‹ Recherches sur la polarisation de la lumière des planètes et de quelques substances terrestresChapitre 73 sur 96 · HE EH · texte numérisé non relu

HE EH

O 10 20 30 40 50 60 O0 10 20 30 40 60 60 0 10 20 30 40 50 60 Angle de vision en degrés légèrement fondue intaote et regelée regelée glaçons très fins tombant par -5°

courbes de la figure 35. Les neiges fondantes donnent des polarisations d'autant plus fortes qu’elles contiennent plus d’eau. Les neiges partiellement fondues et regelées ont une polarisation très variable, souvent inférieure à celle des neiges

fraîchement tombées.

La polarisation due à la diffusion de la lumière par les poudres homogènes apparait comme un phénomène extrêmement complexe.

Elle varie en fonction de l’angle de vision suivant une loi qui dépend :

De l’indice moyen des grains :

De la différence de leurs indices s'ils sont biréfringents ;

De leur pouvoir absorbant ;

De leurs dimensions qui influent à la fois sur leur biréfringence et sur leur absorption et régissent les phénomènes de diffraction ;

De leur forme, enfin.

La polarisation résiduelle des rayons diffusés vers la source, lorsque celle-ci est totalement polarisée, dépend également de toutes ces quantités ; elle varie

Rue

dans Je même sens que l'indice et le pouvoir absorbant, en sens inverse de la biréfringence et de la grosseur des grains.

Pour étudier des minéraux naturels qui ne sont pas homogènes et dont nous connaissons la constitution encore plus mal que celle des poudres cristallines, il paraît tout à fait impossible de se fier à des considérations théoriques. C'est donc par voie purement expérimentale que nous serons contraints de chercher des roches ayant, au point de vue polarimétrique, les mêmes propriétés que celles

des corps célestes.

Minéraux.

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