‹ Recherches sur la faune des eaux douces des AçoresChapitre 46 sur 63 · TROISIÈME PARTIE FAUNE DES RUISSEAUX ET DES TORRENTS · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE FAUNE DES RUISSEAUX ET DES TORRENTS

Il n'existe aux Açores, à ma connaissance du moins, aucun cours d’eau qui puise réellement mériter le nom de rivière, malgré le nom de Rtbeira que leur donnent volonliers les indigènes. Par contre, en raison des pluies fréquentes et de l’humidité extrème du climat, les ruisseaux et les torrents surtout sont nombreux, mais beaucoup d’entre eux assèchent pendant l'été, et, en somme, les torrents permanents sont relativement rares.

Ainsi que je l’ai dit plus haut, dans l’Introduction, ces eaux courantes se déversent soit dans la mer, soit dans le fond des Caldeiras où elles contribuent à entretenir le niveau des Lagoas. Leur température est généralement fraiche, variant, d’après mes relevés thermométriquess, entre 14° et 15°, et s’élevant rarement à 17° (Faja dos Moinhos, T septembre 1887).

La faune de ces eaux, fort pures, est, comme on pouvait s’y attendre, peu abondante ; les espèces intéressantes, qui méritent d’être signalées, sont particulièrement le Sperchon brevirostris Kœnike et l’Anguilla vulgaris Turt. A Florès, de Guerne a recueilli, dans plusieurs torrents, un Isopode, lœra Guernei Dollfus (1), et un Amphipode, Gammarus Guernei Chevreux (2), que je n’ai jamais rencontrés dans

(4) A. Dozrrus : Description d'un Isopode fluriatile du genre læra provenant de l'ile de Florès (Açores). Bull. Soc. zool. de France, t. XIV, p. 133, 1889. (2) En. CHEYREUX : Quatrième campagne de l'Hirondelle, 1888. Description

d'un Gammarus nouveau des euux douces de Florès. Bull. Soc. zool. de France, t. XIV, p. 294, 1889.

les îles que j’ai explorées, bien que mes pêches aient été fort nombreuses.

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