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Acte d’achat de la terre de Soisi, cité plus loin, p

4. Aveu rendu le 20 novembre 1390, analysé dans une pièce du carton S. 389 des Archives nationales.

5. Acte pour l’abbaye de Bonport, dans le ms. français 26283 de la Bibliothèque nationale.

6. « Giletus Maleti, valetus camere regis custosque turris quadrate de Cor- « bolio. » Recueil de Blanchard, ms. latin 184 des Nouv. acq., fol. 25.

7. Voir l'opuscule de l’abbé L. Pihau : Gilles Malet, bibliothécaire de Charles V, châtelain de Pont-Sainte-Maxence (Beauvais, 1888, in-8°), p. 7, note 2, et plus loin, sous le n” III de l’Appendice.

GARDES DE LA LIBRAIRIE

Les centres principaux de ces domaines étaient Soisi-sur- Étiolles et Pont-Sainte-Maxence.

Le premier noyau des propriétés de Soisi venait d’une vente que Jean de Marine lui avait faite, le 4 mars 1376 (n. st.), moyennant 400 livres tournois.

Il nous est parvenu dans le carton S. 339 des Archives nationales et dans un inventaire dressé en 1 721 1 l’analyse de beaucoup d’actes qui furent passés à partir de 1 376 pour l’administration et surtout l’agrandissement du domaine. Il y faut surtout consulter l’aveu et le dénombrement que Gilles Malet, en qualité de seigneur de Soisi, bailla à Jean d’Estouteville, chevalier, dit Jehannot, en qualité de seigneur de Mont-sur-Orge.

Le 20 août 1380, Gilles Malet acheta de frère Jean de Marine une rente de 30 livres parisis de rente à prendre sur la terre de Marines, rente qu’il revendit, le 21 février 1383 (n. st.) à Amauri d’Orgemont2.

Quant aux biens de Pont-Sainte-Maxence, mouvant de la seigneurie de Chantilli, ils provenaient de l’achat fait par décret des propriétés de messire Jean de Pont-[Sainte- Maxence], chevalier. Il y en a un état très détaillé dans les aveux que Gilles Malet rendit le 8 juillet 1378 à Gui de Laval, le 30 mai 1393 à Amauri d’Orgemont et le 8 mai 1 402 à Pierre d’Orgemont. Gomme ces pièces émanent de Gilles Malet, j’ai cru devoir publier en Appendice le texte de la première et les premières lignes des deux autres. C’est seulement dans les aveux de 1393 et de 1402 que Gilles Malet se qualifie de chevalier.

Entre autres bienfaits du roi, on peut citer le don de la forfaiture de feu « Jehan de Bonneuil le viel, jadiz bour-

1. Inventaire des titres des seigneuries de Mont-sur-Orge et Ablon-sur-Seine, appartenant au chapitre de Paris (Arch. nat., S. *656), fol. 45-63.

2. Ancien inventaire des titres de la famille d’Orgemont, fol. 26, aux archives du Musée Condé.

« geois de Paris », et la concession d’une partie de la prairie « de Groissonnay1 », rappelé dans une charte du 22 juin 1 370 2.

Charles Y conserva jusqu’à la fin de sa trop courte vie la confiance dont il avait honoré son fidèle Gilles Malet. Le 17 mars 1380, il lui donna l’office de châtelain et capitaine du château de Beaumont-sur-Oise, que la duchesse d’Orléans venait de laisser réunir à la couronne. À cet office, dont le concessionnaire devait jouir sa vie durant, étaient attachés des gages montant à 300 livres tournois par an3.

Dernier témoignage d’amitié donné par le roi au garde de sa librairie4 : le jour même de sa mort, le 1 6 septembre 1380, il désigna Gilles Malet pour veiller à l’exécution de ses dernières volontés5.

La position de Gilles Malet ne fut pas amoindrie sous le règne de Charles VI, à l’avènement duquel il fut maintenu dans ses fonctions de garde de la librairie6 et dans celles de conseiller et maître lai de la Chambre des comptes7. En tête d’un acte du 23 octobre 1 383 8, il se dit maître de l’hô-

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