‹ Recherches sur la librairie de Charles V (volume 4)Chapitre 164 sur 195 · Paris, 1869, p. 479L · texte numérisé non relu

Paris, 1869, p. 479L

S78* LIVRES DK JKAN DE FRANGE,

Précieux yolmnes, malgré l'état de délabrement dans lequel ik se sont trouvés quand ils sont yenus en 19M à Paris pour l'Exposition des Primitifs. Ils ont été illustrés par les artistes du duc de Berry^ et le comte Paul Durrieu, dans la Revue de tAri ancien et moderne (1906, t. XIX, p. 407), a cru pouvoir y reconnaître plusieurs peintures du mattre des Heures de Boucicaut (Jacques Coene). Voici l'indication de plusieurs peintures dont M. Gauchery a bien voulu me donner des épreuves photographiques :

Du ms. 33 : fol. 1, les Quatre érangéUstas; fol. 22, U NatiTité du Seâgneu; fol. 72, rAseension; M, 177, U descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.

Du ms. 34 : fol. 1, la Trinité; fol. ..., le conronnement de la Vierge; fol. 46, la Nativité de la sainte Vierge; foL 136, Tous les sainte.

Du ms. 35 : foL 1, la Trinité; fol. ..., le duc de Berry agenouillé en prières aux pieds de saint Andié.

66. On trouvera une description du Bréviaire de Belleville dans la notice XX-XXI des Livres de Charles V qui sont parvenus jusqu'à nouSy et il y a dans ma Notice de douze livres royaux (p. 81-88] un travail analogue qui est accompagné de la reproduction de trois pages en phototypie.

60. Ce très beau Bréviaire est décrit dans ma Notice de doute livres royaux^ p. 89-93, avec la phototypie d'une page. — Voir aussi la notice XXIII des livres de Charles V parvenus jusqu'à nous.

64. L'article 64 de l'Inventaire s'applique bien à notre ms. 8885 : dans ce manuscrit, le feuillet faisant suite au calendrier a disparu^ mais il est certain qu'il se terminait par etema indefici, parce que le feuillet suivant commence par la syllabe eus, ce qui prouve que le feuillet disparu devait être précédé d'un feuillet se terminant par le commencement d'un mot que devait compléter la syllabe finale ens^ laquelle est en tète du fol. 2 du manuscrit 8885 : inde^ ficHens. Le ms. 8885 est un Missel à l'usage de Paris : le calendrier mentionne au 4 décembre la susception des cheveux de la Vierge et du chef de saint Denis dans l'église de Paris.

68. M. Warner considère comme répondant au n® 68 de l'Inventaire le ms. 2891 du fonds Harleien au Musée britannique. L'ancien catalogue imprimé l'annonce en ces termes :

1. Gulielmi, Parisiensis episoopi, Gonsilinm de mysterio et negligentla Altaiis.

2. MiiMle maiiif, corn praeibas et calendârio. Codex membitnaceus pnloherrimos, in folio minore, cnm doabns ilinminationibns formas maoris et literis ittitiatibas elegtnter ligoratis^.

Le Missel est exposé dans une des galeries du Musée britannique et la dernière édition du Guide* le décrit ainsi :

Missel à l'usage de Paris, milieu da xnr* siècle. Initiales avec de délicates miniatores ; marges à bordures de feuilles de lierre. Avant le canon deux grandes miniatures : le Christ en croix et le Christ dans sa gloire, arec fonds d'or et diaprés. Les armes de la famille angevine de Beauvau sont sur la première boi^ dure. Volume offert à Jean, duc de Berrj, par Itier de Martrenil, éTéqne de Poitiers (1395-1405), et donné par le duc à la Sainte-Chapelle de Bourges en

A la notice est jointe une reproduction autotypique du tableau de Jésus dans sa gloire; il faut y remarquer le fonds losange à fleurs de lis.

Le Missel Harleien ne porte pas la signature du duc de Berry; mais on y trouye, « au premier feuillet d'après le calendrier, en la lettre de Ad te levavi, un prestre à génois^ tenant en sa main un enfant ». — Le manuscrit porte Tex-libris de Joseph Hinselin, conseiller du Roy; il a été acheté en 1723 par Robert Harley.

72. Une lettre du duc de Berry, relative aux donations qu'il fai« sait à la Sainte-Chapelle de Bourges, publiée par M. Hjrrery et l'article 177 d'un inventaire publié par M, Guiflfrey (t. II, p. 177) mentionnent dans les termes suivants le Missel dont il s'agit dans l'article 72 de mon édition :

Un autre Missel, au commencement duquel est le kalendrier, après lequel a une histoire de l'AssompUon Notre Dame, et commence au premier feuillet de lettre vermeille IneipU wrdo miualit^ et fenist au dernier feuillet (os benediceÊUÊT, et 7 a un escuçon de nos armes.

Voir Bibliothèque de t École det chartes ^ 1856, 4* série, t. II, p. 154.

77. J'avais cru qu'on pouvait rapprocher des missels du duc de Berry un livre qui a été cité sous le titre de Missel dit du duc de Berry, et même sous celui de Missel du duc de Berry. M. le comte de Toulgoèt-Treanna, qui le possède, en a fait grand usage dans une Notice sur la famille de RuiUy et la chapelenie de Sainte^

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