‹ Recherches sur la librairie de Charles V (volume 4)Chapitre 179 sur 195 · Ms. français 12559, fol. 158 y · texte numérisé non relu

Ms. français 12559, fol. 158 y

304* LIVRES DB JlilN D« FRANCK,

▼oit Vex^libris du duc de Berry : « Ce livre est an doc de Berry, conte de Poitou et d'Auvergne : JEHAN. »

179. Un exemplaire du livre des Échecs moralises, traduit par Jean du Vignai, qui a appartenu au duc de Berry, porte le n® 5107 à la bibliothèque de 1* Arsenal. — Le duc de Berry donna un exemplaire du même livre au comte de Savoie. Compte cité par le comte de Toulgoèt, dans les Mémoires de la Société du Centre, t. XVn, p. 142. — Le prince offrit aussi à son frère le roi Charles V un exemplaire du livre des Échecs, sur les fermoirs duquel étaient figurés des cygnes blancs. — Voir plus haut, p. 91*, Tarticle S34 de rinventaire des livres de Charles V.

178. De ce livre peut être rapproché Tarticle 616 du Catalogue des livres de Charles V : « Le livre des formes, figures et images qui sont es cieux, translatés d'espagnol en françois par Pierre Leraut, du commandement de Mons. de Berry. »

177. Le livre d'astrologie, inscrit sous le n® 177, est Tœuvre de Lubert Hautschild, abbé de TEeckhout, mort en 1417. L'auteur s'est fait connaître par ces mots tracés au bas de la dernière page : « Lubertus abbas Brugensis, predictas ymagines atque figuras ordinavit. » J'ai publié dans le Bulletin du bibliophiïey en 1896, une notice sur cet abbé, qui, suivant l'obituaire de l'Eeckhout, fut « illustrissimorum principum ac ducum Biturie Burgundieque consiliarius ».

L'abbé Lubert reçut en cadeau du duc de Berry une Vie des Pères en français et une histoire des comtes de Flandre. — Voir les articles 212 et 247 de l'Inventaire.

187. C'est le ms. latin 9328 de la Bibliothèque nationale, intitulé : c Pétri de Crescentiis liber ruralium commodorum », à la suite duquel sont copiés plusieurs traités d'économie rurale ou dômes* tique et d'hygiène. J'en ai donné l'indication dans la Bibliothèque de l'École des chartes, 1856, 4* série, t. II, p. 155.

188. Sur l'inventaire des livres de la Sainte-Chapelle, dressé en 1552, publié dans la Bibliothèque de V École des chartes^ 1856, 4* série, t. II, p. 144, on lit cet article : « Statilii stratagemata. »

DUC DK BBRRT. *305

1S9. A cet article de Tlnventaire doit répondre le manuscrit de Vegèce, qui vient de la maison de Bourbon et qui est aujourd'hui à la Bibliothèque nationale, n* 1129 du fonds français; U contient la traduction de Vegèce par Jean de Vignai. — Voir Romania, 1896, t. XXV, p. 410.

190. Ce manuscrit de Gace de La Buigue est au Musée Condé; il porte la signature du duc de Berry. — Voir le Catalogue des manuscrits du Musée Condé, t. Il, p. 75-77.

190 bis. Le livre du roi Modus, ayant appartenu au duc de Berry et portant sa signature, est conservé aux Archives d'État à Turin. Il y en a une notice, avec fac-similé, dans l'ouvrage de Pietro Vayra, // Museo storico délia casa di Savoia, p. 15 et suiv.

196. Le livre des Merveilles, l'un des plus splendides manuscrits du duc de Berry, est conservé à la Bibliothèque nationale sous le n® 2810 du fonds français. Le comte Auguste de Bastard en a reproduit plusieurs des peintures, qui devaient entrer dans son grand ouvrage sur la librairie du duc de Berry ^ M. le comte Durrieu est porté à croire qu'une notable partie des peintures de ce manuscrit doit être attribuée au maître des Heures de Boucicaut, probablement Jaques Goene de Bruges. Il a été donné au duc de Berry en 1413 par le duc de Bourgogne. A-t-il été fait pour Jean sans peur ou pour le père de celui-ci, Philippe le Bon? La question restera indécise tant qu'on n'aura pas déterminé auquel de ces deux princes doit être attribué le portrait placé en tète du volume. On y a ajouté les armes et les marques de possession du duc de Nemours, à la mort duquel il entra dans la maison de Bourbon.

197. Je me suis demandé si notre manuscrit 5631 ne serait pas le a livre de Marcho Polo », que le roi d'Aragon Juan P' envoya au duc de Berry, comme nous l'apprend une lettre du 13 août 1343 qu'a publiée M. Francisco de BofaruP.

1. Il y en a sept planches dans rezemplaire de U Bibliothèque nationale et neuf dans l'exemplaire qui m'a été donné par M"* la comtesse de Bastard.

2. Le traTail de M. de Bofarul, intitulé : Antiguos y nuevos dates referentes al bibliôfilo franeés Juan de Francia, duque pie Berry, occupe les p. 22-60 du tome V de la RevUta de eiencias hittorieat (Barcelona, 18S7).

201. Il semble bien que rexemplaire du Miroir bistorial français, en trois volumes, indiqué sous le n® 201 de Tlnventaire du duc de Berry comme donné en 1413 au duc de Bourgogne S soit le même que l'exemplaire du Miroir historial français, en trois volumes, trouvé en 1420 dans la librairie de Philippe le Bon^ avec des fermoirs aux armes du duc de Berry; l'identification présente cependant une assez grosse difficulté. Le relevé des premiers mots du second feuillet de chaque volume n'est pas le même pour l'exemplaire décrit dans l'Inventaire du duc de Berry et dans celui du duc. Voici en quels termes Yincipit du second feuillet de chaque volume est indiqué dans les deux inventaires :

ÎNTIRTAim UtHITAIM

DO DUC DB BmitY. DU DOC DB BoOROOONB.

Volume I : la vaye la voyt par qwiy.

Volume H : du prieur d'orient adont.

Volume III : temps /in$ et après.

L'accord entre les deux inventaires n'existe que pour le premier volume. Sans pouvoir expliquer la divergence, je dois enregistrer ici comme venu du duc de Berry, et peut-être de Philippe le Bon, un exemplaire du tome II du Miroir historial, qulf après avoir appartenu au comte d'Ashbumham, est aujourd'hui dans la collection de M. Henry Yates Thompson.

Voici la note que j'avais prise sur ce manuscrit quand il formait le n* 146 de l'Appendice de lord Ashburnham :

Ce volume, qui contient les livres XIV-XXIV du Miroir et dont les premiers feuillets manquent, ce qui empêche de savoir quel était Vincipit du second feuillet, vient de la librairie du duc de Berry, comme le prouvent les armes peintes sur la tranche, la signature du duc mise au recto du dernier feuillet et la note de Flamel écrite au verso de ce même feuillet. Les armes du duc de Berry se voient encore au bas de la première page du livre XVII, qui est aujourd'hui reliée en tête du volume. Là les armes du duc Jean sont accompagnées de deux lions, absolument semblables à ceux qu'on remarque sur différents livres de Charles V. Je suis porté à croire que le volume dont il s'agit avait d'abord été fait pour Charles V et que les armes peintes sur diverses pages devaient être primitivement les armes royales.

Ce manuscrit est passé dans la collection de M. Henry Yates

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