moment. En ouvrant le robinet R, de communication, nous chassons le mélange, reste de Fée précédente, contenu dans le . mètre HE jusqu'à ce que le mercure parvienne au robinet R; il suffit de faire le vide dans G tout en laissant G' en communication avec l’atmosphère par le robinet R;. Ensuite nous faisons remonter le mercure dans G’ de façon à donner à G le maximum de capacité, en y admettant de l'air sec.
Le mercure du gazomètre se manœuvre aisément au moyen de la trompe à vide. Le robinet R, étant fermé, on fait le vide aussi complet que possible dans G. Au moyen du vernier, on note le niveau atteint par le mercure dans le tube barométrique. Si la pression atmosphérique du moment est par exemple 745, on aura un mélange à 20 p. 100 d'hydrogène en admettant dans l'appareil une quantité suffisante de ce dernier pour que la pression ait augmenté de :
DR 149,0 mm. de mercure.
On placera donc le vernier à 149 millimètres au-dessous de la position qu'il occupait et on admettra l’hydrogène sec dans le gazomètre jusqu’ à ce que le sommet de la colonne mercurielle aflleure le vernier. [1 ne reste plus ensuite qu'à admettre l’air sec jusqu’à ce que la pression dans le gazomètre égale la pression atmosphérique.
Cette méthode permet de préparer des mélanges en toutes proportions de deux gaz quelconques et même des mélanges de plusieurs gaz à condition que la teneur de l’un d’eux soit au moins égale à 50 p. 100 dans le mélange. On peut également vaporiser des liquides volatils à l’aide de la burette spécialement adaptée à cet effet, La précision, indépendante de la capacité du gazomètre utilisé, dépend uniquement de la pureté des gaz employés et de l'erreur commise sur la lecture des niveaux de la colonne mercurielle.
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Enfin il est possible, grâce à une tubulure latérale pourvue d’un robinet et débouchant dans une cuve à mercure à parois de verre, de faire des prises d’essai dans un eudiomètre et de contrôler par analyse la composition du mélange contenu dans le gazomètre.
B. — Le tube de détonation.
Un des avantages de la méthode photographique est de ne nécessiter qu'une longueur de tube relativement faible : il suffit qu’elle soit telle que l'onde explosive ait à parcourir, entre le point d'allumage et la région photographiée, la distance nécessaire à sa formation. Comme il faut provoquer la détonation de tous les mélanges qui en sont susceptibles, il faut prévoir pour l’amorçage de l’onde explosive par simple allumage à l’aide d’une étincelle, des parcours d’autant plus longs que le mélange est plus dilué. Pour éviter l’emploi de trop grandes longueurs de tubes, les auteurs ont recours à différents procédés. Quelques-uns interposent, entre le point d'allumage et le mélange gazeux en expérience, un «détonateur» à gaz tonnant dont l'explosion provoque directement la détonation du gaz étudié. Cette méthode est très élégante, mais la principale difficulté d'emploi réside dans la nécessité d'établir un contact entre les deux milieux gazeux, tout en s’opposant à leur diffusion l’un dans l’autre. On résout généralement la question au moyen d’une séparation étanche que l’on retire au moment même de l'expérience en opérant rapidement. Payman et Walls (35) employèrent cette méthode, ainsi que Wendlandt (4o), puis Campbell et Woodhead (10).
Bone et Fraser (7) utilisèrent, pour provoquer la détonation du mélange humide 200 + 0?, une «boîte détonante» intercalée entre la pièce portant les électrodes servant à produire l’étincelle d'allumage et le tube de détonation. Cette boîte est cylindrique et comporte à l’intérieur une série de cloisons disposées en chicanes et dont l'effet est de provoquer, par les réflexions multipliées de l'onde de choc précédant la flamme sur les parois, l’onde explosive au sein du mélange, si toutefois la composition de celui-ci n’est pas trop voisine de la limite de détonation.
Dans le but de simplifier la construction de notre tube et de réduire sa longueur de façon à ne pas être contraint d'utiliser, pour chaque expérience, un trop grand volume de mélange
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gazeux, nous utilisons pour provoquer la détonation, des amorces électriques du commerce. Celles-ci, fournies par la Société Française des Munitions, sont constituées de la manière suivante : un fil de platine calibré, de façon que la résistance soit la même d’une amorce à l’autre, traverse une charge de un décigramme de fulminate de mercure en poudre fine; l'explosion de cette charge suflit pour provoquer directement la détonation des mélanges gazeux.
Pour l’emploi de la méthode photographique, il faut pouvoir photographier le passage de la flamme sur une portion de son parcours d'environ 50 centimètres. Le tube que nous avons employé est en deux parties : une portion métallique servant à l'établissement de l’onde explosive et une portion terminale en cristal servant à la photographie des flammes. Dans le but de s'affranchir de l'influence du diamètre, on a donné aux deux portions un calibre intérieur de 1 4 millimètres. La longueur totale du tube est d'environ 5 mètres. La portion métallique est en cuivre rouge de 3 millimètres d'épaisseur. Dans le but de permettre de faire des expériences de détonations sous des pressions initiales d'environ 10 atmosphères, notre tube est disposé de la manière qui suit (fig. 2) : à l'extrémité portant l’amorce électrique est monté un robinet pointeau servant à faire le vide puis à introduire le mélange gazeux dans le tube. L’amorce est ellemême scellée par ses deux fils dans un bouchon fileté serrant sur un joint de plomb suivant l’axe du tube. Deux étroits canaux
arallèles à celui-ci et de 2 millimètres de diamètre le traversent et le scellement est fait au moyen de cire de Golaz. A l’autre extrémité du tube une garniture en laiton serrant sur un joint de plomb peut être vissée. Elle porte un logement cylindrique dont le diamètre est légèrement supérieur au diamètre externe du tube de cristal, permettant d'y engager et de centrer l’extrémité ouverte de ce dernier. L’étanchéité de l’ensemble s'obtient en coulant, dans une gorge circulaire ménagée dans la paroi de la monture en laiton, de la cire de Golaz préalablement chauffée. Au cours des expériences faites sous pression atmosphérique, l'extrémité du tube de cristal était étirée de façon à pouvoir être raccordée à l'appareil de préparation des mélanges gazeux au moyen d’un morceau de caoutchouc à vide. Pour les essais sous les pressions supérieures à la pression atmosphérique, cette partie du tube était fermée au chalumeau,
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2/19 €, ju1of