LES LIVRES DE LA REINE ISAREAU
août 1 390 1 ; le Bestiaire d’amour, l’Enserrement de Merlin et Torrez, chevalier au cercle d’or, en novembre 1 392 2 ; Tristan, en 14023, et Artus, en 14044. Les goûts littéraires de cette princesse ont été judicieusement appréciés par Vallet de Viriville5, qui a relevé dans les comptes de l’argenterie la mention non seulement de divers livres de piété qu’Isabeau fit écrire, peindre ou réparer6, mais encore d’une chronique qu’elle emprunta en 1 398 de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne7, des Cent ballades d’Othe de Granson qu’elle acheta en 1 399 de Pierre Le Portier8, et d’une Légende dorée qui lui coûta 54 livres parisis en 1 400 9 . Les mêmes comptes nous apprennent le nom de plusieurs écrivains, enlumineurs, libraires et relieurs de Paris qui travaillèrent pour la reine10 : Jean de Chàtillon, écrivain de lettre de forme, en 1 396 et 1 398 ; Jean d’Essy, libraire, en 1 397 ; Geoffroi Chorse, écrivain et enlumineur, en 1397; Bobin de Fontaines, enlumineur et écrivain, en 1 398 ; Pierre Le Portier, écrivain de lettre de forme, en 1398 et 1401 ; Perrin Cauvel, en 1398; Alain Sebèce, écrivain, en 1398; Jean Geoffroi, relieur, en 1398; André de La Croix, écrivain de lettre courante, en 1398; Jean de Jouy, enlumineur, en 1 398 ; Jean d’Arras, libraire ; Hilaire
1. Inventaire des livres de Charles V et Charles VI, articles 1103, 1119 et 1160.