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CHAPITRE IT

274 à | FAR E RÉSULTATS DES TESTS 4

Les réponses aux tests biologiques sont à comparer chez le sujet en état d'équilibre endocrinien normal et chez les périodiques. SUJET NORMAL. | L'adrénaline Clin, à la dose de 0 mmgr. 5 É<. ne détermine pas d'accélération du pouls supérieure à 10 pulsations. Ne modifie pas la tension artérielle, ni le R 0€:

5 La Rétropituine Carrion à la dose de 1centimèbre cube provoque une accélération minime et peu durable du pouls. F C’est un hypotenseur faible. Cette action hypotensive chez

l’homme en injection intramusculaire doit être notée. Elle vient à

= l'encontre de l'opinion courante sur la valeur hypertensive de l’hy- __ pophyse, et confirme pour la Rétropituine, les résultats obtenus à

: l'étranger par Houssay, et en France, par MM. Claude et Porak, avec . l'extrait hypophysaire Choay.

LS Chez l'animal : lapin, chien, l'injection intraveineuse de Rétro- pituine est hypertensive ainsi que M. Hallion a bien voulu nous en E assurer. 1

Glycosuries provoquées. — Chez le sujet ei état d’insuffi-

sance hépatique, présentant de la glycosurie alimentaire positive 2 après ingestion de 150 gr. de glycose, l’adrénaline élève le taux Le à d'élimination du sucre (chez notre témoin inférieur à 10 gr.), mais Er la rétropituine n’augmente pas le taux d’élimination.

La glycosurie adrénalinique est donc dans une certaine mesure indépendante des autres variations que peut provoquer l’adrénaline, ét, dans son travail sur l'épreuve de Goetsch, Bloch cite, sur 22 épreuves négatives, quatre fois une glycosurie adrénalinique importante.

Dans les Psychoses maniaque-dépressives.

à EN PERIODE DE CRISE.

L’adrénaline : à la dose de 0 mmgr. 5 est toujours au-dessus du seuil de réaction. Elle provoque Une tachycardie au-dessus de 20 pulsations par minute.

ment.

Une élévation fugace de tension:maxima de 1 à 3 em. de Hg. 1

__ Des modifications générales : pâleur, tremblement : constants, auxquels s'ajoutent des sensations de froid ou de chaleur, de malaise, de la transpiration, de façon variable et d'intensité diffé-

rente. : Ad \ A la dose de 1 mmgr. 5, ou 2 mmgr. suivant le poids, les modifi-

cations déterminées par l'injection faible d'essai sont -toujours "20

reproduites et suivent des variations parallèles très exagérées. Pouls. Le début de l'accélération ne se fait pas suivant un mode

constant, on le voit précoce avant 15 minutes, ou retardé après la =

30° ; le maximum est généralement atteint vers la 45% minute ; le FE retour au chiffre initial est beaucoup plus lent que l'ascension et demande plus d’une heure. Nous signalons un rythme spécial : parfois, la tachycardie d’abord modérée subit une augmentation brutale, soudaine, considérable, suivie d’une chute brusque et redescend par

paliers après ce crochet caractéristique.

Le nombre des pulsations upiieniane par minute peut

égaler 30 à 50.

Tension : Hypertension de M* entre 2 et 5 centimètres de Hg.

Le signe dit de Goetsch, élévation immédiate de la tension après la

piqûre, n’a pas été rencontré fréquemment. D’ordinaire, l'ascension et la descente de la courbe de tension se font de façon progressive. Il y a généralement pour la pression minima élévation simultanée, précédée assez souvent d’une légère baisse primitive. L'augmentation d'amplitude des oscillations est- constante, el atteint une valeur double de celle du départ. R. O. C. : L'adrénaline amène l’exagération de la réponse à la ‘compression lors à mesure que la tachycardie s'élève, mais,

d'une façon absolue, cette exagération se produit dans le sens pri-

mitif, * Réflexe solaire : Recherché chez plusieurs malades, nous avons

vu dans deux cas l'augmentation d'amplitude des oscillations par la compression épigastrique à la suite de linjection adrénalinique.

Modifications générales Leur expression est individuelle, à part la pâleur et le tremble- Des désordres subjectifs intenses, par l'élévation de la dose

d’adrénaline sont très intéressants à contrôler et donnent lieu chez les délirants à des interprétations amusantes.

ÿ Ve

Ù 5 # « A Ce . SE j Dans un cas, nous avons eu des phénomènes vraiment inquié-

S . | Les malades se plaignent de palpitations, es qu’ils ne à LS expliquer, d’un véritable malaise, d’éprouver des sensations

de chaud et de froid alternantes. Les téguments présentent l'aspect

\ de chair de poule. è - Deux fois, une réaction hyperthermique s’est montrée Esiehte Ë La mydriase a été rare.

L'injection déclanche parfois. une crise d’agitation imprévue. On rencontre chez les périodiques une véritable susceptibilité à | ‘® l'adrénaline, avec réactions constantes positives.

Ë La Rétropituine à la dose de 1 centimètre cube, a donné : fréquemment 8/10 malades une réponse analogue à celle que les extraits hypophysaires provoquent chez les hyperthyroïdiens.

Elle se caractérise par : " =

Ralentissement du pouls égal ou supérieur à 10 pulsations par minute. Cette bradycardie est brusque et débute précocement dans .les dix premières minutes après l’injêction, elle est au maximum après trente minutes et se trouve suivie de retour progressif au chiffre antérieur, généralement en moins d’une heure. Elle est done brève.

Chute de la tension Systolique de 2 centimètres de Hg. Hypotension également précoce, mais plus durabje et qui per- siste souvent plus de 60 minutes.

RS La minima est souvent abaissée simultanément.

ne Diminulion constante de l'indice oscillométrique. RE A7 r . x

354 Le R. O. C. est peu influencé par Fhypophyse. SCT d

AT

! Le réflexe solaire dans un cas, négatif avant l'épreuve, est PS devenu positif à la suite 8e l'injection hypophysaire. L'épreuve fut négative chez une maniaque périodique, Obs.

Fe XXIV, et chez une maniaque en état d’agitation, Obs. XXVI, l’indo-

LL Nadar p R x L Fe cilité absolue de la malade a faussé le résultat.

E Modifications urinaires provoquées par les Tests :

1e Polyurie : nous ne l'avons pas constatée à la suite des injections

WE d’adrénaline et de rétropituine.

Glycosurie

Adrénalinique, après ingestion de 150 gr. de glycose. Le seuil d’excrétion du glycose est toujours relevé par l’adrénaline. Le taux

surie redescend après la sixième heure, et disparaît généralement

d'élimination du glycose à la mictian est souvent énorme, il augmente avec lélévation de la dose d’adrénaline injectée. La glycoaprès douze heures. ? RD Chez la plupart des malades, l'épreuve de la CS Le alimen- RS: taire était positive, mais faible. | : = e é Nous avons retrouvé dans Kræpelin, Psychiatrie, 1913, l'indi- ns $ cation de cette même fréquence de la glycosurie alimentaire. ER Nous avons signalé plus haut la glycosurie spontanée pendant les accès. Chez une seule malade, à qui nous n’avions pas fait prendre de glycose avant l'injection d’adrénaline, la glycosurie a été très | augmentée par l'injection, Obs. VIT. ea Hypophysaire : La rétropituine a constamment relevé le taux ki d'élimination du glycose. Le chiffre reste inférieur à la glycosurie provoquée par l'adrénaline, mais nous attachons beaucoup plus d'importance à la glycosurie hypophysaire, qui doit avoir la valeur d’un signe de spécificité endocrinienne. 3 Pilocarpine : 10 mmgr. , | È

Atropine : 0 mmgr. 5. \ 22

Chez quatre malades, les injections de pilocarpine, 10 mmgr. £ d’atropine, 0 mmgr. 5, n’ont pas produit de modifications appré- 153 ciables. "#4 Le seuil pour ces substances apparaît donc assez élevé dans la Lpsychose maniaque dépressive. At LE ne VARIABILITE DANS L’INTENSITE DES REACTIONS PEN- DANT LA CRISE. 200 Nous avons constaté une diminution de l'intensité de la réac- à

tion à l’adrénaline pendant la période cataméniale.

Nous englobons sous ce terme, toute la période pré et pôsmenstruelle depuis cinq jours avant l’apparition jusqu” à cinq jours après la disparition des règles.

Cette modification peut légitimer des suggestions intéressantes.

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