‹ Recherches sur la Rétention du Placenta dans l'AvortementChapitre 2 sur 47 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

En parcourant la littérature obstétricale contemporaine,

notre attention a été attirée bien des fois par l’intéressante

Abe question de la rétention du placenta dans l'avortement.

Depuis Hippocrate, les accoucheurs, tour à tour, se sont ZA préoccupés des dangers que faisait courir à la femme un AT 2 placenta retenu dans la cavité utérine, et des accidents plus

ou moins lointains qui pouvaient en être la conséquence.

Aussi, ont-1ls cherché les moyens les plus pratiques à HÉROS employer pour soustraire les malades à ces accidents et les pe * mettre à l'abri de toute éventualité malheureuse. Cette question de la Rétention aété des plus controversées. Les

opinions les plus diverses ont été émises à ce sujet et on a vu la science obstétricale, tournant en quelque sorte dans un cercle vicieux, revenir aux théories des anciens pour les

quitter dé nouveau et les reprendre ensuite.

De nos jours, cette incertitude d'opinions et d'idées règne encore et l’occasion nous a paru propice d'exposer 1CI à notre tour les résultats des dernières observations des auteurs contemporains, de façon à mettre, en quelque sorte, celte. question au point et apporter à cette intéressante ; étude notre modeste pa de travail et de raisonnement, É

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complication.

13 dose E nous ne PASSA Pse mr tout V l'idée des |

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Toutes les méthodes, toutes les opinions, on le verra, + 52 peuvent se résumer en deux mots : attendre ou intervenir. Les uns ayant observé que le placenta retenu peut rester

longtemps dans la cavité utérine sans occasionner d’acci-

dents et pensant avec Mauriceau que le danger est moins grand de commettre l'expulsion du délivre à la nature que de faire trop de violence pour le tirer », ont préconisé une thérapeutique d'attente aidée de la plus rigoureuse antisepsie : l'expectation armée: attendre la ; sortie spontanée du délivre en l'absence d'accidents et

intervenir (on sera toujours à temps) s'il survient quelque

Pour les autres, le placenta abortif emprisonné dans la cavité utérine est une menace continue pour la femme : ce placenta, en effet, ne restera pas longtemps inoffensif et ne tardera pas à manifester sa présence par de nombreux accidents et des plus graves, peut-être : on sera obligé alors d'avoir recours à l'évacuation de l'utérus. Puisque cette 5 nécessité de l'évacuation peut s imposer d'un moment à *. E autre, pourquoi ne pas la prévenir au moment favorable Nat sans attendre que la santé de la malade soit comprise. Ÿ

D'autres enfin empruntant à ces deux méthodes ce = qu “elles ont de meilleur ont institué une thérapeutique # . mixte, éclectique : nous sommes entièrement de leur avis | car nous trouvous cetle conduite plus raisonnée el plus sage. L' avortement, en effet. dans ses divers modes et ses ne manifestations. est si varié, à des symptômes si di. : férents suivant les cas qu'il serait souvent inutile et. peut être même imprudent de ju: appliquer toujours ai même.

médecins systématiques qui dans les circonstances les plus variées et les plus dissemblables qui se présentent à eux emploient une méthode et un procédé toujours les mêmes. Ils ne üiennent pas compte de cette idée importante qu'une médication qui réussit dans certains cas, chez certains individus peut échouer complètement chez d’autres et leur être même nuisible : ils oublient par conséquent ce grand principe qui domine la médecine : &l n'y a pas de maladies, il n'y a que des malades.

Ce travail n'a pas été inspiré par aucune école, par aucun maître en paruculier, mais par tous, par toutes les —— idées et les diverses théories anciennes et modernes qui sont à l'ordre du jour dans la science obstétricale contemporaine, el si nous avons pu, au milieu de ces opinions et méthodes les plus variées, mettre un peu de lumière, apporter quelques conseils vraiment pratiques et utiles, __nous serons satisfaits.

d'abord l'exposé de la rétention placentaire dans l’avortement, ses causes, son mécanisme, ses modes et ses conséquences ; en second lieu son traitement avec l'exposé des différentes opinions des auteurs les plus autorisés et l’analyse de leurs théories et de leurs méthodes dont nous ferons la diseussion et la critique. Nous pourrons ainsi choisir, 2 au milieu de toutes ces idées, ce qu'il y aura de meilleur

au point de vue pratique et retirer de cette étude imparenseignements. |

LS Fa Pauz Cocousy.

Paris, février 1898.

Notre étude comprendra deux points principaux : tout

tiale etraisonnée des considéralions instructives etde sages

Le W

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