‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 18 sur 219 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

taire de la librairie du Louvre des articles tels que les suivants :

Un très bel livre, grant, où sont les cinq livres de Moyse glosés, donné au roi par Gilles Malet1. [33.]

Un très bel Psautier glosé, en très grant volume, donné au roi par Gilet. [43.]

Les fleurs sur tous les livres saint Augustin, en deux grans volumes, que donna au roi messire Gilles Malet. [299.]

Un petit livret, plat, en latin, nommé Bestiaire figuré, que Giles Malet donna au roi. [790.]

Un livre des Miracles et de la vie monseigneur saint Loys, donné au roi par Gilet. [940.]

Unes Croniques de France, données au roi par Gilet. [990.]

Les Prophecies Nostre-Dame, de l’institucion du royaume de France et de la noblesse d’icelui, donné au roi par Gilet, en françois rimé et en latin en prose. [997.]

Il n’y a pas moins de 24 volumes inscrits avec cette provenance sur les inventaires delà librairie du Louvre2.

Charles Y devait royalement reconnaître les cadeaux de son « amé vallet de chambre » ; le 1 1 janvier 1 378 (n. st.), il lui fit payer 300 francs d’or, en recompensation de certains joyaux qu’il en avait reçus aux étrennes de l’année précédente.

Sous le règne de Charles VI, antérieurement au 9 février 1392 (n. st.), Gilles céda au duc d’Orléans, pour une somme de 300 francs d’or, « un livre en deux volumes, nommé « Titus Livius » ; l’élévation de cette somme, qu’il acheva de toucher seulement le 9 octobre 13943, montre que c’était un magnifique exemplaire de la traduction de Pierre Bersuire, analogue à ceux qui sont possédés par la bibliothèque

1. Les cotes inscrites entre crochets sont celles de l’Inventaire publié dans la seconde partie de ce volume.

2. Ce sont, outre les sept qui viennent d’être cités, ceux qui figurent sur le Catalogue imprimé à la fin de cet ouvrage sous les n" 72, 74, 77, 81, 82, 85, 87, 89, 90, 113, 291, 772, 906, 909, 1100 et 1126.

3. Voir les trois pièces publiées à l’Appendice (IV) d’après les originaux de la Collection de Bastard.

GARDES DE LA LIBRAIRIE

Sainte-Geneviève et la bibliothèque de la ville de Genève.

Le sceau de Gilles Malet nous est parvenu. Il fait partie de la collection formée par Aubron et donnée au Cabinet des médailles par Mme la comtesse de Bastard. Demay l’a décrit dans les termes suivants : « Sceau rond de 25 mil- « limètres. Écufascé d’hermines et de ... six pièces, pence ché, timbré d’une heaume cimé de deux clefs, entre deux « cornes, supporté par deux chèvres. Légende en capi- « taies : SEEL GILES MALET1. » Je suis porté à croire que ce sceau a été détaché par Aubron de la pièce du 9 octobre 1394 qui porte le n° 204 dans le ms. français 3638 des Nouvelles acquisitions.

Gilles Malet mourut au mois de janvier 141 1 2. Il s’était marié deux fois.

D’un premier mariage contracté avec Pernelle de Gaurrien, il avait eu deux enfants, Philippe et Marguerite, nés en 1 374 et 1 376, ou environ, auxquels il fit donner des tuteurs le 7 mars 1385 (n. st.) par l’official de Paris3. Pernelle figure dans l’acte d’acquisition de la terre de Soisi le 4 mars 1376 (n. st.)4. La même année, Gilles dut se remarier à Nicole de Chambli, comme M. Henri Moranvillé l’a déduit d’un acte du 8 décembre 13765. Nicole

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