Astronomia
Ypomecol, 1101.
Ysaac, Diète, 815. — Febres, 816.
Ysabeau de Bavière, reine de France,
Ysabeau de Longchamp (Seur), 968.
Ysabel de France, femme de Jean
Galéas Visconti, 162, 246.
Ysopet, 519, 1074, 1181, 1224, 1225.
Zael, 668. — Zahel, 705-707.
Zael ben Bizel, Fastidica, 687, 708.
Zodiaque (Traités sur le), 585-589.
INVENTAIRE GÉNÉRAL
DES LIVRES AYANT APPARTENU
A JEAN DE FRANCE, DUC DE BERRY
INVENTAIRE GENERAL
DES LIVRES AYANT APPARTENU
A JEAN DE FRANCE, DUC DE BERRY
Mes recherches sur la librairie royale du Louvre auraient été incomplètes si je n'avais pas étendu mes investigations à une collection princière formée à la même époque et dans les mêmes conditions, mais présentant un caractère assez différent. Il s'agit de la librairie de Jean, duc de Berry, frère de Charles V.
Le roi, en fondant une bibliothèque, qui, dans sa pensée, devait lui survivre, voulait favoriser les travaux des lettrés admis à fréquenter la cour; le duc de Berry n'obéissait guère qu'à sa passion pour le luxe et la curiosité. Les deux frères ont exercé une heureuse influence sur le développement des lettres et des arts au milieu de la longue et épouvantable crise qui menaça la France d'une ruine complète.
Il ne m'appartient pas d'écrire le livre où sera mise en relief la part qui revient au duc de Berry dans le merveilleux éclat de l'art en France, à la fin du xiv® siècle et au commencement du XV®. Je dois me borner à présenter le résultat matériel de mes recherches sur les débris les plus importants de collections qui excitent au plus haut degré l'admiration des connaisseurs. Les morceaux les plus curieux ont déjà été étudiés par les critiques les plus compétents, qui en ont reconnu l'origine et apprécié le mérite. Il suffit de rappeler le nom de M. le comte de Bastard, qui a ouvert la voie, mais dont les projets étaient trop vastes pour pouvoir aboutir, et ceux de M. le comte Paul Durrieu, de M. le comte Robert de Lasteyrie, de M. Magne, de M. Guiffrey et de MM. Gauchery et feu A. de Champeaux.
L'inventaire que j'ai dressé, et dont le germe a été déposé en 1881 dans le tome III du Cabinet des manuscrits, est le corollaire de l'inventaire des livres des rois Charles V et Charles VI qui remplit une grande partie du présent volume.
J'ai essayé de réunir tous les renseignements qui pouvaient servir à reconnaître dans les bibliothèques modernes les volumes qui ont fait partie des collections du duc de Berry; mais j'ai laissé de côté tous les détails relatifs aux reliures et aux ornements extérieurs. Tout ce qui touche aux reliures a été soigneusement recueilli dans les deux volumes que M. Guiffrey a publiés sous ce titre : Inventaires de Jean, duc de Berry (Ik01-lkl6). Paris, 1894 et 1896, in-8°.
Les indications bibliographiques consignées dans l'Inventaire et dans les notes faisant suite à l'Inventaire pourront, malgré leur sécheresse, rendre quelques services aux critiques qui voudront étudier dans tous ses détails l'ensemble de ce vaste sujet d'histoire littéraire et artistique.
Les inventaires auxquels j'ai emprunté les premiers éléments de mon travail sont les suivants :
A. Inventaire de l'année 1402 : ms. français 11496 de la Bibliothèque nationale; c'est le plus ancien; il est désigné par la lettre B dans l'édition de M. Guiffrey.
B. Inventaire de l'année 1413 : registre KK 258 des Archives nationales. Il porte la lettre A dans l'édition de M. Guiffrey.
C. Inventaire de l'année 1416; ms. 841 de la bibliothèque de Sainte-Geneviève .
D. État des livres donnés ou promis à la Sainte -Chapelle de Bourges, publié par M. Hiver, sous le titre de Description du trésor donné par Jean, duc de Berry, à la Sainte-Chapelle de Bourges, p. 96 à 105.
E. État des livres délivrés à Arnoul Belin, premier trésorier de la Sainte-Chapelle : ms. latin 17173 de la Bibliothèque nationale.
J'ai aussi emprunté quelques articles à l'inventaire de la librairie de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, dressé en 1420 et publié en 1906 <.
L'Inventaire de la librairie de Charles V et Charles VI m'a fourni encore plusieurs mentions intéressantes. Il ne m'était pas interdit de citer des manuscrits qui ne figurent pas sur les inventaires du duc de Berry, mais qui ont passé par ses mains, soit qu'il les ait empruntés peut-être pour un temps indéterminé, soit qu'il les ait échangés ou qu'il en ait disposé en faveur d'établissements religieux, de parents, d'amis ou de serviteurs.
Les notes se rapportant à beaucoup d'articles de l'Inventaire ont
1. Inventaire de la librairie de Philippe le Bon (li20), publié par Georges Doutrepont. Bruxelles, 1906. In-8'. (Publication de la Commission royale d'histoire.)
été rejetées à la fin du texte et portent les mêmes numéros que les articles.
Pour l'annotation, je me suis quelquefois servi d'un inventaire très sommaire, daté de l'année 1552, dont il y a une copie fort imparfaite dans le ms. latin 17173 de la Bibliothèque nationale; elle a été publiée dans la Bibliothèque de VÉcole des chartes, 1856, 4« série, t. IV, p. 144.
L'indication des prix qui se trouve à la fin de beaucoup d'articles* se rapporte aux évaluations qui furent faites en 1416, à la requête des exécuteurs testamentaires du duc de Berry. Ces prix sont exprimés en monnaie tournois.
Chaque article se termine par un renvoi au passage correspondant du recueil des Inventaires publié par M. Guiffrey, et le plus souvent à des notes rejetées à la fin de la présente édition de mon Inventaire.
J'ai fait connaître, autant que je l'ai pu, les dépôts dans lesquels sont aujourd'hui conservées des épaves de la plus somptueuse bibliothèque du moyen âge; espérons que l'examen des renseignements consignés dans la présente publication permettra d'en augmenter le nombre.
En employant les anciens inventaires de Jean, duc de Berry, dans le Cabinet des manuscrits (1868-1881), j'ai cru devoir tenir compte de Tordre chronologique, et j'ai désigné par la lettre A le plus vieil inventaire, celui de Tannée 1402, et par la lettre B l'inventaire plus récent, celui de 1413. M. Guiffrey, dans son édition de 1894-1896, a donné la préférence à l'inventaire de 1413, auquel il a assigné la lettre A, mettant au second rang l'inventaire de 1402, sous la lettre B. Je dois aussi faire remarquer que, pour les articles de l'inventaire de 1402, M. Guiffrey n'a pas adopté la cotation suivie dans le Cabinet des manuscrits et dans les pages qui vont suivre.
Pour éviter toute chance de confusion, je ne renverrai jamais ici aux numéros assignés par M. Guiffrey aux articles de l'inventaire de 1402, mais aux pages du second volume de son édition.