RECHERCHES ASTRONOMIQUES
INTRODUCTION
Les planètes ont été étudiées jusqu’à nos jours à l’aide de deux méthodes :
19 L'observation des détails sur leur surface, effectuée directement à l’oculaire ou grâce à l’intermédiaire de la plaque photographique.
20 [’analyse des radiations qu’elles nous envoient, considérées du point de vue de leurs intensités, de leurs diverses longueurs d'onde ou de leur état de polarisation.
L'observation des détails planétaires commença avec l'invention des lunettes et fournit peu à peu des résultats qui furent confirmés récemment, dans leurs grandes lignes, par la photographie.
L'analyse spectrale, la photométrie et l’étude de la polarisation furent appliquées aux planètes plus tardivement :
L'analyse spectrale et la photométrie permirent bientôt d'obtenir des données intéressantes concernant leurs mouvements de rotation et, tout dernièrement, des premières indications sur leurs températures et leurs atmosphères.
L'étude de la polarisation semblait pleine de promesses au temps d’Arago,
mais, depuis lors, elle n'avait donné, sur les planètes, aucun résultat positif certain.
Ce fait paraît très surprenant si l’on remarque les polarisations variées que présente la lumière diffusée par les objets divers dont nous sommes environnés. Ccst pourquoi j'ai entrepris, sur cette question, les recherches qui font l'objet du présent travail.
Ce travail est divisé en trois parties :
La première est relative à l’étude des planètes; elle comprend trois chapitres :
1° Le premier résume les observations effectuées jusqu’à nos Jours.
> Le second décrit les appareils et les méthodes expérimentales.
50 Le troisième expose les résultats obtenus. à
La deuxième partie est relative à l'étude de la lumière diffusée par des substances terrestres ; elle est disposée suivant le même plan que la première.
Dans la troisième partie, je cherche à expliquer les résultats obtenus sur les planètes en les comparant à ceux que donnent les substances terrestres ; à mettre, ensuite, en lumière les conséquences que ces résultats entraînent et à dégager, enfin, quelques conclusions de l’ensemble de cette étude.
Les observations astronomiques dont il sera fait mention ont pu être réalisées, en grande partie, à l'Observatoire de Meudon, grâce à l’obligeance de M. Deslandres qui a bien voulu mettre la grande lunette à ma disposition, Je tiens à lui en exprimer toute ma reconnaissance