‹ Recherches Sur La Structure Anatomique Du Fruit Et De La Graine Des MyrtacéesChapitre 11 sur 24 · ER EE · texte numérisé non relu

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tout entier. Ce tégument (fig. 38) est, comme dans le Myrcia acris, complètement parenchymateux.

Dans les Eugenia que nous avons étudiés, le tissu de l’enveloppe séminale est le plus souvent totalement formé de cellules à parois minces et cellulosiques. Dans l£. pungens (fig. 15) cependant, les cellules épidermiques ont leurs parois radiales fortement épaissies et de nombreu-

FiG. 18. — Eucalyptus calophylla. — Coupe transversale de l’ovule : te, tégument externe ; ti, tégument interne ; nuc, nucelle. Gr. 225.

ses cellules de la zone médiane du tégument séminal, très épais, surtout au voisinage de la chalaze, ont leurs membranes sclériliées et fortement ponctuées.

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Chez le Stenocalyx Michelii, le tégument séminal est également parenchymateux et très épais ({g. 49).

Dans le Myrcia acris, nous n’avons pu retrouver d’albumen, mais dans les Myrceugenia apiculata, Eugenia pungens et Stenocalyx Michelii, il forme une couche plus ou moins continue, toutefois assez difficile à observer dans la dernière espèce.

B. LEPTOSPERMOÏDÉÉES. — La petitesse des graines, caractère d’où les Leptospermoïdéées tirent précisément leur nom, rend très difficile, dans ce groupe, l’étude de l'enveloppe séminale.

Parmiles £ucalyptus, VE. calophylla est l'espèce qui se prête le mieux aux observations de ce genre, ses ovules présentant en effet de grandes dimensions : 10 à 12 mm. de longueur sur 6 à 7 mm. de largeur.

Le tégument ovulaire externe ({g. 18), dont l’assise la plus interne renferme de l’oxalate de calcium, est très épais puisqu'il comprend très souvent, comme nous l’avons dit précédemment, de 6 à 12 assises cellulaires ; il persiste complètement dans la graine müre, tandis que les 3 assises du tégument interne sont complètement résorbées.

Les cellules de lassise externe ont pris, dans le tégument séminal (#g. 19), un très grand développement, mais leur cavité se trouve réduite par suite d’un dépôt abondant, d'aspect mucilagineux.

Elles renferment en outre une substance brunâtre qui communique à la graine sa coloration. Les cellules sous- Jjacentes ont leurs membranes légèrement épaissies, d’une façon uniforme. Quant aux cellules de l'assise interne, leur membrane s’est accrue fortement en épaisseur, vers l'intérieur, et chacune d'elles simule une sorte de coupe dans laquelle est niché le cristal d’oxalate de calcium.

Le tégument séminal peut comprendre jusqu'à 3-4 assises de cellules chez l’£ucalyptus citriodora, et de 6

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à 8 chez les Æ. macrocarpa, E. ficifolia, mais le plus souvent, il se réduit aux deux assises du tégument ovulaire externe, le tégument interne se trouvant écrasé ou totalement résorbé. De ces assises du tégument séminal, l’externe est tantôt constituée par des cellules à parois minces (Æ. robusta (fig. 20), E. goniocalyx, E. corynocalyx, E. diversicolor, E. globulus (fig. 21), E. gomphocephala, E. citriodora, etc.), tantôt par des cellules à membranes très épaissies (Æ. macrocarpa).

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