‹ Recherches sur la population, les naissances, les décès, les prisons, les dépôts de mendicité, etc., dans le Royaume des Pays-BasChapitre 6 sur 33 · EL · texte numérisé non relu

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: Doit-on conclure de ce qui précède, que la température est effectivement une cause directe de fécondité plus ou moins grande? d’une autre part, la confirmation de la loi de Malthus n'est-elle pas plus apparente

Mais 06 ONE lil 995 Tuié 7 0e OPA 887 Juillet. + APE ORAN RIRE 920 Koût DAS rte 942 Septembre . : # : + : 44,149 | = 994 Octobre Ne RE PM Ne: L 997 Novembre ze 0 MORIN PATENT | 1,031 Décembre 1 LL NT 02100 4,045 454 136,437 i

Il est assez curieux de comparer ces rapports à ceux que l’on a observés pour Livourne et à ceux que M. Lastri a trouvés pour la ville de Florence , L pendant une période de trois siècles, de 1451 à 17974. Comme vous pouvez ignorer les résultats de Florence dont il s’agit, les voici:

Janvier iii RM AMANNe0, DE 4,420

Evrier : VÉMOORIONARE07S 100 1,193

Mars: 24° MEN 81570 4,136

Avril, 2: DOORRN7 0610 4,018

Mai 5: 25 VHS ANRT 65,034 904

Jus +. 06e MR UNSS 134 835

Juillet." VS PME 0704 : 858

Koûti! 2 1 NOREREASENON.S 18 929

Septembre. . . . + » . 66,187 954

bre: : a 74,209 1,032 À

Néimbre :: 2: 24 ue. 74,78) 4,074 |

Décembre (1). + + + . 68,191 ) 948 847,172 4

(1) Ilest à remarquer que ce minimum, qui forme ure anomalie à notre principe, se présente neuf mois après l'époque du carême , circonstance qui avait déjà été remarquée pour la France par M. Vüillermé, dans une autre lettre que ce savant m'avait adressée en 1826 ( Vol. II de la Corresp., page 282), 4

que réelle? Il serait difficile de répondre à ces deux questions avec quelque assurance, et en s'appuyant sur les seules données que nous avons pu recueillir; nous croyons néanmoins qu'on nous permettra quelques conjectures en faveur de l'intérêt que portent avec elles ces sortes de questions. Si nous ne parvenons à saisir la vérité, nous exciterons peut-être l’attention d'autres observateurs plus heureux que nous.

11 nous paraît hors de doute que l'inégalité de tem-

PO theme

(Nous donnerons ici un extrait d’une autre lettre de M. Villermé , qui confirme de plus en plus, par l’autorité irrésistible des nombres , la relation singulière que j'avais observée entre les naissances et les décès aux differens mois de l’annee. Les observations de M. Villermé, par leur quantité, ne paraissent plus laisser aucun doute sur ce point important, et les renseignemens que j'ai pu recueillir depuis en donnent une nouvelle confirmation, comme on pourra le voir plus loin).

J'ai, depuis ma lettre, dressé des tableaux de naissances > MOIS par mois. Ces tableaux, non-seulement ceux que je vous ai montrés, mais encore tous ceux que j'ai pu me procurer, comprennent 12,890,000 naissances. J'ai adopté votre méthode : je ramène les nombres de chaque lieu et de chaque période à12,000, que, par une règle de proportion, je distribue ensuite entre les 12 mois, en ayant égard à leur inégale longueur. De cette manière, on peut déduire :

19 L'influence des saisons, et, dans quelques cas, de leur marche extraordinaire (j'ai, pour confirmer cette influence, des résultats de la Suède , du Danemarck, de l'Allemagne, de la France , de l'Italie, des Antilles et même de l’autre côté de la ligne. Il est bien entendu que je me sers aussi de ceux que vous avez publies je F2

20 L'influence de certains climats particuliers ; :

30 Celle de certaines institutions { du carême, de l’époque des fêtes, d’une nourriture abondante );

4e L'influence de l’époque des mariages les plus ou les moins nombreux.

Je me propose de rattacher à ce travail les rapports des naissances avec le lever, la culmination, le coucher et l'absence du soleil.

Paris, 28 novembre 1826.

pérature entraîne une inégalité dans le nombre des décès et des naissances; d’une autre part, notre existence ne se soutient que par une nourriture saine , que par les moyens, que nous fournit l’aisance, d’écarter les causes des maladies et de pourvoir abondamment à tous nos besoins, lorsque nous nous trouvons indisposés , ou lorsque la faiblesse de l’âge nous contraint de recourir à des secours étrangers. Or, c'est surtout pendant les rigueurs de l'hiver, que faute de ces ressources , si difficiles à acquérir, notre existence se trouve le plus exposée; c’est alors que le peuple, , forcé de lutter contre l’intempérie de l'air, et de renoncer à des avantages qu’il peut se procurer plus facilement par son travail à tout autre époque, se trouve condamné à une inactivité désespérante, qui compromet ses jours et ceux d’une famille aux besoins de laquelle il devient incapable de pourvoir. Cet état pé- | nible qui influe sur le moral de l'homme, et par suite | sur ses facultés physiques, aura encore un autre effet, celui de l’exciter moins à se reproduire; avant même d’avoir éprouvé le mal. dans toute son étendue, par un calcul bien naturel et auquel sa volonté ne prendra peut-être même aucune part directe, il se trouvera arrêté par la crainte d'ajouter à ses maux, en voyant croître sa famille. Cette crainte diminuera à mesure que la terre, par ses produits, et l’industrie, par l’espoir d’un juste salaire, lui laisseront entrevoir les moyens de pourvoir à ses premiers besoins. Le sentiment de son bien-être physique qui se révèle avec É

tant d’empire et de charmes, au retour du printemps, exercera de son côté une nouvelle influence, peut-être plus grande encore. C’est ainsi qu'aux mois d'avril, de mai et de juin, comme l’indiquent nos tableaux, se feront le plus de conceptions, tandis que six mois après le contraire aura lieu (1). Les institutions civiles et religieuses peuvent apporter quelques modifications dans nos résultats ; par exem ple, on a remarqué qu'en France, quand on observait avec rigueur l’abstinence du carême, le mois de mars était moins chargé de conceptions, RUE que le contraire-a eu lieu vers la fin du règne de Louis XV. Comme l’observe M. il. lermé (,), les mœurs d’un peuple, la mesure de ses Opinions, sont quelquefois écrites dans les résultats

(1) Les conjectures que nous émettons ici, se rapportent assez à celles qui ont été émises par M. Benoïiston de Chateauneuf, dans son Mémoire sur l’intensité de la fécondité en Europe, et par M. Fodéré dans son Voyage aux Alpes, tom. II. Voici comment s'exprime ce savant. « Ici, le tableau des naissances coïncide parfaitement avec le temps des travaux champêtres et des récoltes. On y voit les conceptions se multiplier, lorsque le cultivateur ajoute à ses moyens de subsistance par la vente de son huile; mais quand elle est vendue, quand déjà son produit en argent a disparu, et lorsqu'on est parvenu à cette saison, celle de l’été, où les grands travaux exigeraient précisément ce qui manque et ce que l’on ne peut plus se procurer , des alimens nourrissans et en abondance, alors nécessairement le penchant se tait, le rapprochement des sexes devient plus rare, et les naissances, dont l'origine appartient à cette saison, ont lieu, pour la plus grande partie, dans les villes de Nice et de Menton, où l’on travaille moins et où la subsistance est presque toujours assurée. »

Les êtres organisés se reproduisent assez généralement à des époques fixes ; il semblerait que ces époques s’effacent plus où moins, selon l’organisation plus ou moins parfaite des individus.

(2) Correspondance mathématique et physique , tom. IL, pag. 266.

de la statistique ; il ne faut que savoir les lire. Les époques des mariages, plus ou moins nombreux, sont encore des motifs qui doivent modifier nos éntiltétE ÿ et même d’une manière plus puissante que je ne l’avais pensé d'abord. Cette observation peut se faire d’une manière assez curieuse en examinant le tableau suivant $ qui a été dressé pour Paris et pour les années comprisesentre 1670et 1787, c'est-à-dire pour plus d’un siècle (1). Malgré les irrégularités que doivent apporter dans les résultats, les mouvemens d’une population qui augmente surtout vers les approches de l'hiver, ainsi que les changemens qu'ont subis pendant plus d’un siècle, les institutions civiles et sociales, on reconnaitra fort bien que le maximum des conceptions a eu lieu pendant les mois d'avril, de mai et de

juin. On reconnaïitra aussi que les mariages, moins

nombreux pendant le carême, ont diminué le nombre des conceptions. Mais cette diminution semble tenir plus encore des habitudes religieuses; car on ne remarque pas que le peu de mariages du mois de décembre, ait eu la même influence (?).

(x) Recherches statistiques de Paris, vol. II et HT. (2) Pendant l'impression de ce Memoire, nous recevons de M. Villerme une Notice sur La fécondité dans la ville de Paris , où ce savant énonce

une opinion entiérement semblable à la nôtre : « Les époques du maximum | 4

et du minimum des mariages, n’ont point d'influence bien marquée sur la

distribution des conceptions. On dirait que l’entrée des nouvelles femmes M dans la classe de celles qui peuvent devenir enceintes, n’augmente pas

la proportion, je ne dis point le nombre, de celles qui le deviennent... Le trés-petit nombre de naissances du mois de décembre, qui a pour

neuvième antecédent le mois de mars, est l'effet des abstinences du ca- .

rème, »

ne nb. péptéaivel sl

3 MOIS NAISSANCES, CONCEPTIONS. MARIAGES, (1). RARVIerS 15, LOUE, 1,000 922 1,000 DÉNERE HN 1,056 901 1,389 LIT NOR "r D'RATeARE 4,010 857 231 ii SPAES 6 | hé Sr 968 1,000 714 RER 0 ONE 915 1,056 956 Re | 862 1,010 826 RO NL 878 968 868 |. 11) ORNE ESERS 929 915 799 DeHiombre sui } : di eunue 941 862 850 EU id, 922 878 888 DD en UT re 901 929 41,206

Mébeniire. , mraliiiuire 857 944 - 132

Naissances pendant le jour.

D'aprés les singuliers rapports qui existent entre les

saisons et les nombres des naissances, M. Z'illermé a

eu la curiosité de rechercher s’il n’existait pas aussi une plus grande facilité de naissances pendant certai-

nes heures du jour. Ayant eu communication des ré- sultats recueillis ROUE lui, à l'hôpital de la Maternité de Paris, j'ai tâché de m’en procurer de semblables pour

Does. Je les. ai obtenus sans peine de M. Gucette,

docteur en médecine, attaché à la maternité de l'hÔpital St-Pierre; ce sont les résultats de -onze années d'observations, depuis 1811 jusqu’à la fin de 1822. Je les ai communiqués depuis à M. illermé, qui les a trouvés parfaitement analogues aux résultats obtenus

… à l'hôpital de la Maternité de Paris. Quoique ces ob-

qe

(1) On conçoit qu'il ne faut considérer dans ces nombres que les vapports, /

servations soient peu nombreuses, je les consigne ici à cause de l'intérêt qu’elles présentent. On trouve en même temps l'indication du nombre des enfans mortsnés. Le total s’élève à 2,680 naissances dont 1,408 masculines et 1,272 féminines. On s'étonnera peutêtre de trouver si peu de naissances entre 11 heures et minuit, on croit pourtant pouvoir garantir que les annotations ont été faites soigneusement. On conçoit que l'utilité de pareilles observations doit nécessairement dépendre de leur extrême exactitude.

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