‹ Recherches sur la Régénération chez les AnnélidesChapitre 24 sur 25 · EXPLICATION DES PLANCHES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES PLANCHES

Les dessins ont êté exécutés, à l’aide de la chambre claire, avec l'obj. apochromatique de Zeiss 2 "Jn (immersion homogène) et avec l'oculaire compensateur 4 d'où le grossissement 350, sauf { et 17 avec l’oculaire compensateur 2 d’où le grossissement 175 ; la valeur du 1/10 /, a d'ailleurs été indiquée sur les planches.

Allolobophora fœtidu

Planche L — Fig. 1. — Coupe sagittale médiane de la parie ventrale de la cicatrice.

Poussée de l’ectoderme notamment vers le névraxe ancien, contre et autour . de lui. Déjà quelques grandes cellules à gros nucléole.

Fig. 2. — Coupe sagittale médiane de la partie ventrale de la cicatrice. # Accolement avec raccord inégal de l’épiderme et de l'épithélum intestinal cilié, précisant la position de leur limite. D'où prolifération nettement ectodermique. Grandes cellules contre le névraxe ancien.

Fig. 8, 4, 5. — Coupe sagittale de la partie ventrale du bourrelet : 3 médiane, 4 et 5 médiane et latérale d’une autre pièce.

Epithélium nouveau indifférent. Masse profonde de grandes cellules, entre les trainées, contre le névraxe et autour de lui (3). Cette masse en s'accroissant écarte les prolongements des cellules épidermiques et les rabat de chaque côté ; d'ou, vers le sommet une ligne de divergence (4, 5) et au mème point une discordance limitant la masse profonde. Prolonsements des cellules de la masse: dans le plan médian (4) suivant l'axe du bourgeon, commencant à délimiter (gauche) le névraxe, et (droite) la masse profonde ; dans un plan latéral (5) contre le bord ventral (g.) par disparition du névraxe sur le côté.

Fig. 6. — Coupe transversale de la partie ventrale d'un bourrelet.

Ectoderme non limité en profondeur, avec longs prolongements et cuticule déjà assez épaisse; limite nette contre l’épithélium intestinal. Masse profonde de la bande germinale, et mésenchyme lacuncux, mal distincts l’un de l’autre. Masse profonde commençant à se différencier, en névraxe avec section du cordon fibrillaire, et profondément et sur les côtés en

mêsoderme. Eléments fusiformes de diverses directions, futures fibres musculaires et commençant la délimitation de l'épiderme, et du névraxe, même par rapport à l'épiderme. Sur les côtés envahissement d’éléocytes anciens.

Fig. 7. — Coupe sagittale latérale de la partie ventrale du bourgeon.

Dans ce champ latéral, ectoderme nouveau (dr.) mal délimité, épithélum intestinal (e.), bien délimité, par rapport à la masse profonde. Celle-ci se différencie en bande mésodermique (dr) dans la bande germinale, et en mésenchyme lacuneux (g.). Vers la base du bourgeon, clivage de la bande mésodermique en sacs cœlomiques. Au sommet, filaments épidermiques inclinés vers l'extrémité de la bande mésodermique, et limitant le pygidium virtuel. Cuticule assez épaisse.

PL. IT. — Fig. 8, 9, 10. — Coupes sagittales de la partie ventrale du bourgeon: 8 médiane, 9 semi-latérale, 10 latérale. |

Traînée épidermique raccordée avec le névraxe (8). Sur les côtés (9, 10), masse profonde à grandes cellules, séparée par des filaments de disposition pennée, en névraxe (g.) et bande mésodermique clivée en sacs cœlomiques (9). Mésenchyme lacuneux refoulé contre l'intestin par le développement de la bande germinale. Cuticule assez épaisse.

Fig. 11, 12. — Coupes frontales de la partie ventrale du bourgeon: 11 au-dessous de l'intestin, 12 à son niveau.

Sacs cœlomiques envahissant vers le dos contre l'intestin (12, dr.), et refoulant le mésenchyme latéralement (12, g.). Du mésenchyme englobé entre les sacs régularise ses lacunes en vaisseaux : médian ventral (11), transverses dans les cloisons (11, 12). Ces sinus sont bordés de filaments des cloisons, certains s’infléchissant soit longitudinalement, soit vers une cloison voisine, soit d'un côté à l’autre.

PI. IIL. — Fig. 13, 14, 15. — Coupes sagitiales de la partie ventrale du bourgeon : 13 médiane, 14 un peu, 15 un peu plus vers le côté.

Sur la ligne médiane (13), la délimitation est complète entre le névraxe et le mésoderme, alors qu’elle n'existe encore ni entre eux sur les côtés du névraxe (14, 15), ni ventralement avec l'épiderme (13, 14, 15) malgré les ébauches d'éléments musculaires supplémentaires sous-nerviens. Alors, malgré son origine profonde, le névraxe apparaît, dans le plan médian (13), comme partie d’un cctoderme épais, avec une basale et une couche musculaire circulaire en continuité avec celles de l’entoderme. L'absence de délimitation sur les cotés du névraxe est due à la préparation de diverticules cœlomiques sous-nerviens : des filaments traversent le névraxe (14) et le divisent en amas ; puis, sur les côtés du névraxe (15) ,s’écartent en prolongements des cloisons laissant passer ces diverticules ; vers la

base du bourgeon (13) ceux-ci rejoints arrivent à isoler complètement le névraxe. Encore plus sur le côté (15 au sommet), une délimitation plus nette de l’ectoderme réapparaît par le faisceau musculaire longitudinal ventral. L'entoderme est bien limité par rapport à la masse profonde (13, 14, 15). Le névraxe à son sommet se perd avec l'épiderme dans l’ectoderme (13) ; à sa face dorsale, cordon fibrillaire médian (13). Clivage cœælomique au sommet de la bande mésodermique (14, 15); dans le plan médian (13), sacs cœlomiques étroits, fusionnés dans chaque paire, à cloisons plus minces que sur les côtés (14, 15). Mésenchyme lacuneux refoulé vers l'intestin, n’existant plus guère (dans cette partie ventrale du bourgeon) que dans le plan médian (13), où les lacunes se régularisent en vaisseau ventral, ét dans les cloisons où elles ont formé des vaisseaux annulaires saillants à la face antérieure des cloisons (14, 15). Le faisceau ventral se perd au sommet dans la masse profonde mal délimitée (15). Le pygidium est représenté virtuellement par la calotte épidermique limitée par la ligne de divergence de filaments inclinés vers le sommet mêésodermique (13, 14), et les faisceaux circulaires un peu plus épais (13, 14, 15), forment le sphincter pygidial (anal). Cuticule assez épaisse. Fléocytes anciens dans les sacs cœlomiques les moins jeunes (13, 15). Amitose (?) dans la couche musculaire sous-épidermique vers le sommet (13).

PI. IV. — Fig. 16.— Coupe sagiltale du même bourgeon suivant la paroi latérale.

(Le contour inférieur est oblique de la partie ventrale en saillie vers la partie dorsale). ;

Mésenchyme lacuneux refoulé dorsalement (g.) par le développement des sacs cœlomiques (dr.) Régularisation des lacunes, au bord dorsal des sacs en un sinus marginal (branche du vaisseau dorsal double), et dans les cloisons en vaisseaux transverses. Cuticule assez épaisse. Eléocytes anciens dans les cavités cœlomiques. À

Fig. 17. — Coupe sagittale médiane de la partie dorsale du même bourgeon.,

(Correspondant à 13 sauf le grosissement moitié).

Cette partie dorsale du bourgeon moins saillante que la ventrale. Epiderme et épithélium intestinal bien limités. Mésenchyme lacunaire. Pas eucore de mésoderme. Cependant faisceaux musculaires transverses et longitudinaux. Basale et couche transverse continues entre les parois somatique et splanchnique.

Fig. 18, 19, 20 ; 23. 24. — Coupes sagitttales du même bourgeon 1 ? , (e] [e)

au bord ventral des champs latéraux (entre 15 et 16),

région des Néphridies et des Corps sétigères ventraux.

Pas de limite (sauf des fragments du faisceau musculaire ventral bordant),

notamment des filaments entre l'épiderme et les cloisons. Cuticule assez

épaisse.

18, 19, 20.— Néphridies (18) : dans le mésoderme, à la face antérieure et an bord extérieur d'une cloison à peine indiquée par le clivage, près d'une

lacune se régularisant en vaisseau annulaire, une grande cellule ; à la cloison précédente, même ébauche avec un petit cordon cellulaire à son bord externe. (19, 20) ébauche de pavillon, en pile de cellules plates ; cordon encore rectiligne, appuyé contre le bord externe du sac cœlomique suivant, et se perdant dans les amas sous-épidermiques.

23, 24. — Bulbes sétigères ventraux, contre les cordons néphridiens, entre les amas sous-épidermiques ; (23) avec soies naissantes, (24) plus avancé.

Fig. 21. — Néphridie avancée.

D'un côté de la cloison, pavillon comme précédemment ; de l’autre, cordon “ P P . .

en anse postérieure, ayant pénétré dans le sac, en refoulant l’épithélium péritonéal qui lui forme revètement.

Fig. 22. — Coupe d'un fragment de cordon néphridien avancé. Creusement d’un canal intracellulaire.

Fig. 25. — Coupes sagittales de la paroï somatique à 2 niveaux. Apparition de la basale contre des faisceaux circulaires à travers des prolongements de cellules épidermiqnes.

Lumbriculus variegatus.

PI. IV. — Fig. 26. — Coupe sagittale de la bande germinale.

Grandes cellules, notamment grandes cellules transversales du mésoderme (2) ; prolongements de ces cellules en disposition pennée.

Ayicia Müllerti.

PI. V. — Fig. 27, 28, 29. — Coupes sagittales de la partie ventrale d’un bourgeon jeune: 27 médiane, 28 semi-latérale, 29 latérale.

Masse profonde uniforme. Dans le plan médian (27) pas de métamérisation, et limitation précoce du névraxe avec cordon fibrillaire, par rapport à la masse profonde. Dans le plan latéral (29) pas de limite entre l’ectoderme et le mésoderme ; passage (28,29) dans la masse profonde entière, de filaments ectodermiques ébauchant la métamérisation. Sinus périentérique.

Fig. 80, 31, 32. — Coupes sagittales d’un bourgeon plus avancé : 30 médiane, 31 semi-latérale, 32 latérale.

Latéralement (32) la masse profonde et l'épiderme sont mal délimités entre

eux. Métamérisation nulle dans le plan médian (30) ; les masses segmen-

taires, découpées latéralement (31,32) par les faisceaux transverses, sont

encore pleines. Sinus périentérique (atteint tangentiellement 32) et sinus

des cloisons (31, 32). Long pygidium, bordé par une ligne de divergence élevée, mais en cupule par la pénétration profonde du mésoderme (30) : sphincter pygidial traversé par des prolongements épidermiques. Epithélium intestinal nouveau cilié.

Cirratulus.

PI. VI. — Fig 34 — Coupe sagittale médiane, d’un trés jeune bourrelet ventral.

La masse profonde est en continuité avec l'ectoderme, et celui-ci avec l’épiderme ancien, tandis que le tissu nouveau est bien distinct de l'épithélium intestinal ancien, simplement accollé. Cordon fibrillaire nerveux dans l’ectoderme. Creusement de lacunes mésenchymateuses. La partie compacte située sous l’ectoderme formera le mésoderme encore insdistinct du mésenchyme.

Fig. 33. — Coupe sagiltale et latérale de la partie ventrale d’un bourgeon plus avancé.

Bande mésodermique, se creusant en sacs nets, refoulant le mésenchyme vers l'intestin, en englobant une partie entre les sacs pour les futurs vaisseaux transverses. Sacs formant empreinte dans l’ectoderme avant qu’une annulation extérieure apparaisse.

Nerine cirratulus.

PI. VI. — Fig. 385. — Coupe sagittale médiane de la partie ventrale du pygidium.

Inclinaison des cellules diergentes accentuées au point d’être tangentes à

la surface ; sphincter assez court, et cupule pygidiale par envahissement de la masse profonde.

Phyllodoce maculala.

PI. VE. — Fig. 36, 37. — Coupes sagittales de la partie ventrale d’un bourgeon : 36 médiane, 37 latérale. 36. Différenciation nerveuse del’ectoderme ; cordon fibrillaire. Masse profonde médiane très mince et non métamérisée. Divergence ectodermique limitant le pygidium ; boucle musculaire correspondant au bord supérieur d’un sphinter pygidial.

37. Faisceau longitudinal ventral limitant l’ectoderme ; au milieu la section

a dépassé son plan et l'épiderme se continue avec les cloisons.

Fig. 88. — Section sagittale dé la bande germinale.

Des filaments issus des cellules ectodermiques (g.) et mésodermiques (dr.) convergent en disposition pennée pour former le faisceau longitudinal ventral.

Nephithys.

PI. VI. — Fig. 39. — Coupe sagittale médiane de la cicatrice ventrale.

Un épithélium nouveau, prolongement de l'épiderne ancien, et dont la partie marginale se développe en cirre, vient s’accoler au bord resté libre de l’ancien épithélium intestinal, cilié. La poussée profonde se produit entre le corps ancien et le cirre; on voit certaines cellules s'enfoncer en laissant un prolongement engagé dans l’épithélium. Des filaments rabattus tangentiellement limitent rapidement l’épithélium et la masse profonde. À partir d'un point de divergence, les éléments et leurs prolongements sont les uns dirigès en dehors vers le corps ancien, notamment vers le névraxe, les autres inclinés en dedans et au point d'être presque tangents à la surface (future limite du pygidium), pour aller passer à travers le sphincter. Des sinus sanguins, probablement débris de vaisseaux sectionnés par l'amputation.

PI. VII. — Fig. 40, 41, 42. — Coupes sagitiales de l'extrémité d’un bourgeon : 40 médiane, 41 semi- latérale, 42 latérale.

Au delà des faisceaux musculaires, aux bords des champs latéraux (sommet de 42) pas de limite entre l’ectoderme et la masse profonde. Métamérisation nulle dans le plan médian (40), produite latéralement par les faisceaux transverses, latéraux et intersegmentaires (42); (41 et 42) à l'exception des corps sétigères, la disposition de la masse profonde avec cavités cœlomiques est confuse. (40) différenciation nerveuse de l’ectoderme ventral, avec cordon fibrillaire se prolongeant dans le cirre ; cellules fibreuses perpendiculaires dans le plan médian du névraxe. Sinus médians contre l'intestin (40), et sinus transverses dans les cloisons (41, 42). Divergence avec forte inclinaison des cellules pour la limite pygidiale (40, 41, 42) ; filaments épidermiques passant à travers la partie ventrale du sphincter pygidial (40, 41). (42) acicules dans leur gaine, soies intracellulaires. Epithélium intestinal nouveau cilié (40).

Fig. 48, 44, 45, 46. — Coupes frontales de l'extrémité d’un bourgeon, dans les champs latéraux : 43 dorsale tangentielle à l'intestin, 44 par le milieu de l'intestin, 45 vers le bord ventral de l'intestin, 46 par un plan ventral à l'intestin.

Aux champs latéraux l'ectoderme est déjà limité par une basale. Sur le côté sacs célomiques nets (44), mais plus ventralement effacement (45) et même disparition (46) des parois internes; dorsalement (43) probablement mésenchyme avec cellules fusiformes infléchies. Faisceaux transverses des eloisons (vus en section) peu étendus en dedans (44,45), intersegmentaires aux angles épidermiques (45, 46). Saillies parapodiales ; prolifération à leur bord postérieur, mème à foyers unicellulaires vers le sommet (45 et surtout 46). Corps sétigères (45, 46) : stades tres différents aux segments successifs ; aux niveaux des métamères, évagination centrifuge dans l’épiderme de la masse profonde (sacs), et invagination centripète dans ceuxci de bourgeons épidermiques (bulbes) (45 où la coupe passe par l'axe de tous les bulbes au sommet (45, 46) Les bulbes); et les sacs sont de moins en moins sortis de la masse correspondante. Dans le corps sétigère le plus avancé (46) l’acicule a sa base engagée dans une grande cellule, prolongée sur les côtés par des filaments vers l'épiderme. A l'extrémité profonde des corps sétigères (46) bouquets de cellules pyriformes, dont les prolongements vont, à la suite des faisceaux transverses, se rattacher aux angles de l’épidermo, et qui d'autre part s'épanouissent et s'infléchissent de chaque côté contre le bulbe voisin pour lui constituer des muscles sétigères. Sphincter pygidial. Epithélium intestinal cilié.

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