ÉTUDE DE LA LUMIÈRE DIFFUSÉE TRÈS PRÈS DE LA SOURCE
Mes observations astronomiques, en particulier celles effectuées sur l'anneau intérieur de Saturne, montrent que les rayons diffusés par certaines substances, à 12 minutes seulement de la source lumineuse, sont encore sensiblement polarisés.
L'appareil décrit ci-dessus ne permet pas d'effectuer des mesures au-dessous de 1930”.
Pour atteindre des angles aussi petits que possible, il fallait réduire le diamètre apparent de l'ouverture du polarimètre et celui de la source, augmenter beaucoup la brillance de celle-ci, ainsi que la distance et les dimensions de la substance étudiée.
J'ai donc réalisé le dispositif suivant :
La substance étudiée S (fig. 28) est disposée sous forme d’une plaque de 15 à 20 centimètres de côté, au fond d’une pièce très obscure ; elle est éclairée par un diaphragme A, de 2 millimètres de diamètre, précédé d'une double lame cristal-
line B destinée à dépolariser la lumière, analogue à celle qui est décrite page 102.
Une lentille C de 80 centimètres de foyer, précédée d’un sidérostat polaire D, forme, sur le diaphragme A, une image du centre du Soleil à travers un très petit prisme à réflexion totale E.
Le polarimètre a pour objectif une lentille F de 6 centimètres de foyer et pour oculaire une lentille semblable G ; l’ensemble donne, à l'infini, une image de la substance $ en vraie grandeur.
La bonnette-polariscope est munie d’un diaphragme H, de 2 millimètres de diamètre, dont une image réelle I est formée, en vraie grandeur, par l’ensemble des lentilles, à l'extérieur du polarimètre. 2
Le polarimètre est porté par un support à hauteur variable qui permet de le pointer sur la substance et d'amener l’image I de son diaphragme à 4 millimètres du diaphragme A de la source.
L'angle de vision peut ainsi descendre à 2/48". Pour le faire varier, il suffit de déplacer le polarimètre e£ son support. Il est facile de le calculer, en mesurant directement la distance du diaphragme de la source à l’image de celui du pola-
rimètre,