Elle est reproduite à la p. 20 de l'article
estoit du roy de France. Cellui vy je en bonne et noble compaingnie, et disoit qu'il vouloit aler vers son nepveu le roy Charlez de France, pour avoir le gouvernement de Languedoc. Et quant il ot ce dit, là vindrent deux marchanz veniciaulz, qui lui apportèrent rubiz et balaiz et autres pierrez précieuses à monstrer : car ilz savoyent que moult amoit telles choses ; dont il se trait à une part pour les veoir. Et quant je vy ce, je n'y attend! plus^...
Dans mes recherches sur l'exemplaire de Corbichon qui a pu appartenir à Charles V, j'ai cité plusieurs manuscrits parmi lesquels peut se trouver l'exemplaire du duc de Berry; mais l'identification reste douteuse.
151. Sur cet exemplaire, en deux volumes, des Éthiques et des Politiques d'Aristote, traduites par Nicole Orême, il faut voir ma notice insérée dans la Bibliothèque de l'École des chartes, année 1869, 6^ série, t. V, p. 601-620, et le Catalogue des manuscrits du Musée Condé, t. I, p. 215-220. Le volume des Éthiques a figuré en 1857 à la vente des livres de la maréchale Lannes.
158. Sous le n° 9321 du fonds latin se conserve, en un volume in-folio, une belle copie de la Consolation de Boèce, de la fin du XIV* siècle, avec le commentaire de Nicolas Treveth. Plusieurs feuillets en ont été enlevés, mais le feuillet final subsiste, avec la note : « Ce livre est au duc de Berry : JEHAN. »
166 et 167. Ces deux articles se rapportent à deux exemplaires de la traduction que fit Jean Golein de l'ouvrage anonyme composé vers le commencement du xiv^ siècle sous le titre de Liber de informatione principum. — Voir Histoire littéraire de la France, t. XXXI, p. 35.
170 bis. Le ms. 9542 de la Bibliothèque royale de Belgique, contenant l'ouvrage du chevalier de La Tour Landri, est ainsi désigné, sous le n° 106 de l'inventaire des livres de Philippe le Bon, dressé en 1420 (édition de G. Doutrepont, p. 66) : « Ung livre nommé le Livre fait pour l'enseignement des femmes, escript, en parchemin, de lettre courant, à une histoire, enluminé d'or, commençant au II* feuillet que a mes filles, et ou derrenier deschargié à grand peine, couvert de cuir rouge bien usé. » Au commencement et à la fin se