DD 21 30 8 °8 D
Date et Heure V M E P (o) 1923 24 décembre 93h 19029/ D 6 0,4 mn) e) Do 28 23 66 52 D 10 10 + 64,8 1924 28 janvier I ORTOM) 5 is, 5 nm 29 février 6 119. 80D 11 DAT + 87,8 6 avril 20 100 5510 4 1,0 + 33 * 8 25 à TON 2 D 8 0,6 T0, 7 26 4 89 46 D 4 0,8 + 83,6 27 9090 109 28 D 6 1,6 + 96,6 5 mai 20 159 26 C 3 0,6 + 29,8% 8 1925 SRIÉVTIELE ET. O 21 3 0,4 — 0,5% 12 SÉRIE SE Oo 54 a) 0,4 307 12 De hr Dee lion 120. 2 0,3 — “4, 12 1 juillet 23 Ge SAC 3 7 + 48,4 3 DIS O 33 1010 6 02 + 13,9 5 23 30 3 40 C 6 0,3 — 7 * II 6 2 DUC 4 0,2 NS de II 7 août Oo 3990) 5 0,3 + 16,3 7 22 47 28 D 5 0,5 + 35,2 30 29 AOBTORC 5 o,2 + 924,7 4 septembre 21 30 28 28 D 5 0,5 + 97,9 5 21 40 56 D 4 6,2 + 27,1 24 octobre 21 Din EN 9 0,9 + 2,0% 8
: angle de vision.
: nombre de mesures.
: proportion moyenne de lumière polarisée exprimée en millièmes.
CNT
: écart moyen des diverses valeurs trouvées pour P avec la moyenne de ces valeurs.
Les polarisations marquées d’un astérisque sont des moyennes relatives à diverses régions
La dernière colonne O indique l’ouverture libre de l’instrument employé à cet effet (le chiffre 83 est relatif à la grande lunette de Meudon ; les chiffres inférieurs à 152%,5 sont relatifs à la lunette de 175 millimètres ; lorsqu’aucun chiffre n’y figure, la polarisation correspondante a été obtenue
avec le dispositif décrit page 39).
Les points appartiennent à diverses lunaisons ; on voit que la polarisation est repassée plusieurs fois sensiblement par les mêmes valeurs, sauf peut-être au voisinage des quadratures où la libration semble exercer une légère influence.
Vers ces époques, la polarisation atteint un maximum et son plan est parallèle au plan passant par le Soleil, comme l’ont constaté Arago et ses successeurs. Le maximum est de 66 millièmes quand la Lune croît et de 88 millièmes lorsqu’elle décroît. Cette différence est due à ce que les mers occupent une étendue environ deux fois plus forte au dernier quartier qu’au premier.
La chute brusque qui succède au dernier quartier coïncide avec la disparition, au terminateur, des régions les plus sombres de la mer des Nuées et de la
mer des Pluies.
Proportion de lumière polarisée sur la Lune et Mercure , en millièmes
SIBN 19 9JINOJION S07QuU8Ld S6p 16 eunT EI ep UCTIPSFI8TO4 - 8 ‘AT
OS- O oO Oo eoJjuesst0J09p de 0 gquto VTC UT T SINOJIOeN ANS snuo1d0 SJUEFO4 } eur eT ins snue1q 1utodq on VO Y Y no er e. + e eUESSTOUI9 PÉTIES :
OT- É pe
69130p u®6 ‘ OJIN91ION 19 GSUNT CL‘SIEN JNS UOFSFA 6P 9TAUY O8T O0T
OT
Polarisation de Mars , en millièmes
en
Vers la nouvelle Lune, la polarisation diminue et les deux branches de la courbe se rapprochent rapidement. Il en est de même vers la pleine Lune : elles viennent se confondre entièrement, au-dessous de 35°.
En approchant de la pleine Lune, deux jours environ avant celle-ci, lorsque l’angle de vision atteint 25030’, la polarisation s’annule et reparaît, quelques heures après, dans un plan perpendiculaire.
Elle passe, ensuite, par un minimum négatif de — 12 millièmes pour l'angle de 119, puis tend assez rapidement vers o pour s’annuler finalement en même temps que l’angle de vision. Après l'opposition, les mêmes phénomènes se reproduisent en sens inverse, d'une manière absolument symétrique.
Cette inversion du plan de polarisation n'avait jamais été observée ; Arago et ses successeurs n’ont trouvé sur la Lune aucune polarisation sensible au-dessous d’une trentaine de degrés ; pourtant la polarisation estimportante pour l'angle de 10 degrés et peut être facilement décelée jusqu'à 1 degré de la direction opposée au Soleil où elle dépasse encore le millième. Nous retrouverons plus loin, dans
d’autres cas, un phénomène semblable,
ETUDE RÉGIONALE
On peut se demander, d’après les résultats précédents, si les phénomènes décrits au début de ce chapitre s'appliquent à toute la Lune, ou si la polarisation ne suit pas des lois très différentes d’une région à l’autre et dont la courbe observée serait la résultante. D’autre part, l’étude des détails du sol lunaire doit être d’un grand secours pour interpréter, par analogie, les résultats que l’on obtient en observant les autres planètes. C’est ce qui m'a amené à entreprendre
l'étude des diverses régions de la Lune.
Plan de polarisation. — Nous connaissons déjà le plan de polarisation de l'ensemble de notre satellite ; l'expérience suivante montre qu'il est le même en chaque point :
Si l’on fait tourner le polarimètre en plaçant sa lame compensatrice normalement au faisceau, on trouve une position telle que les franges gardent la même intensité pour les deux positions du comparateur. Cet équilibre, établi sur une région déterminée de la Lune, se conserve lorsqu'on fait passer successivement au centre du champ les différents points de la surface lunaire. J’ai répété l'expérience à plusieurs reprises, pour des phases diverses du satellite, sans jamais constater de différence certaine entre deux régions.
Près du dernier quartier, la méthode est très sensible, car la polarisation atteint alors son maximum. Sur les régions claires, où la proportion ne dépasse guère bo millièmes, le plan peut être défini, comme l'indique la formule 3, page 19,
. : X L S 2 000 0,09 polarisation est bien plus forte, la précision est trois à quatre fois meilleure.
Le plan de polarisation est donc le même sur les terres ’et sur les mers, à moins d’un demi-degré près. Il ne dépend pas de l'orientation de la surface de la Lune par rapport aux directions de la Terre et du Soleil, comme on aurait pu le supposer, mais seulement de l'orientation du plan de vision auquel il est tou-
Il SJ :
t à —— près, c’est-à-dire 34 minutes. Sur les mers, où la
jours, soit parallèle, soit normal.
Proporlion de lumière polarisée. — Au voisinage du premier quartier, à l’inverse du plan de polarisation, la proportion de lumière polarisée présente, d’un point à l’autre, des différences considérables. Elle varie grossièrement en raison inverse de l’albédo.
Sur les régions les plus claires de tout le disque, elle ne dépasse pas 48 millièmes. Sur les terres, son maximum est compris généralement entre 65 et 75 millièmes. Sur les mers, il varie le plus souvent entre 120 et 160 millièmes. Les polarisations maxima comprises entre 75 et 120 millièmes sont très rares sur la Lune.
La polarisation des mers varie très irrégulièrement d’un point à l’autre, ce qui obligerait à bien définir la région étudiée. Celle des terres est plus constante et plus facile à mesurer.
La troisième colonne du tableau IV donne, à titre d'exemple, les polarisations maxima de quelques régions classées par ordre d’albédo décroissant (1). Elles sont relatives à des aires d'environ 1’ de diamètre : suivant le point considéré, les mesures ont été faites, soit vers le premier quartier, soit vers le dernier.
Si l’on compare, au moment des quadratures, la polarisation de régions d’égale teinte placées en des points très différents de la Lune, on ne constate pas de différence systématique entre le centre et les bords du croissant. Près du terminateur, au contraire, la polarisation subit un accroissement assez important dont l’existence a été signalée par Secchi (voir p. 3).
Cet effet est très marqué sur les mers où il est sensible à partir de 10° sélénocentriques, environ, du bord de l'ombre. Très près du bord, la proportion de lumière polarisée va quelquefois jusqu’à augmenter de moitié.
Par conséquent, la polarisation est indépendante de l'angle que fait la surface de la Lune avec la direction de l’observateur. La proportion de lumière polarisée ne dépend de l’angle d'incidence des rayons solaires qu'au voisinage du terminateur où cet angle est petit.