Dorange, Catalogue des manuscrits de Tours, p
SI 4* LIVRES DB JSAN DB PRANCK,
Bourgogne acheta de Jacques Raponde en 1403, il faut voir un article du comte Durrieu, dans Le Manuscrit^ année 1895, p. 177, avec la phototypie d*nne page. — Cet exemplaire de l'ouTrage de Haiton est celui qui est ainsi décrit dans llnrentaire de la librairie de Philippe le Bon, en 1420 :
Ung livre nommé la Fleur des histoires de la ferre d'Orient, escript en parchemin, de lettre ronde, historié et enluminé d*or, commençant au n* feuillet du royatune, et au derrenier eiu qu'U iini^ couvert de yeloan termeil à x doux de laton dorez et deux fermoers d'aigent dores, esmailles aux armes de Boar«> goingne. (Édit de G. Dootrepont, p. 68, n* 108.)
267. Le manuscrit de Priscien est ainsi désigné dans l'Inventaire A : « Un livre de Precian, traictant de geomettrie et de pluseurs autres sciences. » Voir ce qu'en dit Francisque-Michel dans ses Rapports au ministre^ p. 160. Ce manuscrit, que Dom Martène (Voyage littéraire, 1, 560) avait signalé dans la bibliothèque du chapitre d'Albi, a figuré sur le Catalogue des lipres de Mae Carthy, I, 560, n'' 3697). Ce bibliophile le possédait par suite d'un échange illégalement consenti par la bibliothèque d'Albi. Voir un article de Du Mège, dans Mémoires de V Académie des inseription» de Toulouse, t. m, p. 274, et une Notice sur quelques manuscrits de la bibliothèque d'Albi, par Jules Astruc, dans le Bulletin de la Corn* mission des antiquités de la ville de Castres ^ t. I, p. 301*312, année 1878.
969. En tète du ms. 335 de Bourges, J. Flamel à tracé ces mots : « Cy est le grant Catholicon, escript de lettre de forme, lequel est à Jehan, filz de Roy de France, duc de Berry et d'Auvergne, conte de Poitou, d'Estampes, de Bouloingne et d'Auvergne. J. FLAMEL. p
261 et 262. Sur les Térences du duc de Berry, voir la notice de M. Henry Martin dans le Bulletin de la Société de Fhistoire du théâtre, n^ 1, p. 15-42. Les peintures du manuscrit de l'Arsenal vont être publiées sous la direction de M. Henry Martin.
263. M. le comte Paul Durrieu veut bien me communiquer la note qu'il avait prise sur le manuscrit de Virgile vu par lui à la bibliothèque de Turin avant l'incendie de 1904 :
« L IV. 16, ou latin DCXI. » — Œuvres de Virgile. In-fol., 30 centimètres sur 22. Feuillets à longues lignes, au nombre de 258, Belle écriture fhinçaise du temps de Charles VI. .
L'Enéide finil an fol. 258 r*, et sur la même page le dne de Berry a tracé ces roots : « Ce livre est au dnc de Berry : JEHAN ».
An verso de ce fenillet, les vers : « Virgilius magno quantum... — ... Cum morte retexit. »
En tête du ms., fol. \y le prologue : a Celîus pater Satumi... » — Premiers mots du fol. 2 : « Neque nnsquam... »
Fol. 3. Le recto resté en blanc, sauf des gloses écrites en marge. — An verso : « Versus Virgilii... Nocte pluit... »
Fol. 4 en blanc.
Fol. 5. Commencement des Églogues.
Premiers mots du fol. 6 : a In cujus honore... ».
texte mal copié, plein de corrections.
Des espaces réservés pour des peintures sont restés en blanc.
Ce qui subsiste de ce manuscrit figure en ces termes : v P. Virgilii Maronis opéra. — Dannatissimo. 373, » dans le recolement fait en 1904 par MM. C. Cipolla et C. Frati. [Inventario dei codici superstiti greci e latini anîichi délia Bihîioteca nazionale di Torino. Estratto délia Rivista di filologia e d^istruzione classica de E. Stampini, 1904.)
204 ou 265. A Tun de ces deux articles peut répondre le manuscrit 742 de la bibliothèque de Lyon, à la fin duquel est une inscription très effacée qui semble bien rappeler la possession du duc de Berry. Il contient les Métamorphoses d'Ovide mises en vers français par Chrétien Legouais. Les miniatures sont en grisaille avec cadres tricolores.
271. En 1413, le duc de Berry acheta, pour 10 écus d'or, d'un écolier maître Jean Colin, un exemplaire du Brut d'Angleterre, qui doit être le ms. français 1454 de la Bibliothèque nationale. Compte cité par le comte de Toulgoët, Mémoires de la Société des Antiquaires du Centre, t. XVII, p. 142.
277. A propos du manuscrit enregistré sous le n^ 277, Le Laboureur, dans l'introduction de VHistoire de Charles F/, p. 82, fait l'observation suivante : a Ce livre, sans pris pour la beauté des figures de miniatures, est encore aujourd'huy dans la bibliothèque de M. le président de Mesmes, où M. le comte d' A vaux, son fils, me Ta fait voir. » — M. Todd, qui a publié, en 1883, pour la Société des anciens textes français. Le dit de la Panthère d'amours, a identifié, dans sa préface (p. viii), un manuscrit de la bibliothèque de Saint-Pétersbourg avec celui qui est indiqué comme il suit dans
le catalogue dressé en 1420 des livres de Philippe le Bon* : « Un livre contenant III livres^ c*est assavoir, le livre de la Panthère, Athis et Prophilias et le livre de la Violette, escript, en parchemin, de lettre ronde, à II colonnes, historié et enluminé d'or et d'azur et rymé, commençant au II* feuillet Âlez bêlement ^ et au derrenier puis que mort est... » L'identification n*est pas certaine. Quoi qu'il en soit, la description du volume de Saint-Pétersbourg, celle de l'exemplaire de Philippe le Bon et celle de l'exemplaire du duc de Berry, toutes les trois, signalent un trait caractéristique qui leur est commun : la juxtaposition du livre de la Panthère et du livre de la Yiolette.
286 bis. Les anciens inventaires des livres du duc de Berrj ne mentionnent pas un exemplaire du Miroir des dames qui a appar-> tenu à ce prince, le ms. 9555 de la bibliothèque royale de Belgique, qui contient le Miroir des dames, le Miroir du monde, le Clottre de l'âme et les Méditations de saint Anselme.
On y trouve au commencement et à la fin une note autographe du duc de Berry ainsi conçue : « Ce livre est au duc de Berry : JEHAN. »
Premiers mots du deuxième feuillet : Selon ce que dit un maistre qui est nommé Vegecius^ et du troisième, qui est le second du texte : Tout ainsi que la pierre, — Premiers mots des deux derniers feuil* lets : fol. 178, il me souint, et, fol. 179, dit det^ant le premier.
301. M. Paul Meyer a reconnu que le manuscrit de Christine de Pisan, mentionné au n® 291 de l'Inventaire, est bien l'exemplaire portant à la Bibliothèque nationale le n* 835 du fonds français. Il y a eu transposition du feuillet commençant par les mots : Tous mes bons Jours.
392 bis. M. Omont a constaté que Tex-libris du duc Jean de Berry avait été gratté à la fin de l'exemplaire des « Épistres du Débat sus le romant de la Rose », qui porte le n^ 236 de la bibliothèque de Cheltenham.
394. Le manuscrit du Musée britannique, n* 20, C vni, contient L'Arbre des batailles, dédié à Charles VI, roi de France, par Honoré Bonet, prieur de Salon en Provence, docteur en décret; il com-
i. Édit. de Georges Doutiepont, p. 67, n* 107.
mence aa second feuillet par les mots Maintenant puis que vous bien vees,.,, et porte les armes du duc au bas du frontispice. (Note communiquée par Sir Ed. M. Thompson.)
296 bis. La possession du manuscrit de la Divine Gomédie, n* 72 du fonds italien^ a été attribuée au duc de Berry par Paulin Paris {Les Manuscrits françois^ t. VII, p. 147), et diaprés lui par Guiffrey (t. I, p. cLxxx) et par Mazzatinti (Inventario dei manuscrit ti italiani délie hibUoteche di Francia, vol. I, p. 8). Cette attribution n*est pas acceptable : les armes de France, peut-être engrélëes de gueules, qu'on voit dans la première initiale et sur plusieurs autres pages*, montrent que le livre a appartenu à Charles, duc de Guyenne, frère de Louis XL Ce qui prouve que telle est Torigine de ce manuscrit de Dante, c*est la note a 90 feulletz escrips, n» 15 », écrite au commencement, tout en haut des feuilles de garde. — VoirXe Cabinet des manuscritSy t. I, p. 85, et Auvray, Les manuscrits de Dante des bibliothèques de France, p. 24.
1. Fol. 14, 17 v% 19 et 47 r. Sur plusieurs de ces pages, les trois fleurs de lis sont posées verticalement les unes au-dessus des autres.