‹ Recherches sur la faune ancienne des iles MascareignesChapitre 8 sur 9 · SAURIENS DE L'AMÉRIQUE TROPICALE · texte numérisé non relu

SAURIENS DE L'AMÉRIQUE TROPICALE

mondes d'une carène. Membres postérieurs bien développés ; scutelles sous-digitales épaisses et denticulées. Des dents palatines; les maxillaires antérieures simples, les latérales comprimées et à sommet tri— cuspide. Langue large, épaisse et à peine divisée. Trois ou quatre pores sous chacune des cuisses.

On peut facilement distinguer YFnyalus heterolepis de ses congénères par les écailles de dimensions et de formes différentes dont il est revêtu : les unes, assez grandes, tuberculeuses et triédriques, se tr ouvent symétriquement mélangées avec d’autres plus nombreuses et carénées; les plus grandes forment de chaque côté delà crête dorsale deux rangées longitudinales, tandis que sur les lianes elles sont disposées irrégulièrement par petites séries verticales; sur les membres, elles offrent une disposition transversale. La queue est surmontée d’une double carène, et présente des verticilles complets d’écailles carénées, qui sont séparés les uns des autres par quatre ou cinq rangées de scutelles plus petites, et qui la font ressembler à celle de lTstiure de Lesueur, ou mieux encore à celle du Cyclura carinata, Harlan. La gorge est garnie d’écailles quadrilatérales, un peu plus grandes sur la ligne médio-longitudinale ; toutes sont épaisses et surmontées d’une carène, excepté quelques-unes placées derrière la mentonnière, sur chacune des branches sous-maxillaires. Quant à la présence des pores fémoraux et des dentelures sous-digitales, ces particularités se présentent également sur Y Enyalus loticeps.

Longueur totale . 0,310

Longueur de la tête, prise du bout du museau au bord antérieur du tympan . 0,030

Largeur entre les deux bords sourciliers . 0,021

Longueur du corps, du menton à l’anus . 0,138

Longueur de la queue . 0,172

Hauteur de la crête dorsale au-dessus du cou . 0,003 ~

Longueur du tibia . 0,039

Longueur du pied, du talon à l’extrémité du doigt le plus

long . 0.045

Coloration. — Teinte générale d’un brun clair mélangé de verdâtre ; sur le tronc et les membres, une marbrure plus foncée affectant la forme de petits anneaux. Une tache noire sous la gorge, placée en avant du pli transversal; les antres parties inférieures sont d’un blanc jaunâtre.

Le Muséum a reçu également de Veragua YAnolis Fraseri, Günther, dont le type est originaire de l’Equador, et qui manquait dans les collections erpétologiques de cet établissement.

BOCOlitT.

Sceloporus cupreus, nov. spec.

Petite espèce à membres postérieurs médiocrement développés. Plaques sus-céphaliques carénées. Squames frontales divisées longitudinalement. Arêtes anguleuses du museau garnies chacune de deux écailles. Scutelles sus-oculaires dilatées en travers. Bord antérieur de l’oreille muni d’écailles granuleuses. Squames dorsales rhomboïdales, carénées et non échancrées; dix de ces écailles égalent la longueur de la tète. Squames des flancs en losange, d’un tiers moins grandes et à carène obliquement dirigée vers le haut ; celles du ventre lisses, ayant les mêmes dimensions. Queue revêtue de squamesàpeu près égales à celles du dos. Douze ou treize pores sous chacune des cuisses. Chez les mâles, des plaques sexuelles et région abdominale ne présentant pas de taches latérales bleues.

Cette espèce ressemble un peu au Scel. launeralis, maison le distingue par différents caractères que nous venons d’indiquer. Elle habite comme e dernier Oaxaca.

Ameiva edracantha, nov. spec.

Caractères. — Tête forte et à museau relativement court. Membres médiocrement développés. Une seule plaque fronto-pariétale. Huit séries longitudinales de squames abdominales. Écussons gulaires et collaircs de moyenne dimension. Écailles préanales latérales épineuses. Sept lignes longitudinales jaunes parcourent le tronc ; l’intervalle compris entre la deuxième et la troisième de chaque côté est teinté de noir; des traits de cette couleur traversent le dos et les flancs.

Description. — Narines percées entre deux plaques, sur le bord postérieur de la naso-rostrale ; plaque post-naso-rostrale grande et subquadrilatérale. Écailles du demi-cercle sous-orbitaire disposées ainsi : l’antérieure ou préoculaire, de médiocre grandeur, repose sur le bord supérieur de la deuxième; celle-ci, à peine plus grande, est inférieurement en contact avec la quatrième et la cinquième sus-labiale; la troisième, étroite et allongée, forme le contour inférieur de l’orbite; le quatrième, hexagonale, ne présente pas de carène; enfin le demicercle se termine en arrière par une double série de scuteJles lisses et beaucoup plus petites. Œil petit et surface longitudinale de la joue assez grande. Sur chacune des lèvres cinq paires de lames, les inférieures, plus allongées, s’étendent davantage en arrière; trois squames article n° A

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